Nashville Pussy (+ The Admiral Sir Cloudesley Shovell et Wizzö) au Glazart (21.05.2015)

Pussy time !
 

A l’occasion de leur dixième anniversaire sur le label SPV, les Américains de Nashville Pussy ont embarqué sur une nouvelle tournée Européenne comprenant  cinq dates en France, la première ayant lieu au Glazart à Paris. Un concert énergique et fun qui a bien plu au public parisien fidèle. Pour les accompagner au cours de cette soirée étaient présents les Parisiens de Wizzö et les Anglais d’Admiral Sir Cloudesley Shovell, qui donnaient leur premier concert en France.

Wizzö

La soirée commence avec les parisiens de Wizzö, habitués des premières parties françaises de Nashville Pussy. Ajoutés à la dernière minute à l’affiche, les jeunes rockeurs continuent de défendre corps et âme leur premier album, Real Hot Stuff, sorti fin 2014.

Wizzö

Toujours avec la même envie, les musiciens sont bien impliqués dans l’interprétation de leurs six titres énergiques. Les riffs de Portland Woodväger se mélangent bien aux leads de Stick Shouter pendant que Lion DNF et Oz’ Deecamps maintiennent le tout en place. Seule ombre au tableau, le chant de Just Jim trop en retrait dans le mix, qui est parfois à peine audible.

Cependant, ce dernier ne démérite pas dans son rôle de frontman. Ne craignant pas le fait de ne pas être devant un public acquis d’avance à sa cause, il n’a de cesse de haranguer les hardos présents au Glazart, descendant même dans la fosse pour faire chanter ceux qui le veulent bien sur « I Do What I Want ».

Wizzö

Avec un temps de set limité et une prestation ajoutée à la dernière minute, Wizzö a, malgré tout, su donner du meilleur de lui-même, attirant d’ailleurs l’intérêt de Blane Catwright, toujours fan des parisiens, venu assister à leur show avec le public.

Setlist :

Dr Destroyer
One Night Stand
Hot Rod
I Do What I Want
Hellraiser
Real Hot Stuff

The Admiral Sir Cloudesley Shovell

Place maintenant aux hardos british qui donnent ici leur premier concert en France de leur carrière. L’occasion pour le public d’apprécier des chansons issues de leur dernier album en date, Check’em Before You Wreck’em, mélangé à des titres du disque précédent, ainsi que certaines nouveautés que le groupe compte sortir sur son prochain album, que sont « Isabelle » et « Tired and Wired ».

The Admiral Sir Cloudesley Shovell

L’ambiance monte d’un cran devant la prestation d’Admiral Sir Cloudesley Shovell. Le public se serre autour de la scène et danse de manière de plus en plus passionnée à mesure que les 45 minutes de show avancent. Les acclamations se font nourries et l’ambiance rock n’roll domine le Glazart, qui commence à sentir bon la sueur et l’alcool.

The Admiral Sir Cloudesley Shovell

Il faut dire qu’il s’en passe des choses sur scène. Si on ne voit que de prime abord trois gaillards en jeans, l’osmose entre eux et leurs instruments respectifs est parfaite. Dans un esprit typiquement 70’s, les trois musiciens de Hastings s’éclatent à partir dans des jams gorgés de groove et de feeling, dans lesquels chacun trouve sa place, que ce soit le grimaçant batteur Billy Darlington, le bassiste Louis Comfort-Wiggett et le guitariste/chanteur gouailleur Johnny Gorilla.

Une première date française fort bien réussie pour les Anglais, au cours de laquelle une étincelle a éclaté. Celle des concerts vivants et et sincères. La prestation était quelque peu imparfaite (notamment sur le plan vocal), mais on ne peut plus vraie, si bien que l’envie de les revoir sur un temps de jeu plus long se fait facilement ressentir.

The Admiral Sir Cloudesley Shovell

Setlist :

Do It Now
Elementary Man
Mark of the Beast
Devil’s Island
2 Tonne Fuckboot
Isabelle
Cursed Earth
Tired and Wired
Running From Home
Scratchin and Sniffin
The Thicker the Better

Nashville Pussy
 

Le Glazart est bien rempli et les fans impatients quand les quatre américains arrivent sur scène, preuve que, malgré les nombreux passage du groupe en région parisienne, le public reste fidèle est fervent. Preuve en est d’ailleurs faite avec les pogoteurs qui s’excitent notamment sur « I’m so High » et « Go Motherfucker Go ».

Sur scène, le groupe a décidé de se mettre au turbin. Avec 22 chansons à enchaîner en 1h30, rappel compris, il n’est pas question de traînasser. Du coup, le groupe les enchaîne les unes après les autres, privilégiant l’efficacité à la communication. Blane Catwright se permet quelques apostrophes et compliments envers ses spectateurs et d’autres fantaisies, comme la présentation du groupe pendant la version rallongée de « Good Night for a Heartattack ».

Nashville Pussy

Le groupe se permet d’autres fantaisies, en accomplissant le rituel habituel de faire tourner une bouteille de whisky parmi les membres, cette fois avant « Go to Hell », avant de la ressortir sur la reprise de « Milk Cow Blues » pour en faire boire à Ruyter, avant que la guitariste farceuse ne se mette à recracher le tout sur le public.

Ses facéties ne l’empêchent pas d’exposer son talent toujours aussi brillant. Au milieu de la musique délicieusement crasseuse de Nashville Pussy, elle arrive à servir à briller à travers des solos intenses et riches en feeling, pendant que Blane gouiaille ses paroles comiques sur fond de riffs fort accrocheurs.

Nashville Pussy

Setlist type « best of » oblige, le groupe pioche dans chacun de ses albums studio. Aucun n’est oublié et la setlist est relativement équilibrée, permettant aux spectateurs d’apprécier les classiques comme « Keep on Fucking », fortement demandée, ainsi que des titres plus rares des concerts comme « Pillbilly Blues », issue du dernier album du groupe en date, Up the Dosage.

Fidèles à eux-même, les Américains de Nashville Pussy ont su donner un concert énergique et efficace. Bien interprétée et soutenue par un public aux anges, cette prestation montre que le groupe est toujours plein d’envie et a toujours d’excellents moments live à proposer aux hardos parisiens.

Nashville Pussy

Setlist :

Come On Come On
Rub It to Death
I’m So High
Struttin’ Cock
Wrong Side of a Gun
Pillbilly Blues
She’s Got the Drugs
Up the Dosage
High as Hell
The South’s Too Fat to Rise Again
Everybody’s Fault But Mine
Gonna Hitchhike Down to Cincinnati and Kick the Shit Outta Your Drunk Daddy
Go to Hell
Good Night for a Heartattack
Snake Eyes
I’m the Man
Why Why Why
Go Motherfucker Go

Rappel :

Keep on Fuckin’
Milk Cow Blues [reprise de Sleepy John Estes]
First I Look at the Purse [reprise de The Contours]
Going Down Swinging

Photos : © 2015 Born666
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.



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