Coal Chamber – Rivals

Fafara de retour au charbon
 

Treize ans après Dark Days, Dez Fafara fait une pause avec DevilDriver pour revenir à ses premiers succès, Coal Chamber, groupe de neo metal fraichement reformé pour la sortie d’un nouvel album, Rivals. Les sonorités typiquement 90’s sont de retour, comme le timbre rageur du frontman, qui n’a pas perdu de sa superbe. Si le retour est à saluer, on regrettera un certain manque de pêche qui alourdit l’ensemble.

Distortion légère, riff simple et rythme groovy, c’est ainsi que commence « I.O.U. Nothing », titre d’ouverture de Rivals, nouvel album de Coal Chamber. En une pression de la touche play, on se retrouve 15 ans en arrière, à l’époque où il était tendance d’avoir des couleurs de cheveux flashy, où le gel n’était pas ringard et où le pantalon baggy était l’uniforme de tout metalleux « tendance ».

Pas de doute, le neo metal revient en force, en même temps que la reformation de Coal Chamber, avec laquelle on pourrait établir quelques parallélisme sur cette scène, comme le retour de Head dans Korn ou encore Drowning Pool qui fêtait l’anniversaire de son premier album, Sinner, il y a une paire d’années. A croire que le neo metal est désormais devenu vintage, un oxymore qui pourra faire sourire certains.

Mais qu’en est-il du contenu de Rivals ? Avec une production typique de l’époque, qui comprend un accordage bas de la guitare de Miguel Rascon et une présence accrue d’effets dans la voix de Dez Fafara, on peut s’attendre à des compos simples et énergiques. Il se trouve que c’est à moitié-vrai. Si certains rythmes font sautiller, comme « Suffer in Silence », sur laquelle Al Jorgenstein (Ministry) vient pousser la chansonnette, l’ensemble peut paraître un peu pataud et manque de pêche, ce qui empêche Rivals de décoler.

Coal Chamber

Ce ne sont pourtant pas les bonnes idées qui manquent. Un refrain accrocheur sur « Light in the Shadows », une ambiance western sur l’interlude « Orion » ou une intro moderne sur « Another Nail in the Coffin », les quatre metalleux avaient de quoi servir un album fort réjouissant. Malheureusement, la redondance des riffs et leur manque de relief donne un aspect monolithique à l’ensemble qui dessert le propos.

Après s’être démené sur scène, Coal Chamber sort malheureusement un disque en demi-teinte. Les sonorités typiquement neo rappelleront des souvenirs aux afficionnados du metal typiquement 90’s, mais ne réjouiront pas les fondus de sensations fortes. Rivals avait un potentiel non négligeable malgré son aspect passéiste, reste à savoir si le groupe compte continuer à faire jumper ses fans les plus fidèles à l’avenir.

NOTE DE L'AUTEUR : 6 / 10



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