Grimind – Through the Eyes of Janus

« Gates Of Paradise And Hell »
 

Atmosphères planantes, puissance, rage et mélancolie, c’est ce que nous propose le nouvel album de Grimind, Through the Eyes of Janus. Un voyage de 40 minutes, semé de rebondissements et de surprises.


Groupe de metal gothique/atmosphérique, teinté rock, Grimind n’en est pas à son premier effort, puisque le groupe a déjà sorti 3 galettes depuis 1997. Ils nous viennent de Lausanne (Suisse), et nous proposent leur premier album autoproduit.

Premier constat : malgré un album autoproduit, la qualité est au rendez-vous ! Les suisses n’ont rien à envier aux grosses productions.

L’atmosphère que dégage le groupe est assez étonnante. C’est un tout autre univers que Grimind nous propose d’explorer. On passera régulièrement de passages planants et mélancoliques, à d’autres plus énervés. On pensera inévitablement à Paradise Lost, notamment avec la voix claire de David Agocs.

Chaque instrument a sa place, et les mots d’ordres sont simplicité et efficacité : des rythmiques simples et carrées, des mélodies entêtantes, et des claviers quasi-omniprésents pour une atmosphère unique. Parfois un peu trop simple même, puisque certains plans (« All Around Your Fears », « Suffocating Flame ») sont un peu classiques, teintés rock, mais tout de même sympathiques à l’écoute.

Grimind


Là où Grimind nous étonne, c’est avec ses atmosphères incroyablement prenantes (« The One With No Name », « Following Their Prey »), ses mélodies entêtantes (« Come Undone », « Suffocating Flame »), et ses changements de rythme (« Golem’s March »). Nous avons même droit à quelques rythmiques incroyablement catchy et entrainantes (« Giant’s Causeway ») ! Car Grimind enchaîne parfaitement les changements de ton, et on se surprend plus d’une fois à taper du pied et secouer un tantinet ses cheveux.

Mention spéciale pour « Giant’s Causeway », titre le plus long (5:39) et probablement le plus intéressant du disque. Rythmique imparable, atmosphère planante voire épique, une touche expérimentale et un peu de rage, les dosages sont parfaits et le résultat très réussi.
On pense un peu à Enslaved, mais aussi à A Pale Horse Named Death par moments.
L’interlude (« Gates Of Paradise And Hell ») est très appréciable, représente bien le contraste calme/brutalité, et est suivie d’un « The One With No Name » très atmosphérique, et qui comporte sa dose de riffs plus énervés. Nous tenons le trio gagnant de l’album !
Enfin, « Come Undone » est pleine de mélancolie, malgré une fois de plus, un schéma classique.
L’album se fini en apothéose, avec « Following Their Prey » et son outro, courte, mais surement le moment le plus brut de l’album.


Malgré quelques titres un peu classiques et qui tombent dans le « déjà vu », Grimind nous offre un très bon album. Le groupe a un potentiel évident mais peine un peu à s’affirmer. Quoi qu’il en soit, les suisses maîtrisent leur musique, et méritent largement qu’on jette une oreille à leur dernier petit bijou, Through the Eyes Of Janus.
Je vous invite donc vivement à vous procurer cet album. Un groupe très prometteur !

 

7,5/10

Unna

NOTE DE L'AUTEUR : 8 / 10



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