Unleashing the Beast (+ Across The Divide et The Bakounines) au Gibus Café (31.01.16)

Après un premier album intitulé Jusqu’aux dernières heures en 2015, les Manceaux d’Unleashing The Beast continuent de distiller leur metalcore sur les scènes de France et de Navarre. Une semaine après une date au Covent Garden, ils sont de retours au Gibus Café en compagnie de The Bakounines et Across The Divide pour une soirée riche en diversité !
 


The Bakounines


Le premier groupe de la soirée dénote totalement puisque The Bakounines est un combo envoyant une pop plutôt à l’anglaise dans la face du public avec une seule guitare et une très forte mise en avant des claviers sonnant très new-wave. Ils ont la chance de bénéficier d’un son plutôt correct et surtout d’une base de fans qui se fait entendre et qui danse au son des mélodies envoyées par le quintet.

The Bakounines nous envoient des titres de leurs deux EPs qui mettent très fortement en valeur le travail de la batterie qui ressort beaucoup sur le mix. L’espace exigue de la scène ne permet pas au combo de bouger comme ils le veulent – surtout avec un synthé qui prend de la place, qu’à cela ne tienne le quintet est là pour nous envoyer sa musique dans les oreilles. Et ils le font très bien ma foi !


Across The Divide


C’est ensuite au tour des parisiens d’Across The Divide de prendre place sur la scène. On change tout de suite d’ambiance puisqu’ici on repart sur des bases metalcore solide. C’est-à-dire vocaux criés, breakdowns et autres joyeusetés auquel on est habitué dans le milieu.

Across The Divide est une jeune formation ayant enregistré son premier EP en 2014, intitulé Breathless et qui va en tirer trois titres présentés ce soir, "Never Enough", "Like The Wind" et le titre final, "Rise". Pour le reste, la quintet nous envoie des titres qui sont actuellement enregistrés pour le prochain EP à sortir en mars.

Profitant de l’étroitesse de la scène, Alexandre descend dans la fosse permettant à ses compères d’avoir plus d’espace pour bouger. Le son très limite de la salle n’aide pas à offrir des conditions optimales et on sent tout de suite les problèmes de retour. Cela n’entache pas la volonté du combo à nous balancer ses gros breakdowns au visage. Et c’est que ça marche plutôt bien - hormis lors de certains titres où les changements de rythmes au sein de la chanson desservent plus qu’autre chose – dans l’ensemble. Pour une fois les vocaux sont maitrisés de bout en bout et c’est un point non négligeable que l’on peut accorder à Across The Divide.

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Setlist:
Intro
Never Enough
Still The Same
Who you are
Like The Wind
Red and Black
Lasts Forever
Never Look Back
The Escape
Rise


Unleashing The Beast


Il est presque 23h quand Ben, Gary, Kenny et Dylan prennent possession de la scène du Gibus Café. Le public est clairsemé – comme sur le reste de la soirée – mais cela n’entame absolument pas le moral des troupes, bien au contraire. Le quartet fait son entrée sur "Memento Quia Pulvis Es", le véritable premier titre de Jusqu’aux dernières heures qui bénéficie d’une très longue intro mettant en évidence le travail à la guitare de Ben.

La grande force d’Unleashing The Beast et ce qui leur permet de sortir véritablement du lot, ce sont les parties de chant clair de Ben. On peut clairement compter sur les doigts de la main ceux qui valent le coup parce que très souvent mal utilisés et fait par quelqu’un qui ne sait pas chanter hors chez les manceaux, c’est maitrisés et Ben assure ses parties avec génies sur scène ! On sent bien sûr grandement l’influence The Amity Affliction de ce côté-là, en mieux.

Le son est malheureusement très décevant si bien qu’on entend quasiment pas la guitare de Ben sur les deux premiers titres laissant beaucoup plus d’espaces au duo Dylan (basse) – Kenny (batterie), ce dernier martelant ses fûts.


Chanter en français est un plus indéniable et Unleashing The Beast l’a très bien compris. A l’instar d’un Mass Hysteria, d'un Eths ou d’un Ellipse, cela permet de donner beaucoup plus de reliefs aux textes. Impossible d’imaginer toutes les nuances des textes des manceaux en anglais. Et puis c’est quand même plus fun en concert, surtout quand c'est Gary qui éructe derrière son micro.

Le son s’améliore à partie de "Mensonges pour promesses" et c’est tant mieux, permettant au quartet de nous envoyer ses breakdowns dans la face. Avec une seule guitare sur scène, les parties plus ambiantes sont envoyées par le batteur à l’aide d’un iPod n’enlevant en rien à la prestation.


Unleashing The Beast nous a gardé le meilleur pour la fin avec un enchaînement monstrueux entre "Sous ce ciel de feu et d’acier" et "Laissez parler la colère", les deux titres ayant eu le droit à une vidéo et servant de faire valoir à l’album. Après une quarantaine de minutes, le combo se retire sur le titre éponyme de l’album.

Le groupe compose actuellement pour son prochain opus et nous sommes impatient d’écouter le successeur de Jusqu’aux dernières heures !

Setlist:
Memento Quia Pulvis Es
Chrysalide
Mensonges pour promesses
Tuer ces idoles
Ce qui me dévore
Sous ce ciel de feu et d’acier
Laissez parler la colère
Jusqu’aux dernières heures



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