Helloween à  L’Elysée Montmartre (11.01.2011)

L’hiver semble s’être radouci sur Paris en ce mois de janvier 2011. L’humeur des fans également alors que se prépare l’un des concerts de l’année pour tout amateur de power metal qui se respecte : Helloween et Stratovarius, accompagnés des jeunes Trick or Treat, on peut difficilement rêver mieux.

C’est peu avant 19h que les portes de l’Elysée Montmartre s’ouvrent, tous espèrent alors que les finlandais de Stratovarius pourront nous offrir leur show, rien n’étant assuré puisque Timo Kotipelto leur chanteur était victime la veille d’un ennui de santé… Une incertitude qui planera d’ailleurs jusqu’au bout.

Helloween Stratovarius 2011 Paris

TRICK OR TREAT

De doux tarés ces italiens ! Trick or Treat, créé à la base comme une formation hommage à Helloween, semble s’être paré depuis de nouveaux galons. Du power metal, du vrai, old school bien comme il faut : quoi de mieux pour ouvrir le show de deux légendes du genre ?

Trick or Treat Paris 2011

Le combo ne s’est pas contenté de jouer des compositions originales de ses deux albums puisque s’est payé le luxe d’interpréter une reprise de… Cindy Lauper ! « Girls Just Wanna Have Fun », juste le temps de confirmer que leur chanteur Alessandro Conti est un taré fini, le gus étant affublé d’oreilles de lapin tout en trémoussant allègrement son popotin. D’ailleurs, cet homme déjà vu à Paris l’an passé en remplacement du chanteur de Secret Sphere, nous a encore fait l’éloge de notre première dame Carla Bruni, en des termes cette fois-ci moins crus.

Trick or Treat Paris 2011

A part cela ? Bon show bien sympathique, malgré quelques imprécisions irritantes sur « Elevator to the Sky ». Les titres « Like Donald Duck » (la main de Donald et la guitare gonflante de sorties pour l’occasion) ou « Evil Needs Candy Too » remportant la palme du catchy intergalactique.

Setlist :

– Evil Needs Candy Too
– Time for Us All
– Loser Song
– Girls Just Want to Have Fun (Cindy Lauper Cover)
– Elevator to the Sky
– Like Donald Duck

Trick or Treat Paris 2011

STRATOVARIUS

Ce que nous craignions tous s’est malheureusement produit. C’est accompagné d’Olivier Garnier que le groupe viendra annoncer l’annulation du show, Timo Kotipelto expliquant lui-même être victime d’une bactérie l’empêchant de chanter. Virus tenace datant d’avant Noël… Point positif malgré tout : le retour confirmé en pleine forme du batteur Jörg Michael, totalement guéri de son cancer, et la promesse d’une date prochaine en France (et ailleurs) avec Stratovarius en tête d’affiche… Nous serons là, c’est promis !

HELLOWEEN

« Happy happy Halloween, Halloween, Halloween »… C’est une intro façon « Occasion Avenue » (sur l’album The Keeper of the Seven Keys: The Legacy) qui retentit alors que le logo de 7 Sinners scintille au dessus d’une batterie richement équipée.

Helloween Paris 2011

Et c’est tout naturellement avec le single de ce nouvel album qu’Helloween fait son entrée sur scène ! « Are You Metal? »… La réponse est visiblement « oui » pour un public chaleureux et excité comme rarement. Evidemment, tout est complet depuis le 17 décembre, on pouvait donc se douter d’une présence en masse des fans du groupe, regroupant quadra pétillants et ados remuants.

7 Sinners ne sera d’ailleurs représenté que par deux autres titres : « Where the Sinners Go » et « You Stupid Mankind ». Des morceaux passant plutôt bien en live, surtout le premier nommé, mais qui auraient pu être peut-être mieux choisis. Un « Who Is Mr. Madman? » n’aurait-il pas plus fait bouger les foules ? A voir, ceci étant peut-être le seul (léger) point noir de la soirée.

Helloween Paris 2011

Pour le reste, Helloween nous a offert une setlist cohérente, faisant l’impasse sur plusieurs albums mais offrant une part belle aux titres cultes du combo. En « transition », les quelques peu inattendues « A Handful of Pain » ou « Steel Tormentor » ont largement séduit, Andi Deris maîtrisant clairement ces chansons à la perfection.

Parmi ces titres de la Deris-era, la ballade « Forever and One (Neverland) » aura attiré l’attention, jouée en acoustique et nous faisant presque verser une petite larme. Très très beau, tout simplement, Andi accompagnant d’ailleurs Sascha Gerstner à la guitare pour l’occasion.

