Opeth au Hellfest 2011

Opeth hypnotise la mainstage 2 le dimanche à 1h

Groupe très apprécié par nombre de metalleux, ce sont nos fins suédois d’Opeth qui sont amenés à conclure le festival. Si cela ne correspond pas aux désirs du meneur Mikael Akerfeldt, on peut dire qu’ils l’ont fait d’une fort belle manière.

De la même manière qu’un Coroner, on a du mal à imaginer les festivaliers se farcir une musique aussi complexe après tant de décibels emmagasinés. Et pourtant, Opeth a tout de même réussi son pari. Car malgré les structures alambiquées de leurs compositions, on distingue aisément des points d’accroche grâce auxquels les auditeurs peu avertis peuvent apprécier cette musique très riche.

Il est aussi bon de savoir que le parc de fans du groupe est devenu relativement conséquent, en témoigne le nombre de dates que le groupe enchaîne en tournée, et le succès qu’à remporté leur mini-tournée d’anniversaire l’année dernière, qui a eu son passage à l’illustre salle Royal Albert Hall de Londres. L’expérience live du groupe n’est évidemment plus à prouver.

Et on voit donc les musiciens interpréter leurs parties avec un tel talent que cela semblerait presque facile. Leur sobriété typiquement suédoise ne les empêche pas de transmettre toute l’énergie qui se dégage des chansons. On a tout de même toujours le headbang classique Martin Lopez, ce qui ne l’empêche pas de maltraiter ses cordes de basses avec la précision nécessaire. Beaucoup de regards de fans étaient tournés vers le nouveau claviériste, Joakim Svalberg, qui a notamment officié chez Yngwie Malmsteen. Il doit succéder à Per Wiberg, qui avait fortement contribué à l’ambiance des deux derniers albums d’Opeth avec ses sons inquiétants bien choisis. Force est de constater que le nouveau s’en sort plutôt bien avec Opeth, et que la différence se fait à peine sentir.

Mais la plupart des regards étaient évidemment tournés vers le leader du groupe, Mikael Akerfeldt. Car Opeth ne serait pas le même sans le charisme de ce chanteur-guitariste de talent. Comme à son habitude, il n’hésite pas à faire part de ses boutades entre les chansons. Ce soir, on aura eu à « J’espère que vous avez apprécié notre première partie, Ozzy Osbourne« , ou encore « On ne va vous jouer aucune chanson de notre prochain album (Heritage, ndlr). Imaginez que vous n’aimez pas et que vous ne reveniez pas nous revoir ! »

C’est en effet un point assez étonnant dans la setlist, qui ne présente aucun morceau de leur prochain album, dont on sait qu’il ne contiendra aucun élément de death metal. Cela n’a cependant pas empêché à la setlist d’être appréciable. Opeth continue d’alterner les titres doux et agressifs, en enchaînant par exemple la ballade « In My Time Of Need » de Damnation au lourd et pachydermique « Master’s Apprentices » de Deliverance. Tous les albums à partir de Still Life sont représentés, avec un avantage de deux titres pour le petit dernier, Watershed. On remarque d’ailleurs que le groupe adore « The Lotus Eater », qui revient constamment dans les setlists.

Malgré cela, le groupe n’hésite pas à changer sa setlist de tournée en tournée, et celle-ci a seulement 2 titres en commun avec celle de la précédente. Opeth est donc un groupe qui nous réserve encore plein de surprises, que l’on attend de pied ferme au prochain album et à leur prochains passages en France, en novembre, à Paris, Bordeaux et Montpellier.

Setlist :

The Grand Conjuration
Face of Melinda
The Lotus Eater
In My Time Of Need
Master’s Apprentices
The Drapery Falls
Hex Omega

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Photos : © 2011 Nidhal Marzouk  / Yog Photography
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.



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