Alcatraz Festival 2016 : Jour 1 (13.08.2016)

Après une première soirée à faire la fête au son du DJ metal Goe Vur In Den Otto, puis une nuit sympathique et arrosée dans un camping convivial, il est temps de se diriger vers l’enceinte de l’Alcatraz Festival. Un beau soleil nous tape sur le casque, et on apprécie d’entrée la faible densité de la foule, qui permet de circule facilement, et surtout d’aller commander une première dose de houblon en guise de second petit déjeuner. Cette première journée balaye assez large, et nous mènera jusqu’à Whitesnake et Within Temptation, en passant par Airbourne ou encore Anthrax et Avatar. Retour sur ces premiers concerts d’une édition 2016 couronnée de succès !

 

Thundermother (10:45 – 11:15)
 

Beau soleil et foule encore éparse mais attentive, c’est le cadre idéal dans lequel les nanas de Thundermother débarquent sur scène pour ouvrir l’édition 2016 du festival. Ce groupe de hard rock direct, dont les membres sont uniquement de sexe féminin, débute son set deux petites minutes en avance, et dispose d’une demi-heure pour convaincre le public belge, qui le découvre pour la première fois, comme l’explique la chanteuse Clare Cunningham assez rapidement. D’emblée, c’est avec beaucoup d’énergie que les musiciennes embrayent, et pour ne rien gâcher, la balance est excellente. La frontwoman dispose d’un grand charisme, et occupe tout l’espace, reléguant presque ses collègues au deuxième plan, sur un titre comme l’efficace « Just A Tease » : elle chante excellemment bien, avec un grain de voix remarquable, et une maîtrise très plaisante. Même si quelques soucis de micro – qui sera finalement changé – viennent perturber le show, le public profite à fond de ce moment de pur rock.

Sur « Thunder Machine », on savoure la rythmique carrée et précise, qui rappelle inévitablement les maîtres du genre que sont AC/DC et Airbourne Thundermother a d’ailleurs tourné avec ces derniers par le passé, une affiche bien cohérente ! La guitariste lead Filippa Nässil finit par descendre de scène, pour envoyer un solo dévastateur au milieu du public. Elle déambule parmi les spectateurs enjoués, en agrémentant son moment de gloire de courts passages de classiques comme « Highway To Hell » par exemple. Il faut reconnaître que tenter ce genre de pirouette lors d’un set si court (et si matinal !) est gonflé, mais force est de constater que ça fonctionne à la perfection !

Bref, un groupe à suivre, qui a démontré un gros potentiel, et surtout des qualités live dignes des plus grands !

Setlist :
Deal With The Devil
Dangerous Kind
Cheers
Thunderous
It’s Just A Tease
Enemy
Thunder Machine
Rock n Roll Disaster
Road Kill
Shoot To Kill

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Metal Church (11:35 – 12:15)
 

Le son est sensiblement plus fort pour ce set du groupe de heavy thrash, dont l’ex chanteur Mike How est de retour au micro depuis peu. Il avait officié dans le combo américain de 1988 à 1994, lorsque votre serviteur apprenait encore à marcher : c’est donc avec curiosité que nous observons la prestation d’un groupe recomposé, mais qui en veut toujours.

Avec une balance toujours aussi bonne que Thundermother, les musiciens peuvent s’exprimer pleinement, et dégagent une belle énergie : mention spéciale au frontman, sur la voix duquel les années ne semblent pas peser. A 51 ans, le vocaliste assure en effet toujours les montées aigues, et sait adopter des styles variés sans jamais fléchir.

Le public se réveille un peu, mais semble toujours un peu se retenir, ce qui est bien dommage. Les réponses aux invectives du groupe sont timides, et on sent les musiciens un brin frustrés par cette inertie. Malgré cela, le set se déroule sans anicroche, et s’achève sur le classique « The Human Factor », qui est l’occasion pour Kurdt Vanderhoof, le guitariste historique du groupe, de montrer toute sa technique au cours d’un solo qui frise tout de même la branlette de manche.

Un concert propre et sans bavure, qui montre un Metal Church revenu au top de sa forme : le froc est thrashé, et les vieux briscards du style ont la banane. Pari réussi !

Setlist :
Fake Healer
Start the Fire
No Tomorrow
Watch the Children Pray
Beyond the Black
Badlands
The Human Factor

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The Answer (12:35 – 13:15)
 

Après une première partie de Whitesnake à Paris il y a moins d’un mois, et une setlist qui nous avait pas mal déçu, nous voilà de nouveau face au phénomène irlandais The Answer. Rapidement, on croit que notre critique d’une setlist uniquement concentrée sur le prochain disque et l’album Rise, dont c’est le dixième anniversaire, a été entendue. En effet, c’est par « I Am What I Am », tiré de l’excellent et dernier en date Raise A Little Hell, que le groupe ouvre sa prestation. Le morceau est pêchu, bien exécuté, et mets parfaitement en avant la voix exceptionnelle de Cormac Neeson. On apprécie également le jeu de basse de Micky Waters, qui est recherché et très bien harmonisé.

