Lez’Arts Scéniques de Sélestat (14.07.2011)

Le 14 Juillet 2011 : 10ème édition du festival lez’arts scéniques dans la ville de Séléstat (Alsace). C’est en compagnie d’Anaé, chanteuse du groupe Adrana, que nous nous rendons sur place afin d’assister aux différentes prestations.

Pour commencer, petit regret : nous sommes partis durant Madball, contretemps oblige. Par conséquent, cette prestation ainsi que les deux suivantes (Cradle of Filth et Andréas & Nicolas) ne seront pas présentées ici.

ABSURDITY

Nous ne sommes arrivés qu’à la fin de la prestation du groupe Strasbourgeois et, pour être honnête, nous n’avons pas pu entendre grand chose tant le son semblait être chaotique. Difficile donc de distinguer ce que ça donne musicalement. Bon, à part ça, le deathcore des français semble avoir convaincu ses fans, et c’est là le plus important.

DEATH ANGEL
 

Une bonne grosse claque. Le thrash metal des américains avec ses petites touches heavy est d’une terrible efficacité. Les morceaux défilent et le temps passe à une vitesse incroyable. Le chant de Mark Osegueda est impressionnant, que ce soit clair ou growl, et les autres musiciens ne déméritent pas. On pourrait en parler des heures mais je resterais bref, ce fut la claque de la journée, et un groupe que l’on espère revoir au plus vite tant il est excellent. Voilà de quoi bien commencer !

GRAND MAGUS

Retour sur la petite scène pour les suédois, et là encore, problèmes de son. Mais niveau musical, c’est vraiment très bon. Un stoner heavy de grande qualité, aussi bon sur album qu’en live, rappelant souvent Black Sabbath. Bon, le souci, outre quelques larcens, vient du chant de JB, au timbre très agréable, mais également aux nombreuses fausses notes. Peut-être le frontman n’avait-il aucun retour ce qui expliquerait les petits couacs vocaux, mais rien de bien grave car sa performance, tout comme celle du groupe, est vraiment honorable, avec des titres phares repris, ainsi que d’autres extraits du premier opus (« I, the Jury » ou « Hammer of the North », par exemple). En gros, une heure qui passe assez vite. On aimerait en revoir une fois que c’est terminé.

KORPIKLAANI

Les finlandais s’avancent sur scène pour leur folk metal très festif. Ambiance d’album retranscrite également sur scène, et les instruments folkloriques sont bien en place, pas trop omniprésents. Le chanteur Jonne Järvelä s’en tire bien, mais on regrettera un petit côté répétitif dans le set du groupe, au fur et à mesure que le temps passe, la longueur commençant à être ressentie. Mais ce détail mis à part, le public semble conquis, et le groupe avoir déjà moult fans parmi la foule. Un moment agréable en somme, peut-être pas marquant me concernant, mais pour beaucoup, on dirait bien que si.

SPIRITUAL BEGGARS

Voici les suédois (et le grec Apollo Papathanasio, également chez Firewind) qui arrivent sur scène pour 1h d’excellent stoner hard rock/metal, qui prend une dimension colossale sur scène. Les titres font mouche, l’ambiance est parfaitement restituée et le nouveau chanteur reprend les anciens morceaux avec brio, même s’il sera épaulé par JB de Grand Magus sur un duo, ce-dernier étant lui-même le précédent chanteur. Michael Amott et sa guitare font des ravages (et excitent les groupies), et là encore le temps passe à une vitesse folle. On en veut encore une fois que c’est fini.

EPICA

Apparemment, de nombreuses personnes semblent être venues pour les néerlandais d’Epica et la jolie Simone Simons qui apparaît sur scène une fois l’introduction passée, au commencement d’un « Resign to Surrender ». La musique d’Epica est efficace, accrocheuse, rodée pour la scène, mais très vite les premiers problèmes surviennent, et en particulier un : Simone. La jeune femme possède une jolie voix mais son manque de maîtrise dans les aigus est assez évident, de même que les problèmes de justesse qui, sur certains titres, ont vraiment du mal à passer (surtout sur « Quietus », aïe aïe aïe !). De plus, elle semble constamment surveiller sa respiration, ce qui expliquerait les quelques défauts de la jeune femme sur la technique. Mark assure son growl comme il faut, sans problème, avec de la puissance et de la variation, insufflant cette pointe d’énergie qui redore le blason des compositions. Au moins, les musiciens semblent avoir le sourire, et ça passe toujours mieux, du coup. Un moment sympathique, mais un peu de travail sur certains points (notamment la technique et les lignes de chant de la frontwoman) semble nécessaire.


DAGOBA

Place aux marseillais de Dagoba sur la petite scène. Le set est carré et enjoué, ça pogote, ça headbangue, les titres se suivent et s’enchainent avec un groupe enthousiaste et visiblement heureux de retrouver son public. Les fans sont conquis, certains découvrent avec joie.

ARCH ENEMY

Deuxième fois que Michael Amott monte sur scène aujourd’hui, la première avec Spiritual Beggars, la seconde avec Arch Enemy. Le guitariste s’en sort toujours aussi bien, la chanteuse est communicative (et demande au public de verser un peu de sang, comme c’est original), bien en voix et le set contient des classiques et quelques nouvelles pistes en provenance du dernier opus. Mais à part ça, on regrette un peu le côté mécanique, qui n’aura finalement pas plus dérangé que ça, les fans étant ravis là encore.

NASHVILLE PUSSY

Après le death suédois, place au hard rock américain. Et attention, talent ! Le groupe d’outre-Atlantique est énergique et semble décidé à ne pas laisser indifférent, avec un set rondement mené du début à la fin. Le charismatique frontman Blaine Cartwright joue la carte rock’n’roll à fond pendant que la charmante bassiste et la délicieuse guitariste occupent la scène (et les yeux de la gente masculine). Le groupe joue des classiques, la musique déjà bien rodée sur CD est taillée pour la scène, du tout bon, et vivement le prochain passage en France.

HELLOWEEN

Grosse tuerie. Bien que le groupe privilégie des titres de son dernier album en date (notamment « Are You Metal ? » ou « Where the Sinners Go » qui rendent mieux jouée sur scène), nous avons également le droit à un petit medley de la trilogie des Keepers of the Seven Keys, un beau cadeau offert aux fans. Andi Deris, ravi d’être là, souriant, tentant quelques essais en français, est en grande forme (même si quelques petits défauts de justesse dans les sphères aiguës), les autres musiciens en paraissent parfois presque éclipsés malgré la qualité de chacun. Le statut de légende leur correspond tout à fait, tant tout semble impeccable.

Remerciements à Zone 51 pour son organisation et son professionnalisme, et merci à eux pour cette belle affiche ! On espère qu’elle sera de la même qualité l’année prochaine.

Photos du show à revenir très prochaînement, restez attentifs ! 🙂



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