Herman Li, guitariste de Dragonforce

Shred the Dragon !
 

28 février 2012, Paris. Alors que nous somme encore tout chamboulé par la rencontre impromptue avec André Manoukian (c’était donc pour ça la « blague » !!) Place de la République, nous nous retrouvons  face à face avec l’un des deux guitaristes du groupe anglais Dragonforce pour une entrevue concernant le 5ème album du groupe, The Power Within, à paraître en Europe le 15 avril chez Electric Generation Recordings. C’est donc avec Herman Li que nous dialoguons une bonne demi-heure dans une ambiance plus que conviviale et dans un français que le gratteux originaire de Hong Kong maîtrise à la perfection. ll était logique qu’en ce 1er avril La Grosse Radio vous offre (enfin) ce gros poisson… qui pour le coup n’en est pas un, on vous rassure !

Ju de Melon : Bienvenue à Paris Herman, comment vas-tu ?

Herman Li : Ca va très bien, on est arrivé ce matin et on repart dès demain, on aurait pas trop le temps pour les loisirs. Mais bon ce n’est pas trop grave, je connais déjà très bien Paris, je suis venu ici à de nombreuses reprises.

Bientôt la sortie de The Power Within, le cinquième album de Dragonforce…

Cinquième album studio en effet, sixième si tu comptes le Live sorti il y a deux ans.

… Et le premier album avec votre nouveau chanteur, Marc Hudson (NDLR : Remplaçant de ZP Theart qui a quitté le groupe en 2010). Comment s’est passée son intégration ?

Disons qu’après l’arrivée de Marc, on ne voulait pas faire un album comme avant. On ne voulait pas non plus directement enregistrer un nouvel opus, on a tenu à beaucoup le faire répéter avec nous pendant un bon mois. Ainsi on a pas mal jammé, que ce soit avec des anciennes chansons ou des nouvelles déjà écrites, bien avant de le faire entrer en studio. Ce petit moment tous ensemble « hors pression » nous a permis d’apprendre à bien nous connaître, on a beaucoup parlé, on est allé boire de la bière ensemble, bref on l’a véritablement intégré au groupe avec convivialité.

Toute son intégration a pris un an, c’était le temps nécessaire pour bien connaître sa voix, on a enregistré quelques démos de chansons pour voir si tout collait bien, et seulement ensuite nous avons démarré le véritable processus en studio.

Toutes les chansons de l’album étaient-elles écrites avant même son arrivée ?

Pratiquement oui. Mais une fois Marc arrivé dans le groupe on a modifié les chansons en fonction de sa voix, de son style. Marc peut chanter aigu mais aussi dans les graves, du coup on a pas mal fait évoluer les morceaux afin de montrer aux gens qu’il est capable d’avoir une grande amplitude vocale. Il est capable d’explorer sa voix dans plusieurs domaines, ce qui nous permet désormais de montrer que Dragonforce peut faire un peu de tout.

En ce qui concerne le titre The Power Within, d’où vient-il ?

Ce nom d’album c’est un tout, il reflète chaque chanson de l’album. Avant on laissait les gens interpréter nos textes, désormais sur cet album on explique de quoi parle chacun de nos morceaux. Touts les paroles ont ici un lien avec tous les problèmes dans le monde, qu’ils soient économiques ou naturels… Le message avec ce titre d’album c’est un peu : « Stand up and believe in yourself! » (Lève-toi et crois en toi)

Herman Li, interview Paris 2012, La Grosse Radio

Alors quelle chanson par exemple parle d’économie… « Last Man Stands » peut-être ?

Un peu oui, ce morceau parle de tout, ici le message est : « Il y a toujours quelqu’un pour faire la différence ». Il fait écho à ce qui s’est passé dans le monde arabe et les troubles actuels au Moyen-Orient. Il fait également référence au problème du nucléiare, en souvenir de la catastrophe de Fukushima, il y a des gens qui ont vu leur vie changée à jamais et d’autres qui essayent de sauver les autres.

