Betraying the Martyrs (+ More Than a Thousand, Polar, Upon This Dawning) à  la Maroquinerie (09.02.2015)

Avec la sortie de Phantom, Betraying The Martyrs s’affirme de plus en plus comme un groupe qui compte dans le paysage musical, aussi bien français que mondial. Auréolé de ce succès, le combo français s’embarque pour sa 1ère tournée en tant que tête d’affiche.

Et pour cette tournée, les parisiens embarquent avec eux une partie du continent européen avec les Italiens de Upon This Dawning, les Anglais de Polar et enfin les Portugais de More Than A Thousand. Paris est le premier des 3 arrêts français et c’est La Maroquinerie qui a le privilège de voir débouler le deathcore de Betraying The Martyrs.

 

Upon This Dawning
 

1er groupe à fouler la scène ce soir, Upon This Dawning fait face à un public peu fourni et surtout à une fosse désertée par une audience qui préfère s’asseoir pour regarder un concert de metalcore. Incompréhensible.

Les Italiens, emmenés par le frontman Daniele Nelli, œuvrent dans un metalcore classique mais teinté d’éléments orchestraux. Après un premier album chez Fearless Records en 2012 et une signature chez Artery Records, ils viennent défendre We Are All Sinners dans notre contrée. Les singles que sont « Embrace The Evil » et « OBEY » font bouger les rares personnes debout dans la fosse grâce à une interprétation sans faille, malgré un son qui met en retrait le chant.

Du côté du jeu de scène, il est assez pauvre malgré un Daniele Nelli qui se prend pour Aaron Matts avec ses grands mouvements de jambes. Le tout est appliqué et c’est tout ce que le public demande, un public qui d’ailleurs connaît assez bien les paroles reprenant à chaque fois les lignes vocales laissées par Daniele Nelli. Avec 4 groupes au compteur, le set ne dure que 25min et c’est dommage tant il y a du potentiel dans la musique d’Upon This Dawning.
 

Polar
 

Les suivants à prendre la scène sont les Anglais de Polar qui remplacent à la dernière minute les Américains de Texas In July. Ils sont ce soir les outsiders de la partie car moins connus que les deux autres premières parties et pourtant, au vu de la qualité de la prestation, le public aurait tort de ne pas écouter attentivement.

Polar s’illustre dans un mélange de metalcore et de post-hardcore avec au chant un Adam Woodford terriblement convaincant par sa qualité vocale et sa prestance scénique. Ce concert parisien célébrait le premier anniversaire de la sortie du deuxième album du combo, Shadowed by Vultures, qui sera massivement représenté ce soir.

« Moutain Throne » et « Black Days » démontrent notamment la puissance, la rage mais aussi la musicalité de Polar qui aura su capter une audience toujours aussi restreinte dans la fosse, mais qui aura été conquise par ce que les Anglais ont proposés. Même sentence qu’Upon This Dawning qui se termine après 25 courtes minutes.

 

More Than A Thousand
 


Véritable star au Portugal, More Than A Thousand est un groupe moins reconnu dans nos contrées. Et pourtant, avec cinq albums au compteur, ce sont quasi des briscards que nous avons en face de nous ce soir. Le public se fait un peu plus conséquent dans la fosse, mais rien de bien folichon.

Vasco Ramos est un frontman qui aime communiquer et c’est surtout le sourire sur les visages des musiciens qui amène un rapprochement avec le public. Ce soir, More Than A Thousand axe sa setlist sur ses deux derniers albums, permettant d’en ressortir les meilleurs morceaux. La musique des Portugais n’innove en rien mais elle est rentre dedans et surtout facile à retenir, tant est si bien que l’on se surprend à entonner le refrain d’un morceau que l’on entend pour la première fois. C’est peut-être ça la recette du succès ?

Bénéficiant d’un set de 45min, ils chauffent assez bien la salle d’autant plus que le son sera le meilleur de la soirée malgré encore un problème sur la puissance apportée au chant, dommage. « No Bad Blood » clôt le set de More Than A Thousand de la plus belle des manières.

