Woe – Quietly, Undramatically

*Vous l'aurez compris, le black metal est la plus grande histoire d'amour de l'ami Lionel/Born 666. Encore une chronique du genre pour le Pierre Tchernia du metal !*

Je ne sais pas pour vous mais moi j'ai toujours une petite appréhension avant d’écouter un album de Black Metal américain.

C'est vrai que l'on a toujours en tête le grand Nord européen, les paysages enneigés, les forêts à perte de vue de Scandinavie, les églises qui brûlent...
 
Et si on a une vision assez réductrice des Etats-Unis, ce sont plutôt les plages de Floride, le surf en Californie et les bimbos en bikini, le bandana dans les cheveux et les Highway en ligne droite en écoutant une radio country...

Mais là-bas ils ont aussi des forêts, de la neige dans certains états et des timbrés ; mais ça, on le savait déjà.

Woe

 
Et des timbrés on en a avec Woe, et des sacrés. Bon eux sont de Philadelphie en Pennsylvanie, pas trop loin de New York...
 
Parmi eux on retrouve, auprès du fondateur Chris Grigg, les frères Evan et Shane Madden (membres de Woods of Ypres – excellent !! - et the Green Evening Requiem), Matt Moore (de Rumpelstilskin Grinder, et membre live d'Absu tout de même) et Grzesiek Czapla.

Tout de suite nous sommes bousculés dans une tempête de Black (au niveau du son) & Punk (dans la simplicité de leur approche) très vindicative. C'est leur second album après A Spell for the Death of Man.

 
Les structures sont complexes, le chant est parfois utilisé pour alléger l'ensemble. L'intro « No Solitude » est courte, tout en finesse. A ce moment là, on s’attend à un bon album.
 
Le titre éponyme "Quietly, Undramatically" est par moments très rapide, et se construit autour de voix claires et de jolies guitares allégées sur la fin pour relancer la machine afin d'atteindre un Black Metal sous blast pour à nouveau retrouver un plage musicale assez calme.
 
Si ils avaient vécu dans les années 80 on les aurait catalogué de groupe de Speed Metal.

 
On peut quand même dire que c'est assez sympa, c'est américain et très décalé de ce que l'on peut écouter en Europe. Allez écouter les derniers albums de Nachtmystium par exemple !

 
Les musiciens jouent bien, la production reste dans l'honnête et vous arriverez toujours à vous en sortir vivant après l'écoute d'un titre. Pas besoin de prendre une assurance décès, vous devriez vous en sortir indemne. Ils sont plutôt directs dans leur approche : on a l'impression qu'ils veulent faire du "True" mais sans trop nous écrouler sous une avalanche de haine.

Ils restent parfois atmosphériques, sauf sur "Without Logic" qui aurait pu être un hymne Punk.

 
Les 13 minutes de "Full Circle" donnent dans le côté épique. L'ambiance monte au fur et à mesure. Rapidement, un sommet de guitares infranchissables grimpe devant vos yeux. La batterie est puissante mais fait plus dans le thrash. Le chant, habillé d'intonations punkisantes, est présent et nous laisse respirer. Le break est sympa sous l'impulsion de la basse : ils aiment beaucoup ralentir les structures (peut-être un peu trop progressif... oh j'ai dit un gros mot !).

 
Les guitares déboulent parfois comme chez les groupes de la NWOBHM, ce qui confère un aspect un peu décalé à l'approche faite du Black Metal par Woe...

 
On finit avec "Hatred is Our Heart" sans avoir été vraiment convaincu. Le fond de chaque chanson est quand même assez ordinaire et parfois trop loin du Black Metal.

Woe

"Woe to you, Oh Earth and Sea, for the Devil sends the beast with wrath,
Because he knows the time is short...
Let him who hath understanding reckon the number of the beast for it is a human number,
its number is Six hundred and sixty six."

 
6,66/10

Hi Satan! Nice to meet U (Comme on dit à L.A. ou à N.Y.)
 

Lionel / Born 666

NOTE DE L'AUTEUR : 7 / 10



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