Inglorious – Inglorious


Inglorious, jeune formation anglaise, sort son premier album le 19 février 2016. Et pourtant si celui-ci était sorti dans les années 70, personne n’aurait crié au scandale. Il aurait même reçu de très belles critiques par la presse rock de l’époque.


 

Alors, on se replace dans le contexte. Inglorious est formé au printemps 2014 par cinq artistes plus ou moins connus. Nathan James (chant) comptabilise une dizaine d’années en tant que chanteur professionnel. Il a notamment travaillé avec des musiciens et groupes à la renommée internationale. A savoir Uli Jon Roth (ex-Scorpions) et le Trans-Siberian Orchestra. Andreas Eriksson et Wil Taylor (guitares), Colin Parkinson (basse) et Phil Beaver (batterie) sont quant à eux des musiciens très talentueux bien qu’inconnus du grand public.
 


Un peu de Whistesnake, une touche d’Aerosmith, une bonne dose de Deep Purple et surtout beaucoup de Led Zeppelin. C’est le mélange qui caractérise le mieux Inglorious et le groupe ne s’en cache pas. L’album est équilibré et bien produit, on passe de morceaux assez hard / heavy (« You’re Mine », « Unaware » ou encore « Until I Die ») à des ballades blues (« Holy Water ») sans que cela ne perturbe l’écoute. Inglorious est déjà qualifié par certains grands noms, comme Steve Lukather ( Toto), comme un grand espoir et le renouveau du hard rock anglais. Quoi de plus normal lorsqu’on reprend les bons éléments des années 75, qu’on y rajoute puissance et voix plus musclée ?

Il faut voir Inglorious comme un groupe qui débute, mais pas de n’importe quelle manière. Ils posent sur la table un ouvrage vraiment complet et ils savent où il faut taper, pour que leur musique entre dans les esprits, mais n’en ressorte pas. La grande expérience de Nathan James y est sûrement pour beaucoup. Certains morceaux ont été écrits avec l’aide de quelques musiciens très expérimentés. Notamment Al Pitrelli (Megadeth, Alice Cooper, Trans-Siberian Orchestra), Joel Hoekstra (Night Ranger, Whitesnake) et Neil Fairclough (Queen). Ce genre d’apport dans le processus d’écriture d’un album n’est clairement pas négligeable, puisque la patte de ces artistes est audible sur certaines pistes.
 


Le groupe est en tournée avec The Winery Dogs de Mike Portnoy, Billy Sheehan et Richie Kotzen et encore une fois ce n’est pas anodin. Inglorious présente avec son album éponyme une grande qualité d’écriture, une réalisation de grande qualité et se promet un bel avenir de cette manière. Certains morceaux comme « Holy Water », « Girl Got A Gun » et « Wake », n’arriveront pas à vos oreilles sans vous faire penser au regretté Gary Moore, ou encore à l’actuel représentant du blues rock, Joe Bonamassa. Ce sont là les trois morceaux les plus calmes, à la frontière entre power ballads de hard et blues rock.

Il est assez difficile de trouver de réel point faible à cet album, il se complète de A à Z. On alterne entre calme et tempête, les riffs sont bons et accrocheurs. La basse est agréable à souhait, a la limite de la distorsion par moments. La batterie fait le boulot de manière remarquable et le clavier ajoute toute cette touche de Deep Purple. Nathan James pose sa voix comme un vrai pro, ce qui rend l’écoute très plaisante. Il ne tombe jamais dans les cris perçants, comme certains chanteurs le faisaient auparavant. Il apporte de la puissance et sublime chaque morceaux.

Le verdict est donc positif pour Inglorious et son premier album. Un groupe à surveiller attentivement durant les années à venir. Leurs performances live excellentes si l’on s’en tient à la qualité d’exécution dont ils font preuve ici. 

En guise de petit cadeau final, une reprise de « Fool For Your Loving » de Whitesnake :
 

NOTE DE L'AUTEUR : 8 / 10



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