Le groupe Dopethrone


"Le riff c’est comme une érection, parfois tu ne le veux pas et ça arrive comme ça…"

Les trois canadiens de Dopethrone, après leur prestation des plus énergiques s’apprêtent à passer le test de l’interview avec La Grosse Radio : humour, dérision et toujours le pack de 48 bières à porté de la main…

Pshiiit!!!!….(décapsulage d’une bière…)

Lionel / Born 666 : Combien de bières depuis ce matin ?
Vincent Houde (guitare, chant) : Moi je dirai environ…plus de 10…

Lionel : Première impression sur votre prestation, premier festival en France…après votre passage par le Glazart avec Acid King et Black Cobra …
Big Borman (batterie) : On a joué à un autre festival le Heavy Days In Doom Town à Copenhague, même ambiance qu’ici mais en « indoor » et avant en UK dans un autre festival…

Dopethrone


Lionel : Ok mais ce n’était en France. Vous êtes souvent chez nous. Vous allez prendre la nationalité française ?
Vyk (basse) : On commence à y penser (rire), ça nous coûterai moins cher en billets d’avion.

Lionel : Parce que c’est souvent le contraire qu’on entend. Les français qui partent chez vous !
Vincent Houde : Oui trop même ! Ils volent nos jobs, tabernacles ! (rire général) au moins ils ne volent pas nos femmes. Le plateau de Montréal il y a énorméménent de français. C’est parce que les femmes sont plus belles qu’en France !

Lionel : Et plus chaude ?
Vincent : Oui les québéquoises..

Lionel : Et votre petit concert en terre bretonne?
Big Borman : Petit, petit, j’ai plutôt l’impression que c’était un gros (rire).

Lionel : C’est vrai que vous avez vidé le concert qui se passait en bas et le public est venu se masser devant vous.
Big Borman: Est-ce que l’autre groupe est fâché contre nous ?

Lionel : Faut pas les croiser (rire général)
Vincent: C’est le plus gros show de l’histoire de notre band !

Lionel : Plus qu’au Canada ?
Vincent: Bah oui là-bas on « jam » dans ma cuisine…

Lionel : Elle est comment la scène ?
Vincent: Dans ma cuisine ?
Non c’est petit, il y a plus de monde dans le punk, speed metal, le death metal, nous on fait 100, 150 personnes.
Big Borman : Dont 100 personnes sont nos amis… (rire)

Lionel : ce  sont que des accréditations… (rire) Et l’accueil réservé à votre dernier album ?
Vincent : On a eu des bons « reviews » dans le monde.

Dopethrone


Lionel : C’est bien car on parle de plus en plus de vous. il suffit de voir le nombre de T-shirt Dopethrone sur le site du Motocultor depuis vendredi…
Big Borman : Non, c’est deux choses : nos t-shirt sont beaux, et ils sont à 10€…
Vincent : On fait la technique « Bolt Thrower »…c'est-à-dire qu’ils ne dépassent jamais les 10 € !!!

Lionel : C’est un vrai marketing de niche ! analyse et …
Big Borman : … Oui on prend de vrais décisions lors de gros board, on met les costumes, les cravates et on prend les bonnes décisions.
Vincent : On met le tableau, le paperboard, on fait des diagrammes, Carl (Big Borman) dessine des pénis dessus…
(Rire général)
Big Borman : (s’adressant à Vincent) tu as déjà dit 3 fois le mot pénis…
Vincent : 4…
Vyk : 5 !

Dopethrone


Lionel : Et le mot « tabernacle » est lui aussi souvent décrié sur scène…
Big Borman : « Tabernacle » est le plus beau mot de la planète, c’est surement mon prochain tatouage…
Le prochain album devrait s’appeler tabernacles
Vyk : Ce serait osé…
Vincent : Ou Saint Tabernacle…

Lionel : Revenons à l’album, vous travaillez ensemble ?
Vincent : On ne peut pas parler de travail…c’est que du fun.