Puis, retour à la formule qui nous avait déplu quelques semaines auparavant, avec quatre titres de « Rise », et deux titres non encore sortis, à savoir « Thief Of Light » et « Solas », qui seront sur le prochain opus de The Answer. Et à nouveau, plus encore à la lumière de la comparaison avec le premier morceau du concert, on sent un manque de maturité de ces compositions, qui mises bout à bout finissent par endormir l’auditeur. Les deux derniers titres sont pour leur part assez planants et surtout inconnus du public, ils constituent de ce fait un choix assez discutable pour clôturer la prestation.

Dans ce set, dont on ne peut tout de même pas dire qu’il était mauvais, le meilleur de The Answer aura cotoyé le pire, et c’est bien dommage, quand on sait ce dont était capable le groupe lors de sa précédente tournée.

Setlist :
I Am What I Am
Under the Sky
Never Too Late
Come Follow Me
Preachin’
Thief of Light
Solas

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Candlemass (13:35 – 14:20)
 

Grosse surprise lors de l’annonce de leur présence à l’Alcatraz Festival, Candlemass n’est pas là pour faire dans la dentelle, et compte bien fêter ses 30 ans dans un fracas de décibels saturés.
Au programme, ce sont bien entendu les guitares sous-accordées et le timbre de voix macabre de Mats Levén qui font vibrer la petite ville de Courtrai. Si le chant est souvent l’aspect le plus décrié de Candlemass, le problème semble résolu depuis l’arrivée de Levén dans le groupe il y a quatre ans. Ce vocaliste dispose en effet d’un gros charisme, et délivre surtout des prestations aussi régulières que de qualité.

Le début du set met en avant un choix intelligent de morceaux : ce sont en effet les titres les moins lents qui s’enchaînent, et constituent une sélection idéale dans cette configuration de festival. Le son est bon, même s’il bave un peu dans les fréquences medium des cordes, mais rien de bien rebutant. Le public de l’Alcatraz ne s’y trompe pas, et répond présent lorsqu’il est sollicité par la formation suédoise. Le premier petit circle pit de la journée apparaît même sur « Emperor Of The Void »

Enfin, gros coup sur la tête avec « Solitude », dont les ralentissement font mouche et n’endorment nullement le public belge : les harmonies de guitares viennent encore rehausser ce passage, et font du titre un vrai régal, même pour les spectateurs les moins friands de doom. On regrette simplement le départ roublard du groupe, qui quitte la scène sans saluer son public, après avoir annoncé que « C’était le dernier morceau ». Mais musicalement, le compte est bon, et Candlemass a fait son petit effet !

Setlist :
Mirror Mirror
The Dying Illusion
A Cry from the Crypt
Emperor of the Void
At the Gallows End
Crystal Ball
Solitude

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Avatar (14:50 – 15:40)
 

Ce serait un euphémisme de dire qu’Avatar est attendu par le public belge : le nombre de fans manifestement présents spécialement pour eux est impressionnant, et on devine ici ou là dans les premiers rangs plusieurs maquillages singeant le grimage du frontman Johannes Eckerström. Après l’intro « Regret » sur bande, c’est « House Of The Eternal Hunt » qui lance la cavalcade, à un détail près : on n’entend pas le chanteur… du tout ! Micro éteint, erreur du sondier, on ne le saura pas, mais c’est seulement pendant le second titre que le problème est réglé, et que le volume de la voix remonte petite à petit – ce qui laisse quand même envisager une boulette sur la table son. Bien dommage, mais le groupe ne se démonte pas pour autant.

Le début (ainsi que la fin, d’aileurs) du show sous une pluie de confettis semble galvaniser la foule, qui encourage et aide le chanteur à éructer ses lignes vocales : s’il semble un peu fatigué, et en difficulté sur certains notes exigeantes, son engagement dans le show est total, ce qui rattrape tout. On connait bien son attitude complètement barrée sur scène, et ouvertement inspirée du Joker de Batman, mais ça reste un plaisir immense à chaque fois. Poses malsaines, regards vicieux, sourires fourbes et évocateurs, démarche enfantine mais macabre : tous les éléments sont là pour renforcer le personnage démentiel campé par Eckerström.

