Arch Enemy (+ Unearth et Drone) au Splendid de Lille (05.05.2015)

Première date d’une tournée qui compte pas moins de six étapes en France, Lille accueille ce soir Drone, Unearth et surtout Arch Enemy qui n’en finit décidément plus de tourner depuis la sortie de War Eternal l’année passée. Récit de ce deuxième passage du groupe en France en moins d’un an.

DRONE

Ayant déjà tournée avec Arch Enemy en 2014, Drone est une formation allemande pratiquant un metal moderne plutôt rentre-dedans. Il suffit pour s’en rendre compte d’écouter son frontman Moritz "Mutz" Hempel qui débute le concert en nous montrant toute l’étendue de son français : « Nous sommes Drone et c’est l’heure de baiser » ! Avec des titres de chansons tels que "Welcome to the Pit" et "Hammered, Fucked And Boozed" inutile de préciser que ce groupe fait dans la subtilité.

Drone

Aidé par un son très bon, le groupe enchaîne les titres sans temps morts au début avant que Mutz ne reprenne la parole pour demander qui les a déjà vus sur scène lors de leur dernier passage en France… La foule répond par un silence gênant… Ça sera d’ailleurs le problème du public pendant une bonne partie de la soirée : les gens semblent plus être des spectateurs passifs qu’actifs ce soir. Problème des concerts en semaine ? En tout cas Drone ne se démonte pas et les musiciens (particulièrement le guitariste Marcelo Vasquez Rocha, aux faux airs de Mario Duplantier) continuent leur set avec de larges sourires. Une bonne première partie qui remplit parfaitement son rôle.

Setlist de Drone :
• Deepest Red
• Welcome to the Pit
• Format C
• Making Believe
• Hammered, Fucked and Boozed
• Theopractical

UNEARTH

C’est au tour d’Unearth d’investir la scène du Splendid au son de "Giles" qui nous envoie directement une bonne claque. À peine remis, nous sommes contraints de tendre l’autre joue pour recevoir "My Will Be Done" ! Mené par Trevor Phipps, le combo américain essaye de réveiller un peu le public et obtient un timide circle pit à la demande du chanteur. Quelques slammeurs s’envoleront également vers les premiers rangs, mais le public reste malheureusement encore bien trop calme face au metalcore d’Unearth qui n’est pourtant pas dénué de qualités.

Unearth

Fier de son nouvel album, Watchers Of Rule, le chanteur en fera la promotion à plusieurs reprises (en précisant chaque fois au passage que le CD est sorti chez Century Media) avant d’en jouer quelques extraits tels que "Never Cease" et "Guards of Contagion". Sur scène ça bouge dans tous les sens entre les pitreries et les sauts de la paire de guitaristes Buz McGrath / Ken Susi ou le jeu de batterie tout en démonstration et en puissance de ce bûcheron de Nick Pierce. Seul le bassiste Matt DeVries se fait un peu plus discret, se contentant de headbanger tout au long de ce set intense, mais bien trop court.

Setlist d’Unearth :
• Giles
• My Will Be Done
• The Swarm
• This Lying World
• Watch It Burn
• Never Cease
• Last Wish
• Endless
• Guards of Contagion
• The Great Dividers

ARCH ENEMY

Une fois la scène installée, la salle se retrouve plongée dans le noir et c’est "Khaos Overture" qui est diffusé. Bonne nouvelle pour ceux qui ont déjà vu Arch Enemy plusieurs fois, le groupe semble avoir décidé de varier un peu sa setlist ! C’est donc avec "Yesterday Is Dead and Gone" que le quintet arrive sur scène. Acclamations nourries pour tout le groupe et surtout pour la toujours aussi jolie Alissa White-Gluz qui ne tarde pas à crier « faites du bruit ». Et elle va évidemment parler en français pendant toute la soirée. Ce qui provoquera notamment quelques moments assez rigolos lorsqu’elle parle de « tounes » au lieu de « chansons » ou qu’elle nous demande de « sauter dans les airs ».

Arch Enemy

Ses coéquipiers laissant souvent Alissa seule sur scène lorsqu’elle parle avec le public, certains fans en profitent pour lui lancer une lettre puis un ours en peluche que la chanteuse évitera de justesse avant de faire de lui le 6e membre du groupe et de le poser à côté de la batterie de Daniel Erlandsson pour le reste du show.

Si quelques soucis semblent handicaper Sharlee D'Angelo au début du concert (le bassiste passant une bonne partie du premier morceau à parler avec un technicien sur le côté de la scène), tout rentre dans l’ordre dès "Burning Angel".

Arch Enemy

Il est assez drôle de noter la différence d’attitude entre les deux guitaristes. Si Michael Amott se fait très flamboyant, se plaçant au milieu de la scène pour jouer ses soli et allant souvent vers le public, il n’en est pas de même pour Jeff Loomis qui reste presque immobile durant une partie du concert et qui ne quitte que rarement sa place. Dans tous les cas, les deux virtuoses sont aussi impressionnants l’un de que l’autre, se renvoyant les soli avec une aisance déconcertante comme lors de l’instrumentale  "Snow Bound" jouée en rappel.

Arch Enemy

La setlist est blindée de hits, mais curieusement ce sont les titres de War Eternal qui reçoivent le meilleur accueil ce soir. D’ailleurs le public se réveille un peu, saute sur les ordres d’Alissa et donne enfin de la voix, notamment en chantant la plupart des soli de guitare. Malgré cet accueil assez modéré de la part de la foule, le groupe semble passer une bonne soirée. La chanteuse dira même que ce premier concert annonce une tournée française géniale. Ou l’art de la langue de bois ?

Arch Enemy

Ce concert aura marqué par la qualité de son interprétation et son intensité. Arch Enemy aurait cependant mérité un public peut-être un peu plus présent qui ne s’est vraiment réveillé qu’à la toute fin du show, mais ne boudons pas notre plaisir d’avoir revu ce groupe toujours aussi dévastateur en concert.

Setlist d’Arch Enemy :
• Khaos Overture (sur bande)
• Yesterday Is Dead and Gone
• Burning Angel
• War Eternal
• Ravenous
• Stolen Life
• My Apocalypse
• You Will Know My Name
• Bloodstained Cross
• Taking Back My Soul
• As the Pages Burn
• Dead Eyes See No Future
• The Day You Died
• No More Regrets
• No Gods, No Masters
•  We Will Rise

Rappel:
• Tempore Nihil Sanat (Prelude in F minor) (sur bande)
• Never Forgive, Never Forget
• Snow Bound
• Nemesis
• Fields of Desolation
 



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