Civil War – Gods And Generals

Saba-who ?

Remontons en mars 2012. Sabaton est sur le point d’arriver au sommet de sa gloire en sortant l’album Carolus Rex. Seulement voilà, tout n’est pas rose au sein du combo suédois et c’est ainsi qu’est annoncé le départ de 4 membres ! Coup dur pour les fans qui n’avaient rien vu venir et qui ne sont pas au bout de leurs surprises, car peu de temps après, voilà que se forme un nouveau groupe comprenant les anciens Sabaton, Daniel Mullback, Rikard Sundén, Oskar Montelius et Daniel Mÿhr mais aussi l’ancien technicien guitare du même groupe, Stefan « Pizza » Eriksson et le chanteur Nils Patrik Johansson (Astral Doors). Civil War c’est son nom, marche clairement dans les pas de son aîné avec son premier album, The Killer Angels, seule le timbre du vocaliste marquant une différence nette avec la formation menée par Joakim Brodén. Nous revoici à présent en 2015, Civil War sort son deuxième album, Gods And Generals. Verdict sur l’évolution du groupe.

Alors, quoi de neuf depuis le premier album ? Tout d’abord, il y a eu du changement de personnel. En effet, Oskar (guitare) et Pizza (basse) ont quitté le groupe et Petrus Granar officie désormais à la six cordes en compagnie de Rikard.

Les paroles de Gods And Generals, comme celles de son aîné, sont basées sur des faits historiques. Cet aspect avait d’ailleurs vivement été critiqué par les fans de Sabaton qui y voyaient là une tentative de surfer sur le succès du groupe. Faisant fi de ces commentaires, Civil War continue sur cette lancée mais a l’intelligence de remanier sa formule musicale pour proposer quelque chose d’un peu plus personnel et c’est là que se trouve la grande force de ce deuxième album.

Car disons-le tout de suite, Gods And Generals est une très belle surprise après un The Killer Angels plutôt moyen. Nils Patrik Johansson officie à présent dans un registre qui sied plus à sa voix si particulière (ou peut-être nous sommes-nous simplement habitués à l’entendre ?) et sert à présent de véritable plus-value à Civil War. Les chœurs accompagnant les moments de bravoure de l’album donnant un côté épique qui convient à merveille aux thèmes abordés, le tout accompagné de claviers qui se payent la part du lion dans le mix concocté par Peter Tägtgren.

L’album démarre pourtant de façon plutôt peu convaincante avec le moyen "War Of The World" et le single "Bay Of Pigs" mais dès "Braveheart" et "The Mad Piper" (agrémenté d’une intro aux claviers rappelant une cornemuse) le groupe s’élève et enchaîne les hits. "USS Monitor" risque d’ailleurs d’être un classique sur scène. Même l’exercice périlleux de la ballade est assez réussi, "Tears From The North", dégageant une émotion sincère.

Des mélodies de guitares entraînantes, des claviers atmosphériques et des chœurs épiques le tout mélangé à une musique plus mélodique que sur le premier album, voilà la nouvelle recette du groupe et elle fait mouche. Civil War prend son envol, s’éloigne enfin de l’ombre de Sabaton et le fait avec un certain brio. Il ne reste plus à la formation qu’à transformer l’essai sur scène cet été.

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NOTE DE L'AUTEUR : 7 / 10



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