Bring Me The Horizon (+ Don Broco) au Radiant à  Lyon (13.04.16)

 


Le Radiant de Bellevue à Caluire (Lyon) recevait, le mercredi 13 avril, les anglais de Bring Me The Horizon et leur univers musical varié au possible. Ils venaient défendre leur dernier opus, That’s The Spirit, mais pas seulement. C’était aussi une bonne occasion pour le public lyonnais de découvrir, ou bien de faire la connaissance live de Don Broco.

Don Broco
 

Tous droit venus de Bedford en Angleterre, Don Broco aura fait parler de lui ce soir. Les avis sont mitigés vis à vis de leur prestation. La présence scénique de Rob Damiani (chant), plus énervante que sympathique, et bien souvent au-delà de l’exagération dans ses gestes et «danses», rendra le show assez désagréable visuellement. Heureusement pour eux, les anglais proposent un panel de chansons regroupant quasiment tous leurs albums ou EP, ce qui nous fait voyager dans plusieurs styles musicaux différents en tout juste 45 minutes.

Bring me the horizon, don broco, concert, bmth, lyon, france, 2016

Grâce à ça, on ne s’est pas ennuyé une seule minute. Simon Delaney (guitare) est une vraie machine à riffs. Même dans un registre pop rock qui pourrait être assez limité, il arrive à livrer des riffs à la fois groovy, puissants et bien accrocheurs. Il a quand même la chance d’être accompagné par un excellent Tom Doyle à la basse qui assure une rythmique très funk tout au long du set. Il est juste un peu dommage de voir un tel bassiste se limiter à ses parties et ne pas se laisser aller quelques fois quand la musique le permet.

Le public a un peu de mal à suivre les demandes de circle pits de Rob sur les trois ou quatre premières chansons. Ce n’est que lorsque «Fancy Dress» arrive, avec son outro reprenant «Killing in The Name» de Rage Against The Machine, que le public se réveille et se met à sauter dans tous les sens. S’en suit l’excellente «Thug Workout», présente sur le tout premier EP du groupe sorti en 2008, pour ne pas perdre le rythme. Chanson extrêmement intéressante musicalement, aux sonorités similaires à « Servitude » de Fishbone, sur laquelle les Lyonnais prennent un malin plaisir à faire un wall of death assez conséquent (sur demande du groupe).


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La majorité des chansons est tirée du dernier album en date de Don Broco, Automatic, sorti en été 2015. On peut dire que cet album aura été bien défendu grâce aux riffs de Simon soutenus par la super rythmique basse / batterie de Tom Doyle et Matt Donnelly. La chaleureuse et forte voix de Rob Damiani aura préparé le public du Radiant de Bellevue de la meilleure manière possible avant l’arrivée de Bring Me The Horizon sur scène.

La prestation du groupe a toutefois été appréciée de manière totalement différente par les spectateurs, sûrement à cause du placement dans la salle et de l’espace vital de chacun, parce que la fosse ressemblait presque à un emballage sous vide tellement les fans étaient collés les uns aux autres devant la barrière. Mais on y reviendra. Dans tous les cas, le show de Don Broco, vu de derrière était excellent, avec un super son et un répertoire varié des plus intéressants.

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Bring Me The Horizon


Une petite demi heure d’attente et les Britanniques font leur entrée sur scène sur un fond de « Doomed », tirée de That’s The Spirit. La foule est en délire lorsque Oliver Sykes et ses acolytes montrent le bout de leur nez. Les inquiétudes quant à la justesse du chant du frontman sont vite levées. Le chant est juste et bon, enfin pour les parties qu’Oli assure en tout cas, parce que Jordan Fish (clavier) s’occupe de toutes les parties que le chanteur principal ne peut pas (ou plus) assurer, en plus des choeurs. « Happy Song » est ensuite jouée, pour faire honneur au dernier album en date.

