Sticky Boys au Hellfest 2015


Vendredi, 11h05 – Mainstage 1

« Jouer sur une Mainstage ici, ça fait pousser les cou*lles ! »

Premier groupe à fouler les planches de la Mainstage 1 du Hellfest 2015, ça a de la gueule ! Mais encore faut-il se montrer à la hauteur ! Et les Sticky Boys ont su enflammer le public, malgré l’heure matinale et la gueule de bois qui gagnait déjà de nombreux festivaliers.

Il est tout juste onze heures quand le set de Breakdust s’arrête sur la Mainstage 2, pour laisser place au rock burné et entraînant des Parisiens de Sticky Boys. Malheureusement, la foule continue en grande partie de patienter aux portes de la cathédrale marquant l’entrée du festival, et tous ne pourront pas assister à la prestation énergique des Français. Mais qu’importe, le public est déjà nombreux, et on remarque beaucoup de T-shirts à l’effigie du groupe qui se pressent contre les barrières. Les Sticky Boys sont attendus de pied ferme, impression confirmée lorsqu’ils débarquent un par un sur la scène, vête des habituelles chemises noires et cravates rouges, sous les acclamations des premiers rangs.

D’entrée, l’ambiance monte lors du premier titre, « Mary Christmas », tiré de leur dernier album en date, Make Art. Le son est de très bonne facture, avec pour seul bémol une guitare légèrement en retrait, qui perd en agressivité et en tranchant. En revanche, les moindres détails des morceaux sont audibles, et la section rythmique est bien mise en avant : on en profite notamment sur le pont de basse de ce premier morceau, du plus bel effet.

Les premiers pogos de la matinée sont déjà de mise, jusqu’à la première prise de parole du frontman Alex Kourelis. On sent dans sa voix la fierté de se produire lors de cette édition anniversaire du Hellfest, et il lance l’excellent « Bad Reputation » en souhaitant une longue vie au festival.
Au fil des morceaux, l’ambiance dans le pit ne se calme pas, et on va de pogos en circle pits, en passant par des stades plus bon enfant tels que la chenille et les slams.

On sent que, comme l’a précisé le chanteur, « jouer sur une Mainstage ici, ça fait pousser les cou*lles », et ces nouveaux attributs gonflés à bloc semblent délivrer toute la testostérone qui transpire à travers la prestation. La complicité est de mise entre les musiciens, particulièrement entre les deux cordistes qui arpentent la scène côte à côte et se placent dos à dos lors de certains plans, tels des guitar heros.

Après un léger temps mort lors de « Party Time », les Sticky Boys mettent tout le monde d’accord en sortant leur meilleur son à l’australienne, avec le hit « Bang That Head ». Ce dernier porte bien son nom, toute la fosse se remue et met ses cervicales à rude épreuve.

Il est malheureusement temps de terminer cet excellent moment, par une reprise des Beach Boys, dédiée à « tous les vieux briscards et les jeunes pucelles ». « Surfin USA » est repris en chœur par la foule, et met une nouvelle fois en vant le charisme du frontman.

Pari gagné pour les Sticky Boys, qui en à peine une demi-heure de set, ont mis la foule dans leur poche. Foule que l’on a d’ailleurs jamais vu si nombreuse devant les Mainstages si tôt dans la journée.

Photos © 2015 Nidhal Marzouk – www.nidhal-marzouk.com

Setlist :
Mary Christmas
Bad Reputation
Fat Boy Charlie
The Game Is Over
Great Big Dynamite
Party Time
Bang That Head
Surfin’ U.S.A. (reprise des Beach Boys)

 



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