Therion au Hellfest 2011

Therion mystifie la Mainstage 2 dimanche à 22h30

Une semaine après avoir fasciné Denain aux Métallurgicales (RIP Patrick Roy), Therion vient tâter le public de Loire-Atlantique, et par la même occasion voir les changements du festival en 4 ans.

Therion n’avait pas oublié le Hellfest. En 2007, le maestro Christopher Johnsson avait pris le micro pour montrer du doigt l’organisation  du festival. Malgré les conditions d’il y a 4 ans, le groupe a décidé de redonner sa chance au Hellfest. Et il semblerait que le groupe n’ait cette fois pas de reproche à faire à l’organisation, et a donc pu donner un show dans les meilleures conditions possibles.

C’est donc un groupe tout sourire qu’il a été donné de voir au public clissonnais. Les membres se faisaient plaisir et se lâchaient. Le nouveau line-up semble fonctionner à merveille, avec un Christian Vidal qui s’amuse bien avec Christopher. Chaque membre du groupe s’amuse à jouer avec le public à sa manière, ce qui donne une communion totale des deux côtés de la barrière. On notera le « ein, zwei, drei, vier ! » de Snowy Shaw, qui avait du voir Kreator la veille, et aussi la présence de la belle Johanna Fakhri, que le groupe a « emprunté » à Orphaned Land.

Si quelques ennuis sonores étaient à déplorer, comme le micro de Thomas Vikström qui a eu des ratés, ou encore la nouvelle chanteuse était quasiment inaudible, la prestation des suédois s’est bien déroulée. Son puissant et clair, avec les instruments bien audibles. L’interprétation était de toute évidence sans faute, on reconnaît bien là le talent du maestro suédois de bien s’entourer. Une réserve peut toutefois être émise en ce qui concerne la nouvelle chanteuse, une illustre inconnue (en attendant que Linnea Vikström, la fille du chanteur, ne prenne la relève), étant donné que le public n’a pas pu entendre sa voix correctement.

Une setlist relativement courte mais bien choisie, avec ce qu’il faut du dernier album Sitra Ahra (deux titres, dont le fédérateur Hellequin), et des tubes en pagaille. Les « Rise Of Sodom And Gomorrah » (amputé de son intro, set de festival oblige) et « To Mega Therion » de rigueur, et un rapide tour d’horizon des albums les plus connus, avec « Cults Of Shadow » de Theli ou encore « Abraxas » de Lemuria. La surprise reste tout de même le retour de la reprise méconnaissable d’Abba, « Summernight City », qui conclue le show à merveille.

Si le metal symphonique est souvent dénigré par nombre de metalleux, le public ne semblait ce soir avoir aucun problème avec le groupe, qui a su fédérer la foule en présentant ses mélodies accrocheuses et ses refrains faciles à reprendre en chœur, le tout avec la puissance et la finesse qu’on leur connaît.

Voir Therion en France est donc toujours un plaisir dont on ne se lasse pas, et la réciproque semble se vérifier du côté des artistes. On espère donc les revoir bientôt.

Setlist :

The Blood of Kingu
Cults of the Shadow
The Rise of Sodom and Gomorrah
Hellequin
Abraxas
Ginnungagap (The Black Hole)
Kali Yuga, Pt. III
To Mega Therion
Summer Night City (reprise d’Abba)



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