Place maintenant aux héros de la soirée.

Setlist:
1. Feed The Caskets
2. Heist
3. Fight Your Demons
4. Cross My Heart
5. It’s Alive (How I Made A Monster)
6. No Bad Blood


 

Betraying The Martyrs
 

Après avoir défendu Phantom sur les routes mondiales, il est enfin temps pour les Français de Betraying The Martyrs de le jouer dans son propre pays. La Maroquinerie n’est pas pleine et le public est toujours aussi disparate dans la fosse, mais qu’importe, les six musiciens sont prêts à en découdre et à montrer que leur place en tant que tête d’affiche n’est pas usurpée.

« Afterlife », morceau instrumental de Phantom, sert d’intro à ce concert et le groupe déboule avec « Jigsaw ». La scène de la Maroquinerie n’étant pas la plus grande de la capitale, l’espace est assez réduit pour les musiciens mais ne les empêche pas de bouger, de se déplacer et de faire donc usage au maximum de l’espace.


Après un son correct lors des trois premiers groupes, l’histoire n’est pas la même pour le groupe phare. Ce qui est un comble. En effet, l’ensemble est extrêmement brouillon et terriblement mal mixé avec le micro d’Aaron Matts (chant) moins mis en avant que celui de Victor Guillet (piano/chant) et ne parlons pas de celui de Lucas D’Angelo (guitare) complètement inaudible, même lorsque nous sommes placés à un mètre de lui.

Quant à la basse de Valentin Hauser, elle est complètement oubliée dans le mix, ce qui entache le set des franciliens. « Man Made Disaster » entame les hostilités du premier album de la plus belle des manières avec ces breaks dévastateurs et qui permettent à l’assemblée d’admirer le jeu de jambes d’Aaron Matts qui est en voix ce soir malgré la fatigue qui se lit sur son visage. Il enchaîne les clins d’œil à des auditeurs présents dans la salle qui lui rendent la pareille. Valentin Hauser de son côté enfile les bières et n’hésite pas à les partager avec le premier rang.


Raillé, moqué et même insulté, Betraying The Martyrs persiste et signe en jouant la fameuse cover du dessin animé Disney Frozen, « Let It Go ». On pensera ce qu’on veut de ce morceau mais il n’en est pas moins audacieux et d’une efficacité imparable, sur CD comme en live. C’est au tour de Mark Mironov (batterie) d’être mis en avant avec un solo de son instrument. Cet exercice est souvent périlleux parce que pouvant être trop long, rébarbatif ou tout simplement ennuyant. Que nenni cette fois-ci puisqu’il ne dure que 3 minutes et qu’il met à contribution le public.

D’ailleurs en parlant du public, l’heure de passer un coup de gueule est venue. Comment est-ce possible que la fosse ne soit peuplée que d’une petite cinquantaine de personnes et que le reste préfère rester en retrait, voire même assis alors que nous sommes à un concert de deathcore ? Qui plus est quand c’est la tête d’affiche et que le groupe est chez lui ? Paris, tu as été décevante et tu ne mérites pas qu’un groupe se démène autant pour toi.

La fin du concert approche et c’est « Legends Never Die » qui a la tâche de terminer le set. Ce morceau a été écrit en l’honneur de Mitch Lucker, frontman décédé de Suicide Silence, et demeure un des meilleurs de la discographie de Betraying The Martyrs. Le groupe revient bien sûr pour un dernier titre, « Because of You » et sa puissance dévastatrice.

Malgré un son brouillon et un set un peu court qui laisse de côté des perles comme « Martyrs » ou « Lightouse », Betraying The Martyrs vient de réaliser un très bon show qui promet pour le futur et qui conforte le groupe comme une place forte et montante de la scène deathcore internationale.

Setlist:
1. Afterlife
2. Jigsaw
3. Man Made Disaster
4. Where the World Ends
5. Love Lost
6. Let It Go
7. Drum Solo
8. Life Is Precious
9. What’s Left of You
10. Liberate Me Ex Inferis
11. Legends Never Die

Encore:

12. Because of You
 


 



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