Les musiciens derrière lui sont irréprochables, même si logiquement plus en retrait : les rythmiques sont propres et massives, et même les parties mélodiques recèlent leur petit lot de perles guitaristiques. Qu’on aime ou non le style déployé par Avatar, on ne peut que saluer la force de leur prestation, qui fait office de véritable ouragan sur la scène de l’Alcatraz. Pour ma part, sans être grand fan de leur albums, cette première fois m’a donné envie de repasser un ou plusieurs concerts face au groupe, dont l’énergie s’avère rapidement contagieuse : je ne suis certainement pas le seul à avoir été conquis par le groupe, qui non content de de satisfaire ses fans les plus fidèles, se permet en plus d’élargir encore son public.

Setlist :
Regret (bande)
House of Eternal Hunt
The Eagle Has Landed
Hail The Apocalypse
Paint Me Red
Smells Like a Freakshow
For the Swarm

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Triptykon (16:05 – 17:00)
 

Du fait d’un problème de perte de portefeuille, notre équipe n’a malheureusement pas pu assister à l’intégralité du set de Triptykon. Des quelques quinze minutes aperçues, on retient surtout une déception vis-à-vis du cadre du concert : pourquoi programmer un groupe pareil de jour, alors que leurs ambiances et visuels prennent tout leur sens de nuit ? La réponse étant simple : les groupes se succèdent par ordre d’ »envergure », et Triptykon n’aurait pas sa place en haut de l’affiche aux côtés de Whitesnake et Twisted Sister. C’est logique, mais assez dommage, et on se dit qu’à ce train là, autant ne pas faire venir le groupe. Quoique Behemoth était bien parvenu à s’imposer en grandes pompes en plein cagnard au Hellfest 2014

C’est bien dommage, car le set est équilibré, entre morceaux du groupe et reprises de l’autre formation la plus emblématique du leader Thomas Gabriel Fischer, Celtic Frost. Un son franchement bon a de plus permis de bien décortiquer les morceaux alambiqués du combo, encore un bon point pour l’organisation qui a été quasi irréprochable tout le week-end à ce sujet.

Enfin, on regrette le peu de communciation établie entre les musiciens et le public, avec notamment un départ de la scène froid et sans engagement. Espérons plus d’entrain une prochaine fois !

Setlist :
Crucifixus (bande)
Circle of the Tyrants (reprise de Celtic Frost)
Goetia
Ain Elohim (reprise de Celtic Frost)
Altar of Deceit
Eternal Summer (reprise de Celtic Frost)
Aurorae
The Prolonging
Winter (Outro) (bande)

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Anthrax (17:25 – 18:25)
 

C’est en toute honnêteté avec des attentes mitigées que nous nous approchons de la scène pour le concert d’Anthrax en fin d’après-midi, et pour cause. Avec un son très moyen au Download Festival parisien, ainsi qu’une balance et une prestation fort médiocres au Hellfest, on ne pouvait deviner qu’Anthrax brillerait de mille feux à l’Alcatraz Festival ! Cette fois-ci, tout est réuni pour que la fête soit parfaite : le son est comme depuis ce matin parfaitement balancé, les musiciens semblent remontés à bloc, et Joey Belladonna est en forme olympique. Il monte en effet parfaitement dans les aigus, et arrive à déployer toute la puissance de sa voix dans tous les registres qu’il emploie. Ajoutons à cela une bonne humeur et une joie d’être sur scène manifestes, et le tableau est complet !

Au niveau de la setlist, on est heureux de voir « Madhouse » la réintégrer, alors que les concerts français en avaient tous deux été amputés. Le dernier album en date, For All The Kings, est le plus représenté, et on profite enfin de toute leur puissance sur scène : le résultat est excellent, et permet de transformer l’essai qui était initié par les versions studio. Comme souvent, deux reprises sont au programme, avec le saccadé et excellent « Got The Time », qui remporte les suffrages du public, mais surtout l’incontournable reprise de Trust, « Antisocial ». Si on avait jamais vu à l’étranger de réaction au titre semblable à celle qu’il provoque en France, on comprend vite que la francophonie partielle de la Belgique suffit à s’approcher de cette excitation. Dès l‘introduction, la foule reprend la mélodie a tue-tête, puis lorsque les chiens sont lâchés, c’est le headbang sans limite.

Le final s’effectue évidemment sur « Indians », qui constitue la dernière rasade de thrash de la journée, et contente la frange du public assoiffée de riffs acérés. De gros moshpits se déclenchent au centre du public, et Belladonna fait monter un enfant ravi sur le bord de la scène. Scott Ian prend le micro pour remercier copieusement les fans pour leur enthousiasme tout au long de cette heure de set passée à la vitesse de la lumière. Une grosse claque droit dans les dents vient de tomber : allons vite nous désaltérer pour tenir jusqu’à ce soir !

