Korn au Download Festival France 2016

Korn se charge de clore la deuxième journée du Download Festival en beauté. De nombreux festivaliers se sont donc déplacés pour applaudir le légendaire groupe de nu metal. Comme on pouvait s’y attendre, Korn nous a livré  un véritable best of sur la Main Stage. Difficile de ne pas être conquis devant une prestation aussi dynamique que torturée. Un show tout en émotion pour les fans, mais aussi pour les autres, le genre de moment qui met un coup de boost au moral et qui nous replonge au cœur de nos années lycée.
 


22h, le groupe fait son apparition sur une scène sobrement habillée d’un backdrop Korn. Cela fait maintenant 23 ans que la formation conserve un style immuable à base de dreads, de vêtements amples douteux. Tu sais, un peu comme ton style au lycée justement, la classe en plus. Jonathan Davis a malheureusement délaissé son jogging Adidas, mais qu’importe, cela ne devrait à priori pas trop influer sur la prestation du groupe.

hippodrome, korn, 2016, download 
En guise de mise en bouche, Korn nous balance « Right Now ». Honnêtement, on aura rarement vu plus efficace pour débuter un concert. Dès les premières notes, le public est survolté et se prépare à scander les paroles du morceau qu’il connait évidemment par cœur. Ce n’est pas le deuxième morceau, « Here To Stay », qui fait redescendre l’excitation des festivaliers, loin de là…

Jonathan Davis, toujours appuyé sur son pied de micro mythique semble en grande forme, aussi bien physiquement que vocalement. Le leader échange très peu avec le public, sauf lors de morceaux comme « Y’All Want a Single » où ce dernier harangue la foule en lui demandant de l’accompagner en criant « FUCK THAT ». Un peu plus tard, il témoigne son affection aux festivaliers par le biais d’un gentil petit « I love you motherfuckers ! »
 

 jonathan davis, 2016, paris, hippodrome

S’il n’est pas des plus bavards, Jonathan Davis offre beaucoup plus que des paroles à son public. Son charisme inonde l’espace scénique. Sur des morceaux emblématiques tels que « Faget », le chanteur est animé par une gestuelle qui lui est propre, comme possédé par son texte. « Twist » fait également office de bonne surprise et ne fait que confirmer tant sa maîtrise vocale que la folie qui l’habite.

Ses acolytes délivrent eux aussi le meilleur d’eux-mêmes. Les deux guitaristes, Munky et Brian Welch, restent à leur place, mais bougent beaucoup, balayant presque la Main Stage avec leurs dreads. Le bassiste est quant à lui un peu en retrait, sans être complètement effacé. S’il semble sur la réserve, son jeu de basse n’en reste pas moins extraordinaire et unique. Jonathan Davis communique d’avantage avec lui qu’avec les autres musiciens, et lui tend même le micro pour balancer le mythique « GO! » avant que la foule n’exulte sur le final de « Freak on a Leash ».

korn, hippodrome, paris, 2016

Après son solo de batterie, Ray Luzier s’attarde sur la cymbale pour envoyer le fameux « Blind », qui met évidemment l’audience dans tous ses états. Même après avoir entendu et réentendu cette intro des centaines de fois, cette cymbale réussit toujours à nous donner quelques frissons.

Le jeu des Américains est sans fioritures, les morceaux sont envoyés avec puissance, précision et simplicité. En effet, aucune mise en scène n’est prévue, seule la folie des six musiciens nous transperce. Si globalement tout nous paraît parfait, on regrette quelque peu les transitions entre les morceaux, trop longues, entravant alors la dynamique pourtant excellente du set.

ray luzier, korn, download, paris, hippodrome

L’intro à la cornemuse de Jonathan Davis ravit tout le monde sur « Shoots and Ladders ». Le morceau se termine par ailleurs par un petit bout de « One » de Metallica. Niveau reprise, le groupe nous a aussi gratifié d’un petit « Another Brick In The Wall », reprise des Pink Floyd, joliment accompagné d’un circle pit. Quand on vous dit qu’il s’en est passé des choses extraordinaires lors de ce Download Festival

Le concert délivré par Korn ce soir-là était aussi prévisible qu’excellent. Une heure et demie, c’est évidemment trop court. Espérons donc que les six musiciens reviennent rapidement retourner la capitale !

Photographies : © Nidhal Marzouk 2016
Toute reproduction interdite sans autorisation du photographe



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