Sick Of It All au Hellfest 2016

Samedi, 17h40 – Mainstage 2

 

Véritable figure du mouvement New York hardcore, Sick Of It All fait désormais partie de ces groupes trop gros pour la Warzone, même en tête d’affiche. Alors que cette année, l’affiche hardcore est peut-être un poil plus faible que les précédentes, les vétérans vont offrir au public de la Mainstage 2 une heure de furie à peine ternie par quelques problèmes de son.

Dès les premières notes de l’opener « Take Your Night Off », le pit s’ouvre et rentre en fusion de manière extrêmement impressionnante. Beaucoup de monde semble être venu se défouler sur le set des Américains qui ne se privent pas de balancer sans temps mort des morceaux issus de toute leur discographie, de l’ancien Blood, Sweat and No Tears au plus récent Last Act of Defiance. Alors que le groupe fête ses trente ans de bons et loyaux services sur cette tournée, les musiciens dégagent toujours une énergie incroyable sur scène, notamment Pete Koller et son impressionnant jeu de jambes. Mais comme trop souvent lors de cette édition du festival, le concert est légèrement gâché par des problèmes de mise en son. La batterie d’Armand Majidi est trop forte et la guitare de Pete presque inaudible.

Lou Koller, sick of it all, hellfest, mainstage 2, 2016

Parmi les moments particulièrement marquants du concert, on retiendra « Road Less Traveled » ou l’immense « Death Or Jail » sur lequel il est bien difficile de ne pas succomber à la puissance de Sick Of It All. « Scratch The Surface », que tout le public attend fiévreusement est bien entendu joué mais en milieu de set, de manière originale. Lou Koller demande tout d’abord un wall of death (qu’il obtiendra d’une taille conséquente) tout en ménageant la surprise avant que le groupe ne balance les premiers riffs, accueillis avec un mélange de surprise et de satisfaction par les mosheurs en pleine action.

Pete koller, sick of it all, mainstage 2, hellfest, 2016


En plus d’être très en voix, le frontman est bien bavard, que ce soit pour évoquer la campagne présidentielle américaine ou pour saluer les autres groupes du festival, spécialement ceux de la Warzone. Il lance aussi une petit pique savoureuse à Foreigner qui jouait juste avant et son « pop-rock de merde ». A travers son discours et dans l’attitude générale des membres, on sent que la passion est intacte et que le groupe compte bien la partager encore longtemps. Dans la fosse, c’est aussi très hétéroclite et l’on sent que Sick Of It All réussit à rassembler plusieurs générations de coreux à travers sa musique qui n’a pas pris une ride.

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Les New-Yorkais n’auront donc pas donné un mauvais concert mais l’on reste tout de même sur notre faim, la faute à une mise en son décevante et pas à la hauteur de la puissance des compositions de Sick Of It All. Du côté des musiciens comme du public, c’est un sans-faute et la communion entre les deux a vraiment fait plaisir à voir. De quoi donner hâte que cette valeur sûre du hardcore repasse nous voir en France.

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Setlist :
Take the Night Off
Injustice System
Machete
Road Less Traveled
Good Lookin’ Out
Step Down
Just Look Around
My Life
Death or Jail
Uprising Nation
Braveheart
Scratch the Surface
DNC
World Full of Hate
Us vs. Them
Goatless

Photographies : ©  Nidhal Marzouk 2016
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.



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