Dopethrone


Lionel : Beaucoup d’improvisation ?
Vincent : Exactement !
Big Borman : On commence par ouvrir une bière, on allume le barbecue, on mange, on joue et on boit nos bières…
Vincent : Parfois j’écris seul avant…
Big Borman : Et le lendemain on a tout oublié !
Vincent : Heureusement qu’il y a Victor qui enregistre les riffs avec son téléphone, comme toi pour enregistrer notre interview…
Mais moi c’que je fais quand j’suis à « job », je travaille dans la restauration, je fais semblant d’aller aux toilettes, genre, j’dis que j’ai envie mais j’ai pas envie, genre, et là je prends mon téléphone et je fais « tadadaaaa da, tadadaaaada… »
Tu ne choisis pas les riffs, c’est les riffs qui te choisissent…le riff vient à toi. C’est comme une érection, parfois tu ne la veux pas et ça arrive comme ça…

Lionel : C’est pour ça que vous en sortez un tous les deux ans…
Vincent : On va en sortir un autre bientôt, on a déjà trois nouvelles chansons.
…pénis… (rire)

Lionel : Et votre tournée il y a quelques mois…
Big Borman : C’était notre meilleure tournée, affluence, succès, grosseur des shows…
Vincent : Année après année on se prépare de plus en plus.
Vyk : La setlist se raffermie…
Vincent : C’est comme un concentré …
Vyk : l’expérience…
Vincent : On sait quelle substance on doit avoir dans notre camp…

Lionel : …l’équilibre…
Vincent : Faut pas commencer à jeun, ni trop aussi. Il faut être parfaitement intoxiqué !

Lionel : Donc vous êtes stressé avant de monter sur scène !
Non !!
Big Borman : Moi je suis plus stressé de prendre l’avion.

Dopethrone


Lionel : Vous avez des amis dans votre style musical ?
Big Borman : Oui Huata, les Gurts,…

Lionel : Vous allez voir d’autres groupes ?
Big Borman : Orange Goblin, on était en train de boire des verres avec eux cette après-midi…il y aura un gâteau de fin…
(Énorme rot) de celui juste à gauche de moi dont je ne dirai pas le nom…

Lionel : Et pour la fin de l’année ?
Big Borman : Un festival à L.A. en novembre.

Lionel : Bon maintenant que vous nous connaissez qu’est ce que vous aimez et détestez par chez nous à part notre accent ?
Vincent : Les bières chaudes et les femmes froides ! (rire) la façon de parler comme Nico notre manager lorsqu’il conduit dans le trafic « Putain de pays de merde ! » le fromage et le vin bien sûr…
Big Borman : j’aime la France mais pas les français… (rire général)

Lionel : J’ai des amis qui m’ont dit en revenant du Canada, que vous aviez les meilleurs ingrédients mais que vous ne saviez pas les cuisinez…
Vincent : Oh làla, ils ne vont pas dans les bons endroits, là où je travaille c’est bon.

Lionel : Donc pas de « bœuf » pour la fin de journée ?
Vyk: On aimerait avec les Orange Goblin mais on vient de se croiser. Un jour peut-être.

Lionel : Le gathering ?
Vincent : Du moment qu’on a la bière ! (parlant de Big) Ils l’ont menacé de faire atterrir  l’avion d’urgence car ils ne nous donnaient pas de bière.
Ce qu’ils ne comprennent pas c’est que si j’ai de la bière je suis la meilleure personne et si j’en ai pas je vais être un enfoiré et foutre la merde et pourtant j’étais cool, super poli…
Au début au décollage ils disaient (il prend une voix très calme) « vous savez Monsieur, l’alcool vous affecte beaucoup plus quand vous êtes en haute altitude », et j’ai dit « hé vous n’allez pas me parler comme à un enfant tabernacle !!! »

Lionel : Vous avez bu du chouchen sur scène. Je l’ai vu ça !
Vincent : Tabernacle !
Big Borman : On avait fait une tournée avec Huata il y à deux ans et eux ils boivent ça sur la « stage » c’est dans leur contrat !
Vincent : Et c’est bon pour les cordes vocales…
Lionel : C’est sûr…c’est du miel !
Big Borman : C’est du miel et il sait que j’aime ça !
Vincent : Et bien voilà…
Lionel : Merci à vous…et maintenant je vais vous prendre en photo…
Dopethrone : Oh shit…



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