Korn au Bataclan (12.03.2012)

Korn is back ?

On se rappelle tous – enfin, ceux qui étaient présents du moins ! – de la dernière fois que Korn a foulé les planches d’une scène Française ; cela datait de l’an dernier, et ils avaient pour difficile tâche d’ouvrir pour Ozzy Osbourne à Bercy ; rien que cela.

Un souvenir pas forcément agréable, nous pouvons même parler d’une sorte de frustration pour les fans ce jour là : son très moyen, ambiance assez froide ; les fans n’avaient pas fait le déplacement en masse dans un Palais Omnisports égrangement vide au vu de l’événement.

C’est toujours une bien bonne surprise que de voir une file d’attente aussi impressionnante en arrivant au Bataclan, visiblement venue de (très) bonne heure ; cela ne présage que du bon niveau ambiance ! Il est bon de préciser que pour ce qui est annoncé en tant que « grand retour » du groupe, ce concert est annoncé Sold Out par l’organisation.

Et de l’ambiance, ce soir, il va y en avoir une sacrée dose !

Est-ce bien nécessaire d’aborder le « warm-up », qui contrairement à ce que son nom indique, n’a fait que refroidir un Bataclan pourtant déjà difficilement respirable avant même le début du concert ? En quelques mots, un « J Devil » (Jonathan Davis pour les intimes !) survitaminé s’est visiblement donné pour objectif de bouger un maximum sur une scène dont il dispose pour lui tout seul, derrière son MacBook et son matériel de mixage dont on ne voit pas une miette (du moins pour ceux qui assistent au « spectacle » de la fosse). Résultat ? Un proverbe me vient soudainement à l’esprit : « le ridicule ne tue pas ». La Grosse Radio refusant de fournir des psychotropes à ses journalistes à notre grand dam à tous, c’est assez difficile de réellement apprécier cette « mise en bouche ».

Bref, passons.

Une vingtaine de minutes plus tard et c’est au groupe au grand complet d’investir la scène, l’occasion pour nous d’admirer la disposition de celle-ci et l’imposante batterie surplombant les musiciens. Tout le backdrop est jonché d’un éclairage en LED, qui s’activera après que les photographes aient été gentillement remerciés par la sécurité de quitter l’espace qui leur était dédié une fois le temps imparti écoulé. La dite sécurité s’étant par ailleurs offert une petite montée d’adrénaline, suite à la montée sur scène d’un fan un tantinet surexcité qui a jugé bon de « s’envoyer en l’air » à travers un vol plané du plus bel effet, en pleine direction du public aussitôt les vigiles apparus à sa proximité. Un homme heureux dirons-nous ? C’est bien, mon garçon.

Eh bien à en croire l’ambiance dans la salle, il n’est pas le seul à l’être ! Le groupe ayant préféré commencer le set par d’anciens morceaux, la réaction du public ne s’est pas faite attendre puisque celui-ci ne tarde pas à s’exciter dans tous les sens, à bouger ainsi qu’à hurler à nous en faire oublier que le spectacle a lieu sur scène et non en contrebas !

Jonathan reprend son rôle de leader charismatique de la formation, derrière son désormais légendaire micro désigné par le papa d’alien lui même (HR Ginger), alors que Fieldy arbore des cordes phosphorescentes du plus bel effet à sa basse. Visiblement, de gros moyens ont été déployés pour assurer un véritable spectacle visuel ; de ce côté là les choses ne sont pas faites à moitié !

Le spectacle continue : à la batterie, nous retrouvons Ray Luzier visiblement en (très ?) grande forme en ce début de soirée, le sourire aux lèvres et les baguettes pas toujours collées à la main ! La guitare, quand à elle tout d’abord légèrement sous mixée, a retrouvé un son correct après les deux premiers titres. Et le spectacle continue sans relâche ; le Bataclan devient très vite irrespirable et une moîteur devenue systématique dès lors que la salle est remplie saisit à la gorge pas mal de fans de la fosse qui se retrouvent du coup obligés de « quitter leur poste », cédant la place à d’autres aficionados plus frais qui ne vont pas tarder à subir à leur tour un déferlement d’énergie en contrebas de la sène ! Ca slamme, et ça ne s’arrête pas ; du début à la fin de la prestation. Korn nous délivre également ses nouveaux sons, où metal rime désormais avec dubstep. Les morceaux semblent très bien accueillis par le public ; il faut dire que la prestation du groupe est quasi irréprochable pour le moment.

L’ordre des titres est savamment choisi puisque l’on ressent une volonté du groupe de faire monter l’ambiance progressivement jusqu’à son paroxysme ; la réaction du public lorsque Korn interprète des hits comme « Freak On A Leash »  ou encore « Falling Away From Me » est tout bonnement exceptionnelle ! Ambiance de folie, hurlements incessants, tout y est et le groupe semble être bien heureux d’envoyer la sauce devant un public retrouvé.

Le concert se termine d’une façon complètement inattendue puisqu’après une reprise des Floyd ainsi qu’un « Shoots and Ladders » dantesque à la fin duquel le groupe reprendra une partie du titre « One » de Metallica, le son de façade finira par couper sur « Got The Life » titre que le groupe finira tant bien que mal dans la stupéfaction générale ! Malgré ce problème technique qui ne sera pas résolu, nous avons le droit à une interprétation assez orginale de « Blind », dont le chanteur ne sera autre que le public lui-même sous le sourire (forcé ou pas, l’histoire nous le dira.. ou pas ?) de J.D qui ne peut donc que se contenter d’alpaguer la foule et d’échanger avec les premiers rangs !

En définitive, il s’agit d’une bien belle soirée que les fans de Korn ont passé au sein de cette véritable fournaise du Bataclan, aussi bien les vieux de la vieille qui ont pu bénéficier de pas mal d’oldies, que des nouveaux aficionados attirés par le son assez spécial de ce que l’on va appeler sobrement le « nouveau Korn« .

Mention spéciale à la jolie demoiselle qui n’a pas trouvé mieux que de se vomir dans le décolleté à la toute fin du concert. Rien de mieux pour apprécier la solitude de son chez-soi en rentrant, les oreilles qui bourdonnent encore un peu.

Pour accéder à toute la galerie photo de ce concert, visitez :
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Photos : © 2012 Nidhal Marzouk  / Yog Photography
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.

 



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