The Winery Dogs (+ Inglorious) au Trabendo (06.02.2016)

Moins d’un an après un concert donné avec Neal Morse au Divan Du Monde, Mike Portnoy, le batteur le plus occupé du prog et du metal, est revenu dans la capitale française. Mais cette fois-ci, c’était avec son projet le plus rock et funky, The Winery Dogs. Hot Streak, le deuxième album de la formation emmenée par Ritchie Kotzen (guitare, ex-Mr. Big), Billy Sheehan (basse, Mr. Big, Steve Vai) et Mike Portnoy étant sorti peu de temps auparavant, les Américains avaient à cœur de faire passer un moment festif au public du Trabendo. Ce fut bien entendu réussi, d’autant plus que le trio nous a proposé une première partie fort intéressante avec Inglorious.

Inglorious

Le groupe britannique, emmené par Nathan James (chant, Trans-Siberian Orchestra) vient de sortir son tout premier album, rappelant fortement les débuts de Deep Purple et de Whitesnake. Autant dire qu’avec de telles références, il faut s’attendre à du groove et du bon vieux rock en live. C’est précisément ce que nous envoient les Anglais, avec un set d’une efficacité redoutable. Si en live Nathan James ne nous avait pas convaincu avec Trans-Siberian Orchestra, la faute à des compositions trop plates, sa voix est parfaitement adaptée au hard rock bluesy d’Inglorious et les références que sont David Coverdale ou Ronnie James Dio viennent immédiatement en tête. Côté instruments, le duo de guitaristes Wil Taylor (et son air de Nicolas Cage) et Andreas Zata Eriksson envoient des riffs et des soli inspirés de Ritchie Blackmore, sans oublier le feeling inhérent à ce style de musique.

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Sans tomber dans le plagiat, les compositions du quintet parviennent à faire mouche, d’autant plus que le groupe se donne à fond, sans oublier de communiquer avec le public. Les applaudissements nourris entre les titres ne trompent pas, le Trabendo tout entier réserve un très bon accueil à Inglorious et semble apprécier la découverte.

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S’il est certain que ce type de musique est taillé pour le live, les compositions sont de qualité et tout ne repose pas uniquement sur l’attitude des musiciens. Inglorious a su chauffer la salle de la plus belle des manières et il y a fort à parier qu’avec des prestations live aussi réussies que celle-ci, les Anglais devraient refaire parler d’eux très rapidement.

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The Winery Dogs

Le concert de ce soir affichant complet, c’est tout naturellement qu’une grande ovation salue l’entrée en scène du trio américain. The Winery Dogs débutent naturellement leur set par « Oblivion », titre d’ouverture d’Hot Streak, leur dernier album. Le son est plutôt bien équilibré et la configuration en power trio permet de dinstinguer le travail de chacun des instrumentistes, en particulier celui de Billy Sheehan qui ne se contente pas d’un rôle de bassiste d’accompagnement.

Comme à son habitude Mike Portnoy fait le show et semble réellement prendre du plaisir à présenter les nouveaux titres de Winery Dogs sur scène. Son jeu est d’ailleurs beaucoup moins démonstratif que d’habitude et se met au service du groove et de la musique. Enfin, Ritchie Kotzen, moins mis en avant que ses compères, propose des soli forts intéressants, entre hard rock et fusion, et sait néanmoins séduire le public avec un timbre de voix bien appréciable.

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Lors du dernier passage parisien de Winery Dogs à la Maroquinerie, le trio n’avait sorti qu’un album et avait complété sa setlist par de nombreuses reprises (de Poison ou encore Mr Big). Ce soir, ce n’est pas le cas, puisque Ritchie Kotzen et ses compagnons ne joueront que des extraits des deux albums de Winery Dogs, en équilibrant parfaitement le set entre les deux opus. Le bluesy « I’m no Angel » fait forte impression avec son riff mid-tempo qui donne sacrément envie de taper du pied.

Ritchie Kotzen sera mis à l’honneur en fin de set lors de quelques titres, qu’il interprète en configuration piano-voix, dans une ambiance feutrée et intimiste (« Think it’s Over » ou « Regret »). Billy Sheehan aura également droit à son moment de gloire lors d’un solo de basse, malheureusement un peu long, ce qui a pour principal défaut de faire retomber l’ambiance qui était jusqu’alors excellente dans le public.

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Avec « Elevate », le tube du premier album des Winery Dogs, le set touche à sa fin et c’est un rappel constitué de « Regret » et de l’entrainant « Desire » aux sonorités presques Hard FM qui conclue un set jouissif.

The Winery Dogs a su convaincre un public venu en nombre, en grande partie en raison des compositions accrocheuses du trio, ainsi que du charisme des musiciens. Désormais, The Winery Dogs ne se limite plus à un side project de Mike Portnoy mais semble bel et bien s’apparenter à un groupe soudé et solide, d’une efficacité redoutable sur scène comme en studio. Avec une première partie de choix, cette soirée a donc été une réussite totale. Comment pouvait-il en être autrement ?
 

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Setlist The Winery Dogs

Oblivion
Captain Love
We Are One
Hot Streak
How Long
Time Machine
Empire
Fire
Think it’s Over
Drum Solo
The Other Side
Bass Solo
Ghost Town
I’m No Angel
Elevate

Rappel :

Regret
Desire

Merci à Music For Ever Production
Photographies : © Marjorie Coulin 2016
Toute reproduction interdite sans autorisation du photographe



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