Paradise Lost ( + Lucifer) au Trabendo (09.11.2015)

 

C’est après une course folle dans Paris que j’arrive devant la salle du TrabendoDès 19h, les portes s’ouvrent, laissant le public s’engouffrer dans cette petite salle bien connue des Parisiens. La salle se remplit à grande vitesse, il est temps d’aller se trouver une bonne place dans la fosse.

 

Lucifer


A 19h30 pétantes, Lucifer lance les hostilités avec son heavy rock à chant féminin, le son est globalement bon et bien balancé. Johanna Sadonis trouve rapidement ses marques et tente de faire bouger un public qui reste impassible, malgré les efforts de la chanteuse.

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Il faut dire que, hormis Johanna, le groupe est très statique et ne dégage pas une énergie folle. Malgré une setlist variée et des musiciens plutôt carrés, leur show est très plat et conventionnel.

Johanna chante avec justesse, mais sa voix est brouillonne et manque de coffre.
Le public est venu pour Paradise Lost, et même si la salle reste relativement bondée, la buvette à l’extérieur aura plus de succès que Lucifer.

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Le manque de communication du groupe n’arrange pas les choses. C’est après 40 minutes de show que Lucifer quitte la scène, laissant derrière lui un public dubitatif.

 

Paradise Lost


Vingt petites minutes de préparatifs auront suffi à Paradise Lost pour débarquer sur scène sous un tonnerre d’applaudissements. Les rois de la soirée sont enfin arrivés et le public a déjà oublié Lucifer.

Les premières notes de « No Hope In Sight » résonnent dans le Trabendo. Ce titre issu de leur nouvel album, The Plague Within, est une parfaite introduction à un concert qui promet d’être mémorable. Le son est excellent, la basse ronflante fait trembler tout le Trabendo et les guitares survoltées envoient des décibels de doom à s’en faire exploser les tympans. Le très barbu et charismatique Nick Holmes, est au sommet de son art avec sa voix gutturale toujours bien placée. Il lui suffira de faire un geste de la main pour que le public headbangue.

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Comme annoncé en mai dernier par le groupe, ce n’est pas Adrian Erlandsson mais Waltteri Väyrynen qui est derrière les fûts. Du haut de ses 21 ans (!), le jeune batteur assure le spectacle et reste toujours très concentré.

Ce ne sont pas moins de sept morceaux issus de The Plague Within qui seront joués ce soir. Autant vous le dire tout de suite : les titres déjà excellents en studio sont une tuerie en live. Paradise Lost pose son ambiance et le public n’a plus qu’à apprécier la prestation jouée avec un professionnalisme de chaque instant.

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Les anciens albums sont aussi à l’honneur dans ce show qui survole le temps avec brio. On citera brièvement « Painless », « Widow » et « Praise Lamented Shade ». C’est avec ce genre de setlist que l’on se rend compte que Paradise Lost a beaucoup évolué durant sa carrière, affûtant son style à chaque album.

La groupe fini par quitter la scène sous les cris d’un public charmé qui en redemande. C’est l’heure du rappel.

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C’est après cet ultime retour sur la scène du Trabendo que Paradise Lost nous quitte, laissant derrière eux un public sous le charme. Un concert qui restera gravé dans la mémoire des fans du groupe.

Setlist :
No Hope In Sight
Widow
The Painless
Terminal
Erased
Praise Lamented Shade
Victim Of The Past
Enchantement
Flesh From Bone
Beneath Broken Earth
As I Die
Requiem

Rappel :
Return To The Sun
Faith Divides Us – Death Unites Us
An Eternity Of Lies
Say Just Words

Photos : Arnaud Dionisio / © 2015 Ananta
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe



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