Girugämesh (+ Undercover Slut) à  la Maroquinerie (20.05.16)

Quelques jours après avoir tiré leur révérence le 10 juillet à Tokyo, La Grosse Radio revient sur le concert donné par Girugämesh à Paris. C’était dans une Maroquinerie remplie que les fans s’était réunis pour la dernière date sur le sol français du combo japonais. Accompagné par Undercover Slut, girugämesh a offert une prestation digne de ce nom.

 


Undercover Slut

Que dire de cette première partie si ce n’est qu’on se serait bien passé de leur présence ? Avant même l’entrée des membres, c’est une femme dénudée qui monte sur scène et que l’on accroche à une croix. Le ton est donné par ce groupe que l’on catégorise de shock rock.

Mais si l’on est choqué, c’est plus par la prestation plus que douteuse que vont nous livrer Undercover Slut pendant trente minutes qui nous ont paru interminables. Le public a affaire à une performance qui ne laisse plus à qu’à désirer pour un groupe en fin de vie qui se traine.
 


‘O’, leader du groupe, n’est pas le chanteur de l’année et cela s’entend en live. La justesse n’est visiblement pas son fort, sa voix est fuyarde et surtout fausse. Il se dandine sur scène et vient cotoyer ses acolytes. Côté musiciens, si on ne peut pas réellement critiquer les membres personnellement, on reste sceptique devant les accords simplistes délivrés par le guitariste ou encore à l’écoute d’une batterie totalement plate.

L’allure glam mélangée à cet espèce de metal industriel proposé par Undercover Slut laisse le public de marbre, et à juste titre. La musique parait un peu hors sujet et surtout peu taillée pour la soirée. On se dit presque que cela a été fait exprès. Histoire de profiter encore plus de la tuerie que fut le show de girugamesh, le niveau n’étant pas comparable et le parallèle entre les deux formations étant même une insulte.

 

girugämesh

Girugämesh, c’est douze ans de carrière et une discographie bien garnie. Pour les fans français, cette date a une saveur différente des précédentes. Quelques semaines auparavant, le groupe avait annoncé sa séparation. Leur venue à Paris est donc leur dernière.

L’entrée de girugämesh se fait sous les acclamations du public. Après une musique d’introduction, les premières notes de la nouvelle bombe du groupe, « Chimera », retentissent. D’emblée, on est impressionné par le niveau fournit par les membres et on sent que notre traumatisme d’il y a quelques dizaines de minutes va vite être oublié.

Gros tube de leur dernier opus, « Chimera » ne perd rien de sa puissance en live et ouvre les hostilités de la plus belle des manières. Un deuxième morceau du nouvel album s’ensuit. Il s’agit de « Wither Mind », et on est ravi par ce sentiment de nouveauté qui domine dès le début du set. Le nouvel EP s’est révélé à mesure des écoutes être une nouvelle fois une réussite de la part de girugamesh qui n’a jamais sorti de mauvais albums.
 


On voit des circle pit prendre forme à mesure que la setlist défile, notamment pendant « Vermillion » et « CRAZY-FLAG ». Le public se déchaine réellement, voulant offrir un dernier souvenir mémorable pour le groupe qui effectue ici sa dernière tournée avant leur séparation.

Sur « VOLTAGE », c’est le bassiste ShuU qui joue les vedettes et qui s’offre même un solo époustouflant. Ici, chacun a un rôle qui lui est propre et si les feux des projecteurs sont souvent braqués sur Satoshi, il n’en demeure que les autres membres ne sont pas en reste.

Dans une Maroquinerie pleine à craquer, l’espace est restreint mais cela ne décourage pas le moins du monde un public gonflé à bloc. Les paroles sont scandées par les personnes présentes ce soir et tout le monde saute, participant à cette soirée si spéciale.
 


Mais si autant d’attention est portée sur le chanteur, c’est parce qu’il possède un grain de voix unique et dont la pureté est également perceptible en live. Ce soir, Satoshi est au top et le démontre par une dextérité irréprochable. Sa voix est juste et percutante, et l’on peut souligner ici la bonne sonorisation offerte par la Maroquinerie. L’ambiance s’apaise quelque peu sur « INCOMPLETE », repris en coeur par un public qui connait tout sur tout ce soir. La setlist est d’ailleurs éclectique, se composant de titres englobant une majeure partie des efforts studios de girugämesh.

Sur « Fukainoyami », la voix de Satoshi prend toute son importance sur cette ballade. Elle est aussi l’occasion pour le guitariste Nii de se montrer via un solo de toute beauté. Cette temporisation dans la setlist se retrouve également avec la présence d’ « Ishtar » qui poursuit cette lignée calme. Le batteur Ryo prend ici son aise en finissant le morceau en véritable vedette. Il est accompagné par une guitare qui est presque jazzy et par un Satoshi qui répète des « wouhou ».

Le bassiste se démarque sur « driving time », où l’on souligne ici un solo de sa part. Une nouvelle fois, le son offert par la salle est top et permet aux musiciens de se sublimer. L’ambiance monte crescendo, la fosse n’a jamais aussi bien porté son nom, tant les courageux présents à l’intérieur se rentrent dedans à mesure que les titres s’enchainent.
 


Mais le temps passe vite, et « END » retentit avec une sorte de goût amer dans la bouche. Sans doute l’un des moments les plus émouvants, tant cette chanson possède une signification nouvelle depuis l’annonce de la séparation de girugämesh. Satoshi est dans un de ces soirs où rien ne semble l’ébranler et sa voix transperce le coeur de ceux présents ici ce soir, de part sa justesse et l’émotion qu’il s’en dégage.

Le groupe quitte la scène quelques minutes avant de revenir pour un rappel de trois chansons. Le public brandit des feuilles où sont inscrits des mots à l’encontre du groupe, les remerciant, en anglais et en japonais. Et le groupe leur rend de la meilleure des manières en concluant leur set sur « Break Down », l’occasion pour la foule de se déchainer, de chanter et de montrer une dernière fois au groupe combien il est aimé par le public français.
 



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