Helloween Paris 2011

Aucun morceau de The Dark Ride ? Aucun de Gambling with the Devil ? Pas la moindre illustration des Chameleon ou Pink Bubbles Go Ape… Dieu merci non pour ces deux derniers nommés et tant pis pour les autres, le groupe a fait des choix et personne n’aura passé la moindre seconde à les discuter tant la prestation globale s’est avérée plus que positive. Aussi bien collective qu’individuelle…

Prenons l’exemple de Daniel Löble, batteur de son état. Celui-ci, non content de terminer le show en cobaye d’un Andi Deris aux blagues douteuses mais irrésistibles (« This drummer is a drama », boutade phonétique s’il en est), s’est adonné à un solo de batterie tout simplement d’anthologie démontrant une technique et une précision à la hauteur d’une puissance non contenue. Et je ne parle même pas ici de sa rapidité d’exécution…

Helloween Paris 2011

Autre membre mis à l’honneur le temps d’un solo : Sascha le guitariste, virtuose en son genre brillant par un jeu original. En voilà un qui sait allier discrétion et efficacité, sans trop en faire, mais ne décevant jamais l’auditoire.

Si Markus Grosskopf et Michael Weikath sont restés plus en retrait individuellement, les deux vétérans (et seuls membres d’origine de la période Walls of Jericho) ont tout simplement envoyé la sauce technique tout en gardant une bonne humeur plus que communicatrice. Ainsi, pendant les gentilles pitreries d’Andi avec les public, les deux se sont amusés plus d’une fois à mimer quelques démarches grotesques.

Helloween Paris 2011

Tiens, puisque nous avons abordé Walls of Jericho, autant parler des classiques interprétés. « Ride the Sky », seul extrait ici de ce premier brûlot mythique, a tout simplement tout ravagé sur son passage. Exceptionnel. Et ce avec ou sans Kai Hansen, au final… Place belle a également été faite aux deux Keeper of the Seven Keys d’antan, dont la ravissante surprise « March of Time » et les incontournables « Eagle Fly Free », « I Want Out » ou encore « I’m Alive ». « Dr. Stein » a quant à elle conclut le show, faisant intervenir trois fans déguisés pour l’occasion… probablement le rêve de leur vie !

Helloween Paris 2011

Qui dit Keepers dit… le titre éponyme, allié à « Halloween » et « The King of a 1000 Years » pour un nouveau medley parfaitement intégré et interprété. Un des temps forts de la soirée, notamment au niveau des croisements solos parfaitement en place.

Niveau son ou jeux de lumière, tout a été pensé pour un confort auditif et visuel optimal. Rarement la production a été aussi à la hauteur dans cet Elysée Montmartre souvent critiqué sur ce point (à tort ou à travers). Helloween a en tout cas battu Blind Guardian à plate couture sur ce point, malgré quelques légères distortions passagères parfois sur la guitare de Weiki.

Helloween Paris 2011

Le point d’orgue de cette prestation étant, au final, le lien étroit liant le frontman Andi Deris et ses fans. Que de sourire, d’énergie, de pêche ; cet homme sait manier son public et il aime ça. Nous faire chanter, nous chambrer, nous parler de son penchant pour le vin rouge, partager avec nous quelques plaisanteries loufoques, nous faire part de ses progrès en français (enfin « lenteusement » comme il le dit lui-même)… voici ce à quoi Mr. Deris s’est attelé pendant les quasi deux heures de show. Parfois un peu « trop » selon certains spectateurs, trouvant le père Andi quelque peu bavard. Bof, est-ce bien si dérangeant au final ?

Andi Deris - Helloween Paris 2011

Helloween, ou l’art de manier show musical impeccable et prestation scénique agréable. Professionnalisme et convivialité, deux mots qui viennent résumer cette splendide soirée.

Setlist :

– Are You Metal?
– Eagle Fly Free
– March of Time
– Guitar Solo (Sascha Gerstner)
– Where the Sinners Go
– Steel Tormentor
– Drum Solo (Daniel Löble)
– I’m Alive
– You Stupid Mankind
– Forever and One (Neverland)
– A Handful of Pain
– Keeper of the Seven Keys / The King of a 1000 Years / Halloween (Medley)
– I Want Out

– Ride the Sky
– Future World (+ présentation du groupe)

– Dr. Stein (feat. 3 fans déguisés + une pluie de citrouilles gonflables)

Helloween Paris 2011

Le seul regret restera donc l’absence forcée de Stratovarius. Mais contre les aléas de la maladie, nul ne peut grand chose, pas même le docteur de Vanessa P. ! Pour le reste, juste deux mots : merci Helloween ! A surtout à bientôt…

Rappel : Interview du chanteur Andi Deris réalisée en octobre dernier

Helloween sur La Grosse Radio
Stratovarius sur La Grosse Radio



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