« Heart of the Storm »… Est-ce le monde qui est au coeur de la tempête actuellement ?

Oui, cette idée est reprise sur le titre « Fallen World »…

Mais l’album s’ouvre avec un « Holding On » plein d’espoir !

Tout à fait, chacun doit s’accrocher pour résister face à ces problèmes, il faut rester unis.

Revenons-en à « Fallen World », un titre mis en avant comme le morceau le plus rapide jamais écrit, c’est à dire ?

Oui, environ 220 bpm au niveau de la rapidité, mais en fait c’est comparativement aux autres chansons qu’on a fait ce choix d’un titre hyper rapide. Il y a beaucoup de morceaux plus « mid tempos » disons sur ce nouveau CD, on a aussi quelques morceaux typtiquement DragonForce tels que « Holding On » ou « Heart of the Storm », à côté on voulait donc faire un titre encore plus vite afin d’équilibrer.

On remarque aussi que les morceaux sont plus courts qu’avant, il n’y a qu’une seule chanson au dessus de 7 minutes (« Wings of Liberty ») et les autres oscillent entre 4 et 5 minutes. Est-ce un choix délibéré ?

On voulait être un peu plus direct dans nos compositions. D’autant plus qu’on a certains morceaux plus lents, si on les écrivait comme avant ils dureraient au moins 10 minutes (rires) ! Je pense que ceci est dû au fait qu’on ait beaucoup joué ensemble avant l’enregistrement, on a plus axé notre écriture sur le feeling et mieux senti quand on devait conclure une chanson par exemple. Avant c’était différent, on écrivait et enregistrait nos chansons avec l’ordinateur devant nous, on ne cessait jamais d’ajouter des parties et du coup certaines chansons devenaient interminables. On ne s’en rendait compte qu’à la fin. Sur The Power Within, l’écriture est plus organique, plus humaine.

Tu parlais de chansons plus lentes et d’un timbre plus bas pour le nouveau chanteur, on s’en rend bien compte sur le morceau « seasons » qui propose un refrain bien différent de ce que Dragonforce nous avait offert jusque là.

Cette chanson est un peu plus « rock » je pense, on montre là ce que nous n’avions jamais pu faire avant. La voix de Mark nous a permis de tenter des choses différentes.

« Seasons » se retrouve reprise en version acoustique à la fin de l’album d’ailleurs, pourquoi ce choix ?

C’est un peu par hasard en fait (rires), à la base c’était prévu comme un bonus mais beaucoup de gens ont adoré cette version alors on l’a intégrée à l’album.

En parlant de bonus, je crois qu’il y aura une instrumentale intitulée « Avant la tempête »…

Oui il y a aura un code sur l’album afin de la télécharger gratuitement sur Internet. C’est notre bassiste français du groupe Frédéric Leclercq qui l’a écrite, il la joue uniquement à la guitare.

Beaucoup de gens se posaient la question au sujet de Fred qui, rappelons-le, est également un guitariste de talent (ex-Heavenly)… Est-ce que cela lui arrive de donner son avis sur des parties guitares de Dragonforce ?

Oui, surtout sur cet album en fait. D’autant plus que Marc est lui-même aussi guitariste, du coup on a un peu travaillé ensemble chacun avec notre guitare afin de mieux harmoniser les choses. Fred nous a aidé à composer mais aussi à varier les parties guitares.

Pour toi, quelle est la chanson la plus réussie sur The Power Within ?

J’aime toutes les chansons bien sûr mais il est vrai que j’ai une préférence pour « Last Man Stands ». Elle a un super feeling.

Et les fans de Dragonforce, qu’aimeront-ils le plus sur cet album ?

Ca dépend, par exemple ceux qui ont adoré l’album Valley of the Damned seront je pense attirés par « Holding On » ou « Give Me the Night ».

Quelle a été la chanson la plus simple à chanter pour Marc selon toi ?

