Helloween – My God-Given Right

30 ans et pas une ride (the sky)

 

Avec 15 albums studio en 30 ans de carrière, on peut dire que les citrouilles allemandes sont loin d’être encore évidées. Helloween revient avec My God-Given Right, un disque varié qui représente bien le groupe, avec 13 chansons à la fois variées et inspirées. Une bien belle manière de fêter leur anniversaire, qui aura de quoi ravir les fans et même attirer les néophytes.

Beaucoup de groupes se creusent le ciboulot pour trouver un moyen original de fêter un anniversaire emblématique. Tournées spéciales, réenregistrements de classiques, rappels d’anciens membres et autres joyeusetés qui peuvent pourtant paraître désuètes sur le plan artistique. Helloween a d’ailleurs tenté le coup en essayant de rappeler l’ancien chanteur Michael Kiske, sans que rien n’ait pu être concrétisé, comme Andi Deris le dit dans notre interview.

Pourtant, y a-t-il une meilleure manière de rendre hommage à son œuvre qu’en la parant d’un nouveau disque puissant et fédérateur ? Plutôt que de chercher à montrer le chemin parcouru, Helloween regarde droit devant et sert avec My God-Given Right une bonne heure de heavy mélodique comme il sait faire, voire même un peu plus.

En effet, Helloween synthétise ici l’ensemble de ce qu’il sait faire, donnant ainsi un album varié et solide, malgré sa relative longeur. Le groupe ne perd donc pas son identité fun avec « Stay Crazy » et « Russian Roulé », mais ne tourne pas non plus le dos à la période The Dark Ride avec des titres plus sombres comme « Swing of the Fallen World » et « You, Still of War ». Une dose de second degré est aussi présente,   avec la cynique « Battle’s Won » et le douloureux souvenir de tournée raconté tout en légèreté sur « Lost in America ».

Helloween arrive aussi à y inclure d’autres aspects de sa musique, notamment la frange épique, bien dosée avec « Heroes » et « Creatures in Heaven », qui promet des envolées bien accrocheuse. Et même sue le plan émotif, les Allemands réussissent le coup avec la ballade « Like Everybody Else », qui arrive à communiquer de l’émotion sans tomber dans le larmoyant.

Côté son, Helloween a réussi à garder l’aspect gros qu’il avait réussi à maîtriser sur Gambling with the Devil, sans être aussi rentre-dedans. Les guitaristes Michael Weikath et Sascha Gestner dosent donc comme il faut les gros riffs (« Claws ») avec les instants de bravoure mélodiques (« My God-Given Right »), pendant que la charpente rythmique des indécrotables Markus Grosskopf et Dani Löble maintient le tout sans jamais faillir.

Helloween

Toujours égal à lui-même, Andi Deris, en poste depuis 22 ans maintenant, garde une maîtrise exemplaire de sa voix. Il arrive toujours à monter quand c’est nécessaire (« If God Loves Rock n’Roll ») mais garde toujours cette interprétation versatile, qui lui permet de donner le cachet nécessaire à chaque titre, sans jamais tomber dans la surechère. Un travail de qualité, comme d’habitude.

Avec My God-Given Right, Helloween arrive à donner le meilleur cadeau d’anniversaire qu’il pouvait à ses fans. A savoir un album inspiré et bien ficelé, rempli de tubes et de titres un peu plus recherchés, dans lequel tous les fans peuvent se retrouver. Pas besoin de fioritures ou d’annonce exceptionnelle, un bon album de heavy mélodique est amplement suffisant pour headbanguer joyeusement.

NOTE DE L'AUTEUR : 8 / 10



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