Caliban au Hellfest 2016

Dimanche, 18:35 – Warzone
 

Alors que leur nouvel album, Gravity, est sorti en début d’année, les Allemands de Caliban profitent du Hellfest pour venir nous rendre visite en France, chose plutôt rare depuis quelques années. Et bien que le groupe soit parfois moqué ou décrié au sein de la scène metalcore, impossible de nier sa maitrise parfaite de la scène, après presque vingt ans de carrière.

Force est de constater qu’avec Slayer et Taake en face de lui, le combo rameute peu. En arrivant quelques secondes avant le début des hostilités, il est encore possible de trouver une confortable place au deuxième rang. Mais sur la Warzone, « confortable » n’est pas vraiment l’expression qui convient et le public passionné de Caliban va vite installer le chaos dans la fosse.

Il faut dire que les Allemands savent soigner leur entrée avec « Memorial », l’un de leurs plus gros tubes en guise d’apéritif. Comme d’habitude, tout est parfaitement huilé et les musiciens sont tous très professionnels dans leur jeu. Dans un décor de scène plus sobre qu’à l’accoutumée mais toujours aussi soigné, le seul petit souci vient du son qui étouffe les guitares de Marc Görtz et Denis Schmidt et fait perdre aux compositions du groupe pas mal de leur puissance de feu.

Qu’à cela ne tienne, le spectacle est autant sur scène que dans la fosse. Alors qu’Andy Dörner demande un circle pit passant derrière la console son, les Challengers sont mis à rude épreuve par la vague impressionnante de slammeurs qui semble ne jamais vouloir s’arrêter, probablement le record du weekend pour la Warzone. Ça chauffe même entre l’un d’eux et la sécurité, forçant Andy à prendre quelques instants pour faire le ménage depuis sa scène.

Le frontman est comme souvent très impressionnant par sa gestuelle scénique et par sa voix qu’il est loin d’économiser. A ses côtés, le chant clair de Denis est moins agaçant qu’en studio et apporte une nuance appréciable, notamment sur « Walk Alone » ou « King ». La setlist est bien équilibrée tout en faisant la part belle aux meilleurs titres de Gravity : « Paralyzed » et son refrain catchy ou encore « Mein Schwarzes Herz » chanté dans la langue de Goethe. Pour conclure, Caliban nous offre du très lourd avec « We Are The Many » et son refrain absolument imparable ainsi que « Nothing Is Forever », classique qui fête déjà ses dix ans !

Caliban a donc réussi son pari pour ses retrouvailles avec le public français. Avec des parties plus mélodiques et aériennes que ses camarades de Warzone de la journée, l’heure accordée au combo d’Essen est passée très vite et il nous tarde déjà de les revoir en tête d’affiche, probablement à l’automne.

Photographie : © NikolasE. 2016
Toute reproduction interdite sans autorisation du photographe



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