Sinsaenum – Echoes of the Tortured


Fred Leclercq de Dragonforce, (ex-Heavenly) et Joey Jordison de Vimic (ancien batteur et membre fondateur de Slipknot, ex-guitariste de Murderdolls.) ont réuni leur force pour créer un « side-project » ou plutôt un super groupe : Sinsaenum.

Sur le papier le pédigrée des autres musiciens impressionne car dans Sinsaenum (composition des mots « sin » (péchés) et « insane » (fou)) on retrouve Attila Csihar au chant – Mayhem, Sunno))) –  Stephane Buriez aux guitares (Loudblast, Le Bal Des Enragés), Sean Zatorsky au chant/claviers (NWoAHM, ex-Dååth, ex-Chimaira) et Seth Heimoth à la basse (Seth).
 

Sinsaenum


Une rencontre qui ne s’est pas faite par hasard car elle est simplement due à des amitiés très anciennes entre les musiciens et un amour de chacun pour les musiques extrêmes comme le death metal et le black metal.

Ce qui plait d’emblée lorsqu’on écoute l’album, au delà de sa construction et outre la puissance des morceaux ce sont les deux voix qui se complètent tout au long de l’album : les cris torturés au chant guttural d’Attila Csihar donnent un ton morbide et profond à des titres comme « Army of Chaos » ou également lorsqu’il parle sur « Anfang des Albtraumes ». D’autre part,les growls bien articulés de Sean Zatorsky donnent de la puissance aux lignes vocales.

Tout au long d’Echoes of the Tortured, mixé aux Studios Fascination Street à Örebro en Suède, où Jens Bogren (Opeth, Kreator, Devin Townsend etc.) a pu apporter sa légère touche finale à un projet bien ficelé de 21 titres, nous sommes impressionnés par l’intensité des rythmes, variés ne tombant jamais dans une routine, et par l’efficacité des riffs qui se croisent au travers des titres, comme sur « Inverted Cross ».

Sinsaenum


Après l’orage de chaque titre Fréderic a pensé à inclure des interludes « cinématiques » pour ajouter une impression de musique de  film (« Materialization ») et permettre à l’auditeur de reprendre son souffle car le récit de l’album nous évoque les ténèbres, le chaos et le mal, dans la même veine qu’un livre ou un film d’horreur. D’ailleurs, l’interlude « Lullaby » vient rappeler l’apogée de l’italien Giallo et de l’iconique réalisateur Dario Argento.

La patte power se retrouve parfois sur la mélodie et certains solos (comme celui de « Splendor and Agony ») ou encore la bataille de guitares sur « Echoes of the Tortured ». Mais le groupe passe ensuite à tout autre chose avec du très lourd, bien doom, très dark et théâtral comme « Dead Souls » et ses changements d’accélération sous des blasts prenant aux tripes ; ou du death moderne en montagnes russes que l’on retrouve sur « The Forgotten One ». Bref l’album est varié et nous présente une large palette d’un death / black bien pensé. On a vraiment l’impression que rien n’a été laissé au hasard. et a été travaillé dans les moindres détails.

Comme le groupe parait très soudé entre leurs répétitions et leurs vidéos réalisées à Budapest en Hongrie, ainsi que le travail fourni sur chaque titre, on espère sincèrement les voir en concert dans un futur proche.

Lionel / Born 666

NOTE DE L'AUTEUR : 8 / 10



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