Nekromantheon – Rise, Vulcan Spectre

Nekromantheon

Rise, Vulcan Spectre

Sortie prévue le 13 janvier 2012 chez Indie Recordings

   Les Norvégiens de Nekromantheon font partie de ces formations qui sont restées fidèles aux années 80, apogée d’un Thrash « in your face » et sans concession… Slayer, Kreator, Sodom, voire Sepultura… sont autant de formations qui influencent largement ces jeunes talents. Après avoir fait une belle apparition au Maryland Death Fest en 2010 et au Live Evil Festival, pour célébrer leur premier album, Divinity of Death, ils nous reviennent début 2012 avec une nouvelle galette mythologiquement intitulée Rise, Vulcan Spectre.

   Sans surprise, Rise, Vulcan Spectre officie donc dans un Thrash survitaminé qui appuie en permanence sur l’accélérateur, à l’ancienne. L’effet « années 80 » est souligné par un écho constant sur tous les instruments, y compris la voix, et une production plus que correcte.

   Dès le titre introductif « Cast down to the void », on a l’impression de se trouver face à un rottweiler enragé qui ne nous lâche pas du regard ! Notre vie tient à la solidité de sa laisse… Quant aux riffs servis par Arild, ils sont ultra-rapides et parfaitement exécutés. On sent que les trois garçons de Kolbotn prennent essentiellement leur pied à répéter ces riffs d’antan inlassablement. Le tout claque dans l’écho de la voix d’Arild. Le résultat est effectivement efficace, crasseux à souhait et suffisamment bon à s’arracher la tête. On ne prend du répit que sur les notes de fin, exécutées à la Venom.

 


   Cependant, malgré les quelques très bons riffs, comme sur « Blood Wisdom », « Embrace the Oracle » ou le titre éponyme, mais déjà entendus un million de fois chez Slayer ou Dark Angel, la lassitude se fait sentir plus tôt que prévu. Nekromantheon enchaîne en effet ses huit titres sans répit, avec une vitesse effrenée et malgré les quelques ralentissements comme sur « Coven of the Minotaur », on se sent comme en chute libre constante, que la batterie ne semble pas vouloir ralentir. Même les solis de guitare sont exécutés en 10 secondes douche comprise. Heureusement, ils sont joués à la perfection, comme sur « Rise, Vulcan Spectre ».

   S’il est certain que la musique de Nekromantheon est d’une certaine efficacité en ce qu’il est capable de faire secouer des crinières en live, son écoute sur disque devient vite passablement lassante… Sans remettre en cause les prestations scéniques de ces membres d’Obliteration qui ont déjà fait leurs preuves, il est dommage d’avoir fait ici l’effort de revenir aux sources, à ce que l’on préférait dans les premiers albums de Slayer ou de Sepultura, pour les exploiter jusqu’à l’indigestion… et finalement passer à côté.

  En revanche si vous êtes avides de speed, ce disque saura vous complaire. Je conseille également  leur excellent EP paru chez Støy Inc intitulé We’re Rotting.

   Pour moi, malheureusement, le disque fait l’effet d’une boule de neige que je préfère éviter. Malgré la vitesse et la précision d’exécution, il manque une certaine substance qui me donne envie de m’accrocher à cet opus.

   Le revival du Thrash old-school est une aubaine pour tous ces groupes qui vivent leur passion à fond et je les respecte, et loin de moi l’envie de m’interposer pour les arrêter…
 

Katarz
 

NOTE DE L'AUTEUR : 7 / 10



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