Terrorizer au Hellfest 2016

Samedi – 21h20 – Altar

Chaos intime
 

 

Aussi légendaire que son line-up est instable, Terrorizer s’invite en ce Hellfest 2016 sous une Altar assez peu garnie. Légendaire mais pas forcément populaire, le groupe de grind-death californien a bien l’intention de rappeler qu’il est toujours présent et s’apprête à délivrer un show extême comme on les aime: violent et efficace.

Formé initialement en 1987 par deux grands noms du death US, David Vincent et Pete Sandoval (tous deux en provenance de Morbid Angel), Terrorizer est un groupe connu pour son grind-death tinté de thrash. Avec seulement trois albums à leur compteur, notamment l’excellent Darker Days Ahead, les Américains ont su se tailler une place de choix sur la scène extrême.

Désormais seul membre originel à bord, Pete Sandoval (connu pour être un gros tricheur et abuser des triggers) débarque sur scène avec ses deux compères arrivés en 2013 : Sam Molina (basse/chant) et Lee Harrison (guitare). D’entrée, « After World Obliteration » (tirée du premier album  World of Downfall) montre que le trio n’est pas venu pour rigoler. La fosse, bien que remplie d’à peine la moitié, explose et pogotte dans tous les sens. Le son est vraiment très fort et les bouchons sont plus que conseillés ici.


Terrorizer


Sans temps mort, « Fear of Napalm » (toujours issue de WoD) maintient la pression à son maximum et c’est à un très bon concert de death/grind que l’on assiste. Lee Harrison et son t-shirt Abbath en imposent sévère et l’on ne peut s’empêcher de voir une ressemblance avec un autre géant blond américain, le défunt Jeff Hanneman.

Sam Molina finit par s’adresser longuement à son public. L’homme arbore un visage serein mais n’est pas bien souriant. Il constate que la fosse « s’amuse beaucoup » et déclare qu’il « adore quand les gens s’amusent« . Il souligne « l’honneur de jouer à ce superbe festival ce week end » et « le plaisir de voir des gens venus du monde entier à cet endroit« . Cela seront les seuls mots vraiment remarquables du chanteur. Pour le reste, Terrorizer se concentre (à raison) sur sa musique dévastatrice et diablement efficace.



Porté par des lights majoritairement rouges et un son toujours aussi énorme, le trio fait défiler les cinquante minutes du concert à une vitesse folle. Chaque musicien est totalement impliqué et il est toujours agréable d’écouter (et regarder) la rapidité et constater la dextérité dont est capable Pete « Commondo » Sandoval (pas forcément reconnaissable sous sa casquette). On ne peut s’empêcher de rire lorsque ce dernier demande à ses techniciens de lui donner plus de volume.

Terrorizer termine son concert avec deux des ses plus célèbres compositions: « Crematorium » et « Dead Shall Rise », tirés de Darker Days Ahead. Une prestation qui se termine par un salut à une assemblée en transe et qui semble avoir été totalement conquise par le combo. 

Photographies : © Thomas Orlanth 2016
Toute reproduction interdite sans autorisation du photographe



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