Benighted – Brutalive the Sick (Live)

On peut l'affirmer sans se tromper, 2014 aura été une excellente année pour Benighted. Après un Carnivore Sublime plébiscité par la presse et les fans, les stéphanois ont intensément tourné aux quatre coins de l'hexagone prouvant, si besoin est, leur extraordinaire aisance sur scène. Et quoi de mieux que la sortie d'un album live pour mettre une nouvelle fois tout le monde d'accord sur la présence scénique de la formation ? Si ce Brutalive the Sick se présente sous la forme d’un combo CD/DVD, seule la version audio fait l'objet de cette chronique. Enregistré l’été dernier au festival du Sylak Open Air, cet enregistrement témoigne de la rapide adaptation du nouveau line-up, Adrien Guerin (guitare) et Alexis Lieu (basse) ayant quitté la formation stéphanoise quelques semaines auparavant.

Festival oblige, le set est assez court et met principalement l'accent sur les deux derniers opus de Benighted, Asylum Cave et Carnivore Sublime. La setlist est d'ailleurs particulièrement représentative des concerts donnés par le groupe au cours de l’année passée, que ce soit lors de leur tournée commune avec Loudblast ou pendant les différents festivals auxquels ils ont participé.

Benighted, Brutalive the Sick, Death Metal, Deathgrind, French band,

Ouvrant leur set avec l’enchainement "X2Y"/"Noise", on remarque immédiatement que le son est brut. Si beaucoup d'artistes n’hésitent pas à avoir recours aux overdubs pour leurs enregistrements live, ici il est permis d'en douter tant le rendu est proche du son brut et direct du live.

Julien Truchan s'impose une nouvelle fois comme l’un des meilleurs vocalistes du circuit, alternant pig squeals et growl profond. Olivier Gabriel et Emmanuel Dalle (guitare) proposent des riffs de guitare tranchants et incisifs, malgré la complexité des structures des compositions. Et enfin que dire de Kevin Foley qui insuffle un groove sans faille aux compositions du quintet (« Experience your flesh », « Grind Wit ») sachant néanmoins déployer une agressivité bien sentie lors de blasts impressionnants. Pierre Arnoux, le nouveau bassiste de la formation n'est pas non plus en reste, bien mis en avant dans le mix (l'intro de « Grind Wit » ou les infrabasses caractéristiques de Benighted en live sont là pour en juger).

Mais finalement l'apport de ce live, c'est bien évidemment la présence du public et l'interaction qui se créée entre le leader et les spectateurs. Ces derniers prennent une place à part entière dans le mix (on entend même quelques plaisantins hurler les sempiternels « à poil ! » entre deux morceaux), applaudissant sur Carnivore Sublime ou donnant la réplique à Julien sur « Let the Blood Spill Between my broken teeth ». La communication du leader entre les chansons rend tout à fait l'ambiance bon enfant qui anime les concerts donnés par les stéphanois.

En guise de surprise, Benighted a invité Jérôme, vocaliste de Recueil Morbide, à se joindre à eux sur « Prey » pour un résultat réussi. Terminant un set solide sur le classique « Slut » et « Asylum Cave », Benighted parvient sans conteste à recréer l’ambiance folle de leurs concerts sur ce live. L’objectif est atteint, même si l'on regrette l'absence de nombreux titres datant des premiers albums du groupe, au profit de la période post Icon. Cet aspect négatif mis à part, jetez vous sur ce témoignage live d'un groupe taillé pour la scène, d’autant plus que Brutalive the Sick n'est édité qu'à 2000 exemplaires. Vous ne le regretterez pas.

Photo promotionnelle : DR

NOTE DE L'AUTEUR : 9 / 10



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