Sadist au Hellfest 2016


Vendredi – 14h20 – Altar


La venue de Sadist à cette édition 2016 du Hellfest fait presque figure d’OVNI tant le death metal technique du combo italien diffère des autres formations qui foulent la scène de l’Altar au cours de ce weekend. En effet, Sadist est connu pour insuffler un soupçon de prog dans sa musique, à la manière d’Atheist ou encore Cynic, autres rescapés de cette scène techno-death du début des années 90.

Etant donnée la complexité de la musique jouée par le groupe, le public est chanceux de pouvoir bénéficier d’un son de qualité, malgré un volume un peu élevé sur les samples qui ponctuent les morceaux. La particularité de la musique de Sadist repose sur la capacité de Tommy Talamanca à jouer à la fois les parties de guitare et de claviers en même temps, la main droite sur les touches et la main gauche sur le manche de guitare. Et quand on observe le niveau technique du fondateur du groupe, on ne peut qu'être bluffé par sa prestation.

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Sadist est venu présenter Hyaena son dernier chef d’œuvre au public du Hellfest, notamment avec les deux excellents titres « The Lonely Mountain » et « Bouki », mais n’hésite pas à piocher également dans l’ensemble de sa discographie malgré le temps de jeu assez court qui lui est imposé. Tout au long du set, Trevor Nadir (chant) ne s’économise pas et malgré son physique impressionnant, le colosse peine à cacher son large sourire, preuve qu’il est réellement heureux de jouer au Hellfest. Trevor essaye d’ailleurs de s’exprimer un peu en français entre les titres, de façon certes maladroite, mais avec une humilité qui tranche avec son physique.

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Dans la fosse, l’ambiance est cependant plus sage que sur scène, notamment en raison des nombreuses cassures rythmiques qui parsèment l’œuvre de Sadist et ne facilitent pas les moshpits endiablés. Le public est surtout attentif à ce qu’il se passe sur scène, mais fait un excellent accueil aux Italiens entre les titres.

Mais celui qui est l’objet de toutes les attentions, c’est bien Andy Marchini qui possède un jeu de basse complexe, n’hésitant pas à slapper ses cordes pour des effets rythmiques qui font groover le death technique de Sadist.  Les incursions du groupe dans le jazz (notamment par le jeu de basse de Marchini) et la musique tribale (avec le fort bien nommé « Tribe » ou encore « Bouki ») ajoutent une touche d’exotisme et d’originalité très appréciable.

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Les fans de la première heure ne peuvent qu’être comblés car c’est « Sometimes They Come Back », un titre du premier album du groupe, Above the Light, qui termine ce concert. Avec seulement quarante minutes et malgré un style musical complexe, Sadist a réussi à convaincre pour sa deuxième participation au Hellfest, glanant certainement au passage de nouveaux fans. Avec un dernier album solide et une prestation scénique de qualité, il ne nous reste plus qu’à souhaiter voir le groupe plus souvent dans nos contrées.

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Setlist : 
One Thousand Memories
Season in Silence
The Lonely Mountain
Bouki
Perversion Lust Orgasm
Tribe
Tearing Away
Sometimes They Come Back

Photographies : © Thomas Orlanth 2016
Toute reproduction interdite sans autorisation du photographe



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