Sepultura au Nouveau Casino (08.08.2011)

Sous un ciel gris pâle…

…Vous connaissez la suite ! De retour en France, c’est dans un Nouveau Casino plein comme un œuf que les brésiliens ont pu défendre leur dernier opus, Kairos. Force est de constater que, malgré leurs passages très fréquents en France, le public de s’en lasse pas.
 

Pas de première partie ce soir, il n’y en aura que pour Sepultura, qui a décidé nous gâter. En effet, cette date parisienne est la dernière d’une série de 6 passages cette année. Nos brésiliens sont donc toujours en très bon termes avec la France, de quoi démarrer un concert sous les meilleurs auspices. C’est donc avec leur célèbre « Intro » que le groupe débute son set, celle-là même que le groupe utilisait pendant la tournée de l’album Arise. C’est d’ailleurs ce titre qui suivra, véritable hymne thrash repris en chœur par les parisiens surpris que le show commence par un classique pareil. Le set passera en revue l’ensemble de la discographie du groupe, seul Roorback ne sera pas représenté.

C’est donc sans déplaisir que les fans s’excitent dans un moshpit qui ne rétrécira pas d’un poil tout le concert durant, preuve que le set ne présentait aucun temps mort. Cependant, malgré l’excitation du public, personne ne slammera ce soir ! En effet, des affiches étaient placardées un peu partout dans la salle et à l’entrée, indiquant que le slam avait été interdit à la demande du groupe ! Une barrière a d’ailleurs été installée devant la scène, ce qui n’est pas monnaie courante dans une salle aussi petite que le Nouveau Casino.

Mais cela ne freinait en rien l’engouement des fans. Parce que Sepultura, quelle que soit l’époque ou le line-up, ça bastonne encore et encore. Que ce soit avec des classiques comme « Refuse/Resist » ou « Roots Bloody Roots », ou des titres plus récents comme « Choke » ou « Convicted In Life », l’entrain des fans ne décroit pas. Et qu’en est-il des titres de Kairos, le dernier album que le groupe est venu défendre ce soir ? On peut constater qu’ils font l’unanimité ! Ce retour au Thrash old school donne plus de facilité aux titres les plus récents de s’intégrer au set de nos thrashers brésiliens. On remarque avec délectation que le groupe arrive à faire sonner ces titres encore mieux que sur album. Le rythme galopant du break de « Kairos » ou le riff destructeur de « Relentless » ne font donc pas défaut.

Il faut dire que le groupe ne rencontre ce soir aucun problème en ce qui concerne le son. La guitare du maestro Andreas Kisser reste incisive et ses riffs tranchent tout ce qui passe, la basse de Paulo Xisto est bien mise en avant et assure les rythmiques écrasantes sans problème, et les percussions que Jean Dollabella sonnent plus vraies que nature. Et que dire du vocaliste géant Derrick Green ? Il fait oublier sans problème son illustre prédécesseur Max Cavalera, en sachant retranscrire toute la rage des compositions ravageuses du groupe.

Mais malgré le professionnalisme et l’application du groupe à retranscrire ses compos, ce qui est remarquable à chaque concert de Sepultura, c’est de voir à quel point les membres s’amusent et prennent leur pied sur scène. Derrick Green, en grand frontman charismatique, n’hésitera pas à saluer et plaisanter avec le public, qu’ils soient devant, au fond, ou même dans l’aquarium pour fumeurs ! Le groupe n’est pas en reste, et se réserve quelques private jokes, comme jouer le thème de Batman alors qu’un roadie passe sur scène, ou offrir un petit Jam de riffs de Black Sabbath, qu’Andreas Kisser semble adorer.

Cela avait déjà été fortement remarqué lors de la tournée d’A-Lex, et cela se confirme maintenant, le groupe s’est trouvé un line-up stable et dynamique, où chacun est à sa place et s’amuse sur scène comme en studio. Certains ont beau parler de reformation du line-up original, avec les frères Cavalera, cela n’aurait aucun sens étant donné l’ambiance bon enfant qui règne dans le groupe.

Sepultura, s’il a moins de succès que par le passé, continue de fournir un travail de qualité et de s’amuser. N’est-ce pas là l’essentiel ?

Setlist :

Intro
Arise
Refuse/Resist
Kairos
Convicted in Life
Choke
What I Do!
The Treatment
Relentless
Troops of Doom
Septic Schizo / Escape to the Void
Meaningless Movements
Just One Fix (reprise de Ministry)
Seethe
Territory
Inner Self

Rappel :

Ratamahatta
Jam Black Sabbath (Into The Void, War Pigs, Snowblind)
Roots Bloody Roots



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