Setlist :
Impaled (bande)
You Gotta Believe
Caught in a Mosh
Got the Time (reprise de Joe Jackson)
Madhouse
Fight ‘Em ‘Til You Can’t
Evil Twin
Antisocial (reprise de Trust)
Breathing Lightning
Indians

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Ministry (18:50 – 19:50)
 

Le metal indus est à présent à l’honneur, avec la venue des pionniers du genre, à savoir Ministry, mené par Al Jourgensen. Sans être trop fan du style, on profite du concert pour manger un morceau en observant attentivement ce qui se passe sur scène, mais aussi pour prendre un peu de repos avant l’ouragan annoncé par le nom d’Airbourne. C’est l’attitude d’une bonne partie du public, qui se montre plus calme que durant le set d’Anthrax. Il faut dire que le côté hypnotisant des morceaux, couplé aux vidéos psychédéliques projetées sur les écrans se prête plus à une observation concentrée de ce genre. C’est d’ailleurs en se focalisant sur ces vidéos qu’on arrive à s’immerger dans l’univers entêtant développé par Ministry : l’expérience est assez saisissante, même lorsqu’on est pas un inconditionnel de la chose.

Les riffs répétitifs et entêtants s’enchaînent et enveloppent le public comme pour mieux le séduire : dans la fosse, le plaisir semble au rendez-vous et est bien visible sur les visages. Sur scène, Jourgensen se démène pour maintenir le niveau d’intensité des titres, et arbore fièrement sa magnifique guitare, qu’il passera malheureusement le plus clair de son temps à ne pas gratter.

Lorsque les hits en puissance comme « Thieves » arrivent, se sont de véritables moshpits qui se déclenchent dans la fosse, et qui attestent du pied pris par de nombreux festivaliers. C’est donc un concert assez élitiste qu’a proposé l’organisation du festival avec ce set de Ministry : si tout le monde n’a en conséquence pas adhéré à 100% à la prestation, il est clair que les afficionados du genre ont eu leur compte ! Allons maintenant nous placer pour être au plus près d’Airbourne !

Setlist :
Hail to His Majesty (Peasants)
Punch in the Face
PermaWar
Rio Grande Blood
Señor Peligro
LiesLiesLies
N.W.O.
Just One Fix
The Missing
Deity
Stigmata
Thieves

alcatraz, festival, 2016, day, jour, 1, ministry

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Airbourne (20:15 – 21:15)


Le public commence à monter dans les tours avec ce concert : on sent que les premiers rangs sont de plus en plus compacts, et que la tension augmente peu à peu. Et lorsque les Australiens d’Airbourne déboulent finalement sur le scène, c’est une véritable tempête qui s’abat sur le pit. Les slams se déclenchent par dizaines, et n’auront de cesse pendant cette heure de pur hard rock à l’australienne, mettant à rude épreuve les épaules des fans les plus proches de la scène.

Comme d’habitude avec le combo, c’est le frontman Joel O’Keefe qui occupe toute l’espace, et surtout toute l’attention. (Quasiment) tous ses gimmicks sont passés en revue, depuis les solos en courant, jusqu’au fameux éclatage de bière sur la tête, qui engendre les célèbres gerbes de houblon dont se délectent les photographes. Seule l’escalade de la structure scénique est aux abonnés absents, et pour cause : au vu de la configuration de la scène assez particulière, avec son décor de prison, on ne voit pas bien comment le guitariste aurait pu raisonnablement pu s’attaquer à cette tâche. Certains objecteront que le “raisonnable” n’est pas forcément le pain quotidien de Joel, mais il faut quand même admettre qu’il s’est calmé depuis quelques mois sur ses ascensions sauvages. A croire que son assureur lui a remis les pendules à l’heure !

Cet setlist, c’est le best-of absolu, avec tous les hits que les fans auraient pu solliciter : de “Too Much, Too, Too Fast”, à “Stand Up For Rock ’n’ Roll”, ou encore “Diamond In The Rough”, tout y passe, et la prestation est solide et énergique de bout en bout. Pas de temps mort, quelques mots du frontman distillés ici ou là pour créer une proximité agréable avec les fans, et le tour est joué ! Bien sûr, avec l’arrivée imminente du nouvel album Breakin’ Outta Hell, le groupe se fait un plaisir d’interpréter le morceau titre du disque, déjà rendu public il y a quelques semaines, et soyons francs : en live, ça jette !

Un seul regret à l’issue des soixante minutes de show survolté : ne pas avoir pu profiter d’une demi-heure supplémentaire en compagnie des dignes descendants d’AC/DC. Bien heureusement, le rendez-vous est pris en décembre, pour une série de dates