« Last Man Stands » ou « Give Me the Night », d’ailleurs cette dernière est l’une des rares à avoir été écrite après l’arrivée de Marc dans le groupe.

C’est pas une chanson d’amour ça « Give Me the Night », si ? (rires)

Non (rires), elle parle de toutes formes d’addiction, que ce soit à la drogue, à l’alcool, à Internet… bref à tout ! Les paroles parlent pour elles-mêmes. « They know they have addiction, they still do it, they don’t care but they can’t stop »

Herman Li, interview Paris 2012, La Grosse Radio Metal

La chanson la plus complexe pour Marc ?

Hmm… Je dirais « Holding On », elle est très speed à chanter au niveau du débit.

Au niveau technique sur cet album, t’es-tu lancé quelques défis ou as-tu avant tout laissé agir le feeling ?

Un peu de deux, mais c’est clairement le côté feeling qui l’a emporté, j’ai beaucoup joué sans regarder l’ordinateur. Avant je regardais constamment l’écran et je vérifiais si j’avais été parfait au moindre clic. Là j’ai laissé tomber cette méthode, avant j’étais peut-être un peu trop niveau perfectionnisme…

Un peu l’album de la maturité du coup ?

Oui, c’est d’ailleurs un peu le thème de l’album quelque part. Attention, ce que je viens de te dire ne signifie pas que j’ai enregistré mes parties par-dessus la jambe (rires) ! On a passé beaucoup moins de temps en studio qu’auparavant mais ceci c’est grâce aux répétitions faites ensemble avant. On a vraiment pris plaisir à jouer ensemble.

Au niveau technique, quelques soli t’ont-ils posé quelques problèmes ?

Technique non mais par exemple le solo de « Die by the Sword » a été dur à réaliser car il faut un feeling total pour celui-ci, notamment au niveau du pincement des cordes.

« Die by the Sword », ça ferait un bon titre à la Manowar ça… (rires)

Oui (rires) ! Quand on a enregistré l’album on surnommait cette chanson la « Manowarish song » d’ailleurs !

Revenons-en à Marc, quel est un peu son background musical ?

Avant d’intégrer le groupe, il était chanteur-guitariste depuis 5 ans dans une autre formation. Mais c’était très différent de DragonForce, le niveau n’était pas le même et il devait faire trois concerts par an devant 30 personnes à peu près. C’est pour cette raison qu’on a beaucoup joué ensemble de suite, je pense qu’en un an il a presque autant appris qu’en 10 ans d’expérience musicale. Surtout au niveau des concerts… son premier vrai Live avec nous était en première partie d’Iron Maiden, je sais pas si t’imagines ! (rires)

Quels sont ses chanteurs « exemples » ?

Peut-être Michael Kiske, Sebastian Bach ou encore Bruce Dickinson. On peut également citer Michele Luppi parmi ses favoris.

Il y a quelques années, Dragonforce est monté en flèche niveau popularité grâce à Guitar Hero où la chanson « Through the Fire and the Flames » est apparue. Avec le recul comment as-tu vécu cette folie autour du groupe ?

C’était bien c’est sûr mais très difficile à gérer aussi, car quand notre troisième album studio est sorti nous n’avions pas de manager. En fait le manager c’était moi (rires) ! Tout a explosé d’un coup et j’ai vraiment eu du mal à m’occuper de tout, l’organisation des tournées, diverses demandes, etc… Nous n’étions pas du tout préparés à tout ça. La tournée de Inhuman Rampage a été très compliquée, nous n’avons pas eu le rendement que nous espérions à cause de tout ça… Mais heureusement tout va mieux depuis Ultra Beatdown à ce niveau.

Je suis quand même content de ce qui nous est arrivé, c’est sûr. Surtout aux USA où DragonForce est presque « mainstream » désormais, c’est assez fou quand on y pense.

