Bring Me the Horizon (+ Don Broco) au Zénith de Paris (14.04.16)


Rares sont les groupes de notre scène à jouer à Paris dans une salle aussi grande que le Zénith, et pourtant c’est l’objectif que s’est fixé Bring Me the Horizon après la sortie de son dernier opus en date, That’s The Spirit. Pour la peine, ils sont accompagnés de leurs compatriotes britanniques de Don Broco. Retour sur une soirée dantesque dans un Zénith rempli à ras-bord !

 

Don Broco
 

Après avoir emmené Beartooth et PVRIS sur la première partie de la tournée à la fin de l’année dernière, c’est dans un tout autre registre que Bring Me the Horizon a choisi sa première partie puisque c’est un autre combo nous venant de l’outre-manche qui s’amène devant nous, Don Broco.

Nous ratons les deux premiers titres du combo et arrivons donc à partir de « I Got Sick », issu de Automatic, le second opus du combo sorti en Août 2015. La musique de Don Broco peut se classer entre du pop-rock et du rock alternatif avec quelques éléments allant chercher vers la scène hardcore notamment sur les breaks à la guitare et la basse. Automatic sera très largement mis en avant ce soir, normal vu le succès et la qualité de l’opus me direz-vous.

Du côté du public, l’accueil est assez chaleureux, beaucoup plus qu’à Lyon il semblerait (pour comprendre, allez lire le live-report du concert lyonnais) et on voit aussi en se promenant dans la fosse que quelques personnes connaissent quasi par cœur les paroles. Pour le reste du public qui ne connait pas Don Broco, on sent des gens respectueux, qui applaudissent après chaque titre et n’hésitent pas à esquisser quelques pas de danse.

A noter que pour la petite histoire, Don Broco sera de retour dans quelques jours dans notre capitale pour assurer la première partie des 5 Seconds Of Summer à l’AccorHôtels Arena.

Setlist:
You Wanna Know
Priorities
I Got Sick
Automatic
What You Do To Me
Actors
Fire
Nerve
Money Power Fame

Bring Me the Horizon
 

Groupe polémique par excellence, Bring Me the Horizon n’a pas arrangé son cas avec la sortie récente de That’s The Spirit. Lancé et marketé par Sony, BMTH est allé encore plus loin dans son concept de popiser sa musique. Qu’il est loin le temps du deathcore de Count Your Blessings ou le metalcore de Suicide Season, place à une nouvelle version. Cette soirée au Zénith est donc l’occasion pour le public parisien de découvrir ce que donne en live les titres du nouvel opus, deux ans et demi après un passage écourté et assez catastrophique vocalement au Bataclan.

Au programme de ce soir, une setlist qui ne mettra en lumière quasiment que les deux derniers opus, Sempiternal et That’s The Spirit. Les fans de la première heure ne seront récompensés que par deux titres, « Chelsea Smile » (de Suicide Season) et « Blessed With A Curse » (de There Is A Hell Believe Me I’ve Seen It, There Is A Hell Let’s Keep It A Secret).

Le sextet entre en scène avec « Doomed » (qui est aussi le premier titre du dernier album), un choix assez bizarre car ce titre est assez calme par rapport aux quatre singles dévoilés en amont. Et d’ailleurs en parlant de single, c’est « Happy Song » qui débarque ensuite mettant en voix le public du Zénith criant à pleine voix « S-P-I-R-I-T, let’s hear it ! » ! Le Zénith est quasiment rempli ce soir, excepté quelques places tout en haut, avec une fosse qui déborde presque repoussant une bonne partie du public contre les gradins lors des différents Wall Of Death ayant lieu.


Après deux titres de That’s The Spirit, ce sont deux titres de Sempiternal que nous offre le combo de Sheffield, UK. Pour commencer, c’est « Go To Hell For Heaven’s Sake » qui s’offre au public et la pression ne redescend pas dans la fosse. Il suffit aussi de se retourner pour voir que même dans les gradins c’est la folie, tout le public est debout, danse, chante, poings et cornes du diable levés au ciel ! « The House Of Wolves » est annoncé par un Oli Sykes qui malgré ses problèmes de justesse au chant est un frontman qui en impose, n’hésitant d’ailleurs pas à descendre de la scène pour se rapprocher au maximum de son public. La fosse n’est plus qu’un gigantesque playground destiné aux moshers et autres personnes voulant donner tout ce qu’ils ont pendant la durée du set, et ce n’est pas l’arrivée de « Chelsea Smile » qui va apaiser les presque 6 000 personnes présentes ce soir au Zénith. Seul rescapé du second opus, Suicide Season, « Chelsea Smile » est un classique indémodable de la carrière des Britanniques même si on sent bien que le public le plus jeune, débarqué sur That’s The Spirit peine à comprendre ce qui se passe avec ce morceau ultra violent. Pour les plus anciens et ceux ayant découverts BMTH avec le tout premier opus en 2006, Count Your Blessings, c’est un retour aux sources qui fait un bien fou.

Bring Me The Horizon a toujours été un groupe qui a divisé par sa musique mais aussi par ses prestations lives, notamment celle d’Oli Sykes. Après un Bataclan catastrophique en 2011 puis un autre Bataclan en 2013 qui était fou sur le plan du public mais beaucoup moins sur la prestation du combo, c’est un plaisir incroyable de voir un Oli Sykes qui chante plus que correctement.

L’alternance des titres joués entre ceux de Sempiternal et ceux de That’s The Spirit fonctionne à merveille. Et que dire du public parisien quand « Shadow Moses » débarque à part chapeau bas, imaginez quelques instants 6 000 personnes criant à plein poumons « this is sempiternal », frissons garantis.

La seule petite déception de la setlist est très certainement d’entendre la très discutable « Follow You » – même si celle-ci permet à Oli de reposer sa voix – à la place de « What You Need » par exemple.


Le combo de Sheffield annonce que le dernier titre de la soirée se profile à l’horizon en nous demandant de « put your middle finger up if you don’t give a fuck » annonçant le brulot qu’est « Antivist ». Le pit redevient un lieu réservé aux mosheurs avertis.

Après une heure de jeu et douze titres, Bring Me the Horizon se retire quelques instants pour mieux nous revenir avec un titre très ancien, « Blessed With A Curse ». Un titre très différent à l’époque pour le combo mais qui au final prend tout son sens maintenant. Six minutes d’émotions plus tard et un public qui scande « take back every word I’ve said, ever said to you ». Le set des anglais s’achève sur un désormais classique, « Drown ». Le Zénith se déchaîne une nouvelle fois et le sextet peut se retirer avec la sensation du devoir accompli. On se voit au Hellfest messieurs !

Setlist:
Doomed
Happy Song
Go to Hell, for Heaven’s Sake
The House of Wolves
Chelsea Smile
Throne
Shadow Moses
Sleepwalking
True Friends
Follow You
Can You Feel My Heart
Antivist
Encore:
Blessed With a Curse
Drown

 



Partagez cet article sur vos réseaux sociaux :

Ces articles en relation peuvent aussi vous intéresser...

Ces artistes en relation peuvent aussi vous intéresser...

Advertisements