Unleashing the Beast – Jusqu’aux dernières heures

« De ma reÌsilience je fais ma vertue, jamais cette force ne sera perdue. »


Rares sont les groupes de notre contrée à chanter dans la langue de Molière. Et le metal ne fait pas exception à la règle, à part quelques groupes bien sûr. Pourtant, c’est un groupe français qui chante en français qui va maintenant vous être présenté. Unleashing The Beast sort son premier album, et le groupe ne faillit pas à son nom.

Les groupes de metalcore français commencent à être de plus en plus nombreux ces dernières années même si nous sommes bien loin d’atteindre les sommets de nos compatriotes anglais, américains ou australiens. Et aujourd’hui, c’est un groupe originaire du Mans qui débarque avec son premier album, Jusqu’aux dernières heures, pour un résultat qui dépasse les expectations d’un premier opus.


Formé en 2010, ce quatuor virevoltant aura donc pris son temps avant de nous offrir cet album et cela se ressent dans la maturité d’écriture que ce soit sur les mélodies mais aussi sur la voix. L’alternance chant crié/chant clair est assez classique puis Ben Boillet (guitare/chant clair) prend très souvent le relais sur les refrains tandis que Gary Chauvin (chant) s’occupe du reste de sa voix très gutturale, éloigné des standards du genre. Concrètement, on se rapproche plus de As I Lay Dying que Parkway Drive, alors que le chant clair de Ben Boillet fait énormément penser à celui d’Ahren Stringer qui officie chez The Amity Affliction.

Musicalement, la recette est classique mais efficace. Les titres ayant servi de single que sont « Laissez parler la colère » et « Sous le soleil de feu et d’acier » sont bien choisis car représentatif de ce qu’est la musique d’Unleashing The Beast. Un metalcore bien foutu, avec des parties de lead guitare entraînant, une batterie qui fait taper du pied, des parties vocales qui se reprennent facilement en chœur et des breakdowns massifs bien que trop convenu, c’est le seul point négatif sur cette partie-là. 
 


Là où ça devient intéressant, c’est quand le quatuor s’éloigne un peu du chemin tracé pour aller explorer d’autres horizons. On pensera par exemple à « Dans l’ombre » et sa mélodie irrésistible à la guitare qui se suit en fil rouge tout au long du morceau ou encore « Mensonges pour promesses » et ses influences djent fortement appréciables. La section rythmique de Dylan Hombourger (basse) et Kenny Vukovic (batterie) y est pour beaucoup dans cette nouvelle voie, on les sent plus à l’aise sur ces parties.

Le chant en français est bien sûr un immense plus et une bonne façon pour le groupe de se différencier des autres combos. D’autant plus que les paroles sont assez bien écrites.

Avec Jusqu’aux dernières heures, Unleashing The Beast signe un début prometteur et qui présage du très bon si les manceaux affinent leur son et se forge une identité propre.

NOTE DE L'AUTEUR : 8 / 10



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