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Quand on parlait d’une foule serrée au possible dans la fosse, et bien Oli Sykes s’en est lui aussi bien rendu compte. Alors peu importe le comportement du chanteur à l’extérieur, on ne peut pas dire qu’il ne prend pas soin de ses fans, puisqu’il demande fermement au public de reculer encore et encore pour que les personnes trop serrées aient un peu plus de place pour respirer. On le sait, un concert de ce genre et de cette envergure, c’est un concert à malaises. L’excitation avec la chaleur et l’effet de foule rendent la présence des secouristes réellement indispensable.

Pour l’instant, le show est excellent, les jeux de lumières sont captivants et la musique que présente BMTH est d’une grande qualité. « Go To Hell, For Heaven’s Sake » est le premier représentant de Sempiternal. C’est là que la tension commence à monter, la musique devient un peu plus violente , jusqu’à l’arrivée de « The House of Wolves » qui, littéralement, déchire tout en cette première partie de concert. On entre dans le domaine pour lequel les anglais assurent le mieux, un metalcore puissant avec de lourds breakdowns, mais qui sait rester mélodique et accessible avec ses refrains aux sonorités pop.

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S’en suit directement « Chelsea Smile ». Choix judicieux pour satisfaire les fans de la (presque) première heure qui ont sûrement besoin de leur petite dose de violence dans les mosh pits. On retourne un peu dans That’s The Spirit avec l’excellente « Throne » qui paraît bien plus puissante en live que sur CD. Oli Sykes est beaucoup plus à l’aise vocalement sur ce genre de chansons que sur celles ou il doit screamer et cela se ressent assez rapidement. Après ce bref passage sur le dernier album, on retourne sur Sempiternal le temps deux titres, le très attendu « Shadow Moses » puis « Sleepwalking ».

Encore plus attendue que « Shadow Moses », « True Friends » déboule pour le plus grand plaisir du public qui se fera une joie de chanter les refrains. Le public de Bring Me The Horizon étant très éclectique du fait de la variété et de l’évolution musicale du groupe, des débuts orientés deathcore jusqu’à la période metalcore puis « popcore » actuellement, chacun possède ses classiques différents. Les briquets et lumières sont de sortie pour « Follow You », qui permet au public de se reposer un peu avant d’enchaîner sur « Can You Feel My Heart » et « Antivist ».

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Les Britanniques font un retour sur rappel avec « Blessed With a Curse » tiré de l’album There Is a Hell, Believe Me I’ve Seen It. There Is a Heaven, Let’s Keep It a Secret sorti en 2010, puis le concert se termine sur « Drown ». On aura donc eu une courte soirée (14 morceaux), principalement axée sur le dernier album en date, That’s The Spirit et son grand frère Sempiternal. Il est quand même sympathique de la part du groupe d’avoir placé un représentant de Suicide Season, sorti en 2008, et de There is a Hell… pour les plus nostalgiques, sachant qu’Oli Sykes a actuellement beaucoup de mal à assurer ses parties de chant. Heureusement, Jordan Fish rattrape le coup derrière son clavier.

Il est quand même dommage que pour certains morceaux, alors que la basse est encore plus présente que les guitares, Matt Kean reste autant en retrait. Oli fait le show et occupe toute la scène, John Jones et Lee Malia (guitares) sont à l’avant de la scène, Matt Nicholls est surélevé, alors que Matt Kean et sa basse sont au fond de la scène, cachés par les jeux de lumière et l’omniprésence scénique d’Oli.

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La prestation de Bring Me The Horizon est absolument convaincante, ils sont musicalement puissants et justes. La variété musicale proposée, qui passe du deathcore, au metalcore aux chansons un peu plus pop, est franchement intéressante. C’est du tout bon pour les anglais, qui font honneur à leur dernier album. Il ne reste plus qu’à voir comment ils le défendront en plein air lors du Hellfest 2016.

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Merci à La SAS Concerts et Nous Productions pour cette soirée. 

Photos : Eric – OZIRITH.com / Facebook : OZIRITH.com Live Photography
Toute reproduction est interdite sans l’accord préalable du photographe.



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