Mais n’est-ce pas un peu frustrant de savoir qu’énormémemnt de jeunes notamment ne connaissent qu’une seule chanson (ou deux, « Fury of the Storm » ayant intégré Guitar Hero par la suite) du groupe ?

Un peu oui, d’ailleurs certaines personnes se servent de cette excuse pour dire que DragonForce c’est toujours pareil, que c’était que du shredding, du Guitar Hero… Mais avant cette période on avait déjà fait deux tournées avec pas mal de dates sold out aux Etats-Unis, notamment avec Killswitch Engage. Pas mal de gens ne le savent même pas.

Herman Li, interview Dragonforce Paris 2012, La Grosse Radio Metal

Cette polémique sur le fait que beaucoup considèrent Dragonforce comme un groupe speed surévalué qui fait toujours la même chose sans feeling, ça t’énerve ou pas du tout ?

C’est bizarre, car la plupart des gens qui disent ça écoutent du metalcore. Et je pourrais très bien dire la même chose, les mêmes critiques, au sujet de ce style, non (rires) ? Enfin c’est surtout aux USA qu’on retrouve ces propos, ils n’ont pas trop été habitués au metal avec influences classiques ou néo-classiques, et ceux qui n’écoutent que du hardcore/metalcore ne nous considèrent pas comme du « vrai metal ». Pour eux le metal c’est juste des trucs violents ou du néo comme Korn… Il est du coup difficile de les convaincre qu’il existe d’autres styles de metal.

Penses-tu que Dragonforce a quand même réussi à ouvrir certains esprits et que des gens ont pu découvrir les « ancêtres » tels qu’Angra, Stratovarius ou Rhapsody ?

Je crois oui, un peu. Ces groupes-là ou Sonata Arctica par exemple. Et c’est bien, car il n’y a pas que des groupes où ça fait « aaaaaah » (NDLR : Herman imite à sa façon le metal extrême), et il n’y a pas que Dragonforce non plus ! (rires)

Parlons du Live, une tournée européenne est prévue pour bientôt ?

Après l’été oui, je sais que nous ferons au moins une date en France à cette période, c’est ce qu’on m’a dit en tout cas.

Vous avez récemment joué à Paris pour présenter le nouveau chanteur d’ailleurs…

Ouais c’était sa première expérience parisienne.

Sinon, l’album sort chez Electric Generation Recordings… qu’est-ce donc que ce nouveau label ?

Nous l’avons créé nous-même pour l’Europe. Aux Etats-Unis ce sera toujours chez Roadrunner, mais là on a décidé de prendre en mains nous-même la distribution européenne. C’est mieux ainsi, on pourra être sûr qu’il sortira dans tous les pays en même temps. Nous avons un manager qui s’occupe bien de tout ça, nous on peut se concentrer sur la musique, nous ne sommes pas des businessmen ! (rires)

Es-tu toujours en contact avec ZP Theart, votre ancien chanteur, depuis qu’il a quitté le groupe ?

Tu sais, il est resté dans le groupe pendant 10 ans, parfois ça se passait plus ou moins bien entre nous mais bon c’est ça la vie de groupe. Il n’aimait pas trop la direction musicale que prenait le groupe, notamment sur le dernier album. Il valait donc mieux qu’on arrête là, on lui souhaite bonne chance avec son nouveau groupe à venir…

Après, il n’y a pas de tension, Fred lui a parlé il y a encore une semaine. Mais ZP et moi on ne parlait pas beaucoup ensemble, même quand il était encore dans le groupe. Nous n’avons pas trop de centres d’intérêt communs, on sortait rarement ensemble.

Tu parlais de son nouveau groupe à venir, t’as des infos à ce sujet ?

Hmmm, je ne sais pas trop… il signera peut-être sur notre nouvelle maison de disque qui sait ? (rires)

Et si c’était lui le nouveau chanteur de Luca Turilli’s Rhapsody ? (NDLR : On sait depuis qu’il s’agit d’Alessandro Conti.)

