Amon Amarth (+ As I Lay Dying et Septic Flesh) au FIL à  St-Etienne

Après Strasbourg, Rennes, Lille et avant Toulouse, c’est à St-Etienne, dans la belle salle du FIL que s’arrête ce soir le Surtur Rising Tour.

Après avoir franchi les portes du Muspelheim, le royaume des Géants du Feu (et plus précisement les bouchons à l’entrée de St-Etienne), j’arrive enfin en terres connues, avec bon nombre de joyeux vikings de toutes sortes venus pour cette soirée de célébration des anciens mythes.

Plus prosaïquement, ce n’est pas tous les jours qu’on peut voir une telle affiche entre ketchup et hotdog, sinon j’irais assurément plus souvent chez le marchand de saucisses !

Il est 20h précises et, avant l’invasion nordique, c’est Septic Flesh qui a l’honneur d’ouvrir les festivités.

J’avoue avoir été quelque peu déçu par la courte durée du show. En effet, ils n’ont pu jouer qu’une petite demi-heure, ce qui, quand on connait la durée moyenne de la plupart des chansons du groupe, ne représente qu’une très faible partie de leur répertoire récent.

Les morceaux proposés étaient tous issus des deux derniers albums, Communion et The Great Mass. C’est d’autant plus dommage qu’il y avait des fans venus spécialement pour eux.

Quoiqu’il en soit, le public a tout de même profité de quelques magnifiques morceaux phares très appréciés comme « The Vampire of Nazareth » ou « A Great Mass of Death »…


Très rapidement (trop ?), l’entre-acte a au moins eu le mérite de  permettre au public de se précipiter au bar (et honnêtement, à 4,50 € la pinte de Grim, ça serait dommage de s’en priver. Les salles parisiennes feraient d’ailleurs bien de s’en inspirer…).

A peine désaltéré, le concert reprend avec l’entrée en scène de As I Lay Dying.
 


Je dois avouer ici ma méconnaissance de ce groupe, mais à défaut de réellement apprécier leur musique orientée metal core, j’ai rapidement remarqué que la scène est incontestablement leur domaine.

Après la musique sombre du combo grec, la bande de Tim Lambesis a rapidement su faire bouger le public, malgré l’heure propice à la digestion.

Les sauts de Josh Gilbert et de ses compagnons ont entraîné chez moi une irréstible envie de les accompagner, malgré le matériel photo que je transportais et qui a été mis à rude épreuve !
Généralement, c’est le genre de signe qui prouve la qualité d’un groupe. La salle ne s’y est d’ailleurs pas trompée et la sueur a vite fait d’imprégner l’atmosphère déjà brumeuse !
 

 

 


 

Enfin, une mention spéciale pour le batteur, Jordan Mancino, qui a incontestablement assuré une prestation technique irréprochable ce soir dans des morceaux rythmés comme « Trough Struggle » ou « The Sound of Truth ».

En conclusion, la prestation d’As I Lay Dying a été une bonne surprise pour moi et j’imagine aisément que les fans ont dû approcher un état extatique !


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Une dernière pause bière plus tard, et c’est au tour de nos vikings très attendus d’Amon Amarth d’entrer majestueusement sur une scène plongée dans une magnifique aurore boréale.
 


 

Et là… Que dire ? La magie nordique prend immédiatement avec « War of the Gods », « Runes to my memory » et le grandiose « Destroyer of the Universe » qui a faillit achever le public alors que nous n’étions qu’au début du spectacle !

Franchement, la présence et le charisme de Johan Hegg éclipse le reste du groupe. Bien sûr,  Olavi Mikkonen et Johan Söderberg à la guitare et Ted Lundström à la basse ne sont certes pas des petits enfants de choeur, mais c’est sans aucun doute la stature imposante de la force de la nature qu’est le chanteur du groupe qui impacte à ce point le public.
 


 


 

Après la prestation très mouvante d’As I Lay Dying, il y a clairement une différence de style. Les suédois font certes preuve de puissance musicale, mais leurs pas sont pesants et leurs mouvements lents et posés. Evidemment, cela n’empêche en rien les doigts des musiciens de bouger frénétiquement sur les cordes de leurs instruments ni leurs nuques de tournoyer allégrement, en symbiose avec le public !

« The Pursuit of Vikings » reste un grand classique de la gymnastique du cou, tout comme « Death in Fire » qui marque la « fin » du concert…
 


Après le rappel coutumier, les vikings reviennent assainer « Twilight of the Thunder God » et « Guardian of Asgard » à un public aussi chaud que la décoration flamboyante de la scène.

Après ces rappels, les membres du groupe ont fait un véritable tour d’honneur, distribuant les poignées de mains et les classiques objets souvenirs aux fans sous les hurlements de reconnaissance d’un public qui était définitivement parti dans les profondeurs caniculaires du Muspelheim. Tout comme moi d’ailleurs qui venait de perdre le peu d’eau qui restait encore dans mon corps.

Bref, je reprendrais volontier un peu de Géant du Feu la prochaine fois que j’en aurais l’occasion !
 


Thomas « Orlanth »

Setlist d’Amon Amarth, présentée par une charmante demoiselle qui a su être la plus rapide dans le jeu consistant à attraper, sans se faire écraser, un morceau de papier dans la foule :
 


 



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