Vader (+ Hate et Shredhead) au Glazart (23.03.2015)

Atomisation du Glazart
 

Les Polonais s’y connaissent en death metal massif. Vader et Hate, tous deux en tournée pour promouvoir leurs derniers albums en date respectifs, l’ont bien montré lors de leur dernier passage à Paris, au Glazart. Un show destructeur et sans bavure, pour mettre l’ensemble des fans de voix caverneuses et de riffs pachydermiques d’accord. Le groupe d’ouverture, Shredhead, s’est même bien défendu malgré la teneur de l’affiche.

Shredhead

Le Glazart commence doucement à se remplir quand les Israéliens de Shredhead font leur apparition sur scène. Menés par leur chanteur Aharon Ragoza, torse-nu du début à la fin du show, les quatre musiciens sont prêts à faire leur preuve et présenter leur tout nouvel album : Death is Righteous.

Shredhead

Le groupe fait figure d’outsider sur l’affiche, en misant plus sur l’urgence et la frénésie de ses compos que sur l’aspect massif, contrairement à Vader et Hate. Cependant, malgré quelques soucis de balance qui pénalisent surtout le chanteur, le groupe s’en sort tout à fait correctement sur scène, récoltant de nombreux applaudissements à mesure que le show avance.

Après une demi-heure de death metal teinté de punk et de grind, il est temps pour le quatuor de se retirer. Force est de constater que la prestation fût réussie, malgré quelques imperfections sonores. Le jeune groupe (formé en 2009) peut donc se targuer d’avoir conquis de nouveaux fans malgré sa différence marquée avec le reste de l’affiche.

Shredhead

Hate

On continue maintenant avec les Polonais de Hate, venus défendre leur dernier album en date, Crusade Zero. Il n’est cependant représenté que par « Valley of Darkness » et « Leviathan ». Ayant un temps de jeu limité, le groupe préfère tout de même présenter ses titres les plus récents. De fait, aucune des chansons présentées ne date d’avant 2005, le plus ancien étant « Hex », issu d’Anaclasis: A Haunting Gospel of Malice & Hatred.

Hate

Mais cela n’empêche pas les fans d’apprécier la musique massive et destructrice du quatuor, dans la grande tradition du death metal polonais. L’ambiance sur scène est du même tons, avec des lumières aux couleurs froides et de grandes quantités de fumée, rendant les quatre brutes quasi-invisibles. Cela ne les empêchent pas d’offrir aux spectateurs parisiens une prestation exemplaire, à grand renforts de riffs massifs dont Adam Buszko et Domin ont le secret.

En 45 minutes de set, Hate a su offrir une prestation solide et rendre à merveille l’ambiance de ses compos. Une transition parfaite entre le groupe d’ouverture Shredhead et la massive tête d’affiche qu’est Vader, prête à porter le coup final pour une bonne dose de pur death metal.

Hate

Setlist :

Omega
Erebos
Hex
Valley of Darkness
Alchemy Ov Blood
Leviathan
Wrists
Resurrection Machine
Threnody

Vader

Tous vêtus de cuir et de clous, les musiciens de Vader entrent en scène sur l’intro de leur nouvel album, Tibi et Igni, pour ensuite mieux tromper la foule en entamant le set avec « Abandon All Hope », un autre morceau du dernier album en date. La recherche d’équilibre dans le set est plus poussée que pour le groupe précédent.

Vader

En effet, en une heure de set, Vader pioche dans sept de ses albums, en mettant en avant son petit dernier, avec la grandiloquente « Hexenkessel » ou la plus directe et groovy « Triumph of Death ». Côté classiques, Vader n’oublie pas les indispensables « Wings » ou « Carnal », mais remet au goût du jour quelques raretés, comme l’assassine « Decapitated Saints » ou encore « Chaos ».

Il y en a donc pour tous les goûts à ce concert de Vader. Les fans montrent d’ailleurs bien leur entrain avec des acclamations nourries et des moshpits à l’avenant, que ce soit sur les titres récents comme « Go to Hell » ou les classiques tels que « Helleluyah!!! (God is Dead) », qui sera l’unique morceau joué en rappel du concert.

Vader

Côté son, on peu regretter un léger retrait de la voix de Peter dans le mix. Cependant, les riffs typiques de Vader, situés quelque part entre le thrash et le death, sont parfaitement rendus, aidés par la rythmique massive de Hal et James Stewart, permettant aux headbangers de s’en donner à coeur joie.

Avec un temps de jeu limité à une heure seulement, le groupe a préféré enchainer le plus de titres possible, au détriment de la communication avec le public. Un choix louable qui a permis aux parisiens de prendre une bonne dose de décibels pour une soirée qui reste mémorable dans l’esprit des metalleux présents.

Vader

Setlist :

Intro – Go to Hell Intro [sur bande]

Abandon All Hope
Go to Hell
Come and See My Sacrifice
Silent Empire
Sothis
Reborn in Flames
Decapitated Saints
Triumph of Death
Where Angels Weep
Chaos
Hexenkessel
Carnal
Dark Age
Wings

Rappel :

Helleluyah!!! (God Is Dead)

John Williams – The Imperial March [sur bande]

Photos : ©2015 Fanny Storck.
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.



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