Dave Jordan, guitariste de Long Distance Calling

" Nous ne plannifions rien du tout. Nous tentons des choses et nous voyons juste où elles nous mènent ! "
 

Quelques semaines après la sortie de TRIPS, le nouvel album de Long Distance Calling, la Grosse Radio s’est entretenue avec Dave Jordan, membre du groupe allemand de post-rock à tendance progressive. Nous avons pu évoquer ensemble le concept de voyage spatio-temporel évoqué dans ce nouvel opus de la formation et revenir sur les raisons du départ de Marsen Fischer, clavieriste et chanteur du groupe. Enfin, le musicien est revenu sur les moments marquants des dix années d’existence de Long Distance Calling.

Bonjour Dave, et merci pour cette interview pour La Grosse Radio. Vous venez de sortir votre nouvel album, intitulé TRIPS. Juste avant sa sortie, Marsen Fischer votre clavieriste a quitté le groupe. Comment avez-vous réagi à son départ ?

Hé bien, il est vrai que nous avons été un peu surpris lorsque nous avons appris sa décision, mais nous la respectons totalement. Il a juste souhaité se concentrer sur sa vie privée, notamment son travail et sa famille. Nous le comprenons parfaitement.

Néanmoins, Marsen joue des claviers sur cet album. Comment procédez vous pour le remplacer sur les concerts de la tournée ?

En live, Flo notre guitariste joue également du clavier, mais il est vrai que certaines parties sont programmées et samplées à l’aide d’un ordinateur. Nous avions déjà procédé ainsi dans le passé.

Long Distance Calling, TRIPS, Post rock, Inside Out,

Votre choix s’est porté sur Petter Carlsen pour remplacer Marsen, notamment les parties chantées. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette décision ?

Petter était déjà présent en tant que guest sur les parties vocales de The Flood Inside, notre précédent album. De plus nous le connaissons depuis 2010. C’est un très bon ami en plus d’être un chanteur très talentueux. C’est pourquoi nous l’avons choisi, bien qu’il soit originaire de Norvège. Le talent et ses qualités vocales ont été les principaux facteurs de recrutement.

Selon moi, TRIPS, votre nouvel album, contient de nombreux éléments électroniques. Etait-ce important pour vous d’explorer cette nouvelle voie et d’incorporer ces sons à votre musique ?

Hé bien, je ne trouve pas que l’album soit si électronique que cela. Bien sûr nous avons beaucoup de sons et d’éléments électro comme tu le soulignes, mais le cœur du groupe reste basé sur les éléments rock ; comme les guitares, la basse et la batterie.

Cet album est une sorte de voyage à travers l’espace et le temps si l’on en croit le dossier de presse qui accompagne l’album. Le considérez-vous comme un album concept ?

Ce n’est pas un vrai album concept au sens strict du terme. Mais c’est effectivement l’idée sous-jacente, tu as raison. Le thème de l’album évoque bien les voyages temporels à travers un monde onirique, et la possibilité de modifier son environnement et de changer de lieu à travers l’imagination et notre propre subconscient. Voilà ce que nous essayons de traduire à travers notre musique.

La chanson « Presence » me rappelle le morceau du même nom d’Anathema, présent sur We’re Here because we’re Here, à travers le titre mais également au niveau de la musique qui est très proche. Est-ce une sorte d’hommage ?

Non, pas du tout, mais c’est amusant que tu le soulignes car nous sommes très proches d’Anathema, ce sont des amis (sourire).

Sur TRIPS, j’ai l’impression qu’il y a moins de titres instrumentaux que sur vos autres albums. Cette fois-ci, Petter Carlsen est présent au chant sur quatre titres, sur un total de neuf. Souhaitez-vous toujours garder Long Distance Calling comme un groupe instrumental ?

Ce n’est pas tout à fait vrai, car sur le précédent album, The Flood Inside, nous avions quatre titres chantés sur huit. Cette fois ci, il y a un titre de plus et il est instrumental. Pour tout dire, nous aimons autant l’instrumental que les chansons où il y a des parties vocales. Mais nous ne plannifions rien du tout. Nous tentons des choses et nous voyons juste où elles nous mènent.

Long Distance Calling possède une large partie de sa fan-base parmi les amateurs de metal, même si votre musique est plus progressive et beaucoup axée sur les ambiances. Comment expliquez-vous cela ?

Nous n’expliquons rien du tout ! Je pense qu’en matière d’art, les choses n’ont pas toujours besoin d’explication. L’important c’est de savoir si les gens aiment ou pas ce que nous faisons. Je pense que ce nouvel album est cependant plus sombre que les précédents, ce qui pourrait justifier le fait qu’une partie des fans de metal apprécient cette approche.

Cette année marque le dixième anniversaire de votre formation. Y-a-t-il un moment en particulier que vous gardez en tête, sur toute cette décennie ?

Oh ! Question difficile car il y a eu tellement de moments cool et complètement fous. Je retiens bien évidemment notre première tournée en Russie. Ou encore lorsque nous avons joué au Rock am Ring. Nous avons également adoré pouvoir travailler avec Jonas Renkse (Katatonia) ou John Bush (ex-Anthrax, Armored Saint). Et bien sûr il y a un paquet de souvenirs très drôles liés à notre vie sur la route, de façon plus générale. A nos débuts, le fait de voir pour la première fois des chroniques de nos albums dans des magazines a constitué un bon moment. Ces dix années ont été un voyage un peu fou dans nos vies avec cinq albums et de nombreux concerts. Maintenant, nous attendons la suite !

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Avez-vous prévu de célébrer cet anniversaire en faisant quelque chose de spécial ?

Non, pas vraiment. Nous avons juste décidé de sortir ce nouvel album, cela nous suffit, c’est déjà super. Et puis nous nous apprêtons également à ressortir nos anciens albums en vinyl. C’est déjà bien.

Entre la sortie de The Flood Inside et de TRIPS, vous avez proposé un EP, entièrement instrumental, intitulé Nighthawk. Pourquoi avoir choisi ce format entre deux albums ?

Nous voulions faire quelque chose de spécial, et l’idée a germé petit à petit. Nous avons souhaité publier un EP constitué d’improvisations sans aucune préparation. Nous nous sommes juste retrouvés en studio sans aucun riff ou composition dans notre besace afin de proposer Nighthawk. Le format EP a été bien pensé car à mon avis, un album aurait été bien trop long pour ce concept d’improvisation.

Petite question personnelle désormais, qui est ton artiste favori ?

Hum…Cette question est difficile, mais malgré tout je dirais Pink Floyd.

Avec quel artiste rêverais-tu de jouer ?

Sans hésitation, TOOL.

Et enfin, qui rêverais-tu de rencontrer ?

Je dirais…moi-même enfant !

Merci pour cette interview!

De rien, merci à toi !

Interview réalisée par mail en mai 2016
Merci à Valérie de Inside Out.

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