Turbonegro au Hellfest 2016

Vendredi – 17h40 – Mainstage 2

De retour après avoir clôturé avec brio l’édition 2014 du festival sur la Warzone, les Norvégiens barrés de Turbonegro sont « promus » cette année sur la Mainstage 2, pour un set haut en couleurs et qui a tenu (presque) toutes ses promesses. Un show efficace, dynamique, qui aura bien pris la relève du créneau tenu par Anthrax, et maintenu la température à un niveau optimal pour l’accueil de Bullet For My Valentine sur la Mainstage principale.

Comme toujours au Hellfest, le coup d’envoi du set est donné avec précision, et les musiciens foulent les planches de la Mainstage 2 pile à l’heure prvue. Ils débutent sans détour par leur hit « The Age Of Pamparius », qui a le mérite de mettre tout le monde dans le bain sans échauffement. Tout de suite, et c’est tout spécialement frappant après un set d’Anthrax gâché par cet aspect, le son est excellent, et l’on distingue sans mal les parties assurées par les cinq membres du combo. Même le tambourin, lorsqu’il est sorti par le frontman Tony Sylverster, est parfaitement audible et agréable à l’oreille : c’est donc la preuve que la sonorisation de ces Mainstages n’est pas mission impossible, et que certains ingénieurs façade font tout simplement mal leur travail.

Le groupe se meut devant un décor simple mais efficace, représentant une rue à l’ancienne, dans le style de Chicago, ou encore de certains vieilles villes industrielles britanniques, comme Birmingham. Le backdrop donne beaucoup de profondeur, et est accompagné de visuels représentant des briques, sur les risers placés sur scène. C’est certes très simple en termes de moyens, mais l’effet est là, et le décor est planté sans plus d’effort.

L’album Party Animal est le plus représenté, avec pas moins de trois titres disséminés tout au long de la setlist, avec notamment « All My Friends Are Dead », occasion pour Knut Shreiner d’envoyer un solo bien senti, dans sa salopette de fermier.

« City Of Satan » est introduit fort logiquement par les exclamations du frontman, qui décrit avec humour le Hellfest comme une véritable ville remplie de satanistes : le morceau est bien suivi, notamment son intro à la Kiss, et les fans de la Turbojugend donnent de la voix, mais le reste du public semble bien mou. Le groupe s’en rend bien sûr compte, et semble légèrement s’en formaliser, preuve en est son attitude de plus en plus statique sur la scène. Seul Tony continue de se démener à 200%, et personne ne peut vraiment expliquer comment sa casquette reste vissée sur son crâne.

Le son se dégrade légèrement en fin de set, en suivant le syndrôme de cette première journée du Hellfest : une grosse caisse et une basse qui voient leur volume augmenter au fil des titres et dévorer le reste du spectre… Heureusement l’ambiance est déjà remontée d’un cran sur les hits « Get It On » et « Wasted Again », menant vers une belle conclusion au son de « I Got Erection ». Pendant ce dernier, Turbonegro réclame un wall of death géant bien suivi, tout en rappelant malicieusement qu’à leur date berlinoise quelques jours auparavant, 85 personnes ont péri dans la manœuvre : le public clissonais ne se fait pas prier et tente d’égaler ce score !

En bref, on peut regretter la mollesse relative du public sur ce set, d’autant plus si l’on compare à l’ambiance déjantée qu’avait envoyée le groupe sur la Warzone deux ans auparavant : scènes différentes, fans différents ! Mais du côté du groupe, rien à redire, on en redemande !

Setlist :
The Age of Pamparius
You Give Me Worms
All My Friends Are Dead
Hot for Nietzsche
City of Satan
Special Education
Drenched in Blood (D.I.B.)
Get It On
Wasted Again
I Got Erection



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