(rires) Non je ne pense pas, tu sais il n’aime pas trop le power metal, c’est en partie la raison de son départ. Il est plus chanteur de hard rock/rock, alors que Marc lui est un véritable chanteur de metal.

Parlons donc de Shadow Warriors… les Dragonforce masqués jouant du ninja metal ! C’est Sam Totman (NDLR : l’autre guitariste de Dragonforce) qui avait créé ça pour le fun, c’est bien ça ?

Je vais raconter la véritable histoire, comme ça il n’y aura plus de fausses rumeurs à ce sujet. C’était à nos débuts, Sam pour s’amuser avait écrit quelques chansons avec des paroles de ninja, et moi je voulais m’essayer à la production. Alors j’ai enregistré tout ça vite fait, très mal d’ailleurs, et ZP est venu prêter sa voix pour le fun : il a tout enregistré en moins d’une heure. Ensuite j’ai moi-même pris Sam en photo chez moi avec un t-shirt noir sur la tête, j’ai pris 4 clichés de lui en guitariste, bassiste, chanteur et batteur. En parallèle, comme Sam voulait un peu devenir webmaster, on a monté le site de Shadow Warriors ensemble avec la démo téléchargeable. Beaucoup de gens pensaient que c’était un vrai side project de Dragonforce mais pas du tout en fait. D’ailleurs, tu sais quoi ? On a repris une des chansons de cette démo en bonus avec Dragonforce, elle sera disponible au Japon ! (rires)

Et là on retrouve sur le net une nouvelle démo de Shadow Warriors sortie récemment, vous avez recommencé ? (rires)

Non, pas du tout, là c’est pas nous mais quelqu’un qui a tellement aimé qu’il a décidé de poursuivre le truc en prenant le même nom ! Avec une très mauvaise prod et sans chanteur pour l’instant… ils pourraient demander à ZP d’ailleurs ! (rires)

On sait que t’aimes beaucoup la France et que t’y viens très souvent, y a-t-il quelques groupes ou artistes de notre pays que t’aimes bien ?

Oh tu sais j’ai quelques albums de Mylène Farmer et Axel Bauer, en metal j’ai quelques albums de Trust et de Loudblast.

Dragonforce 2012 (w/ Marc Hudson)

Dernière question, quel est ton point de vue sur la crise qui touche l’industrie musicale, le téléchargement illégal, etc ?

Je pense que malheureusement cela touche un peu tout le monde, au-delà même de la musique. Avant je téléchargeais beaucoup de musique, maintenant je ne le fais plus car je sais ce que c’est que d’avoir des difficultés à vivre de son art. T’imagines pas combien de temps on peut passer à écrire ou enregistrer tout ça, c’est difficile de se dire que des gens peuvent récupérer comme ça des centaines d’albums pour au final ne meme pas les écouter la plupart du temps. C’est encore plus dur pour les artistes français du coup je pense, vu qu’ils touchent moins l’international.

Fred par exemple était dans un groupe français avant, Heavenly…

Oui, on avait même joué avec eux en Angleterre normalement. Et l’été dernier j’ai même rencontré le premier bassiste de Fairyland avec Fred, un autre groupe français sympa, je connais bien Phil Giordana d’ailleurs.

En parlant de Fred, il en est où avec son autre groupe Maladaptive ?

Je ne sais pas trop, Dragonforce lui prend tellement de temps…

[Intervention de Vyuuse, mon photographe improvisé pour l’occasion]

Est-ce que sa pige en tant que guitariste de Sabaton a gêné Dragonforce ?

Oh non pas du tout, on était en train d’écrire et de faire quelques démos, donc ça ne nous a pas dérangé d’autant plus que nous sommes amis avec les gars de Sabaton. Au moins ça lui a permis de jouer un peu de guitare ! (rires)

Merci beaucoup pour cette entrevue et à bientôt en France !
 

Photos by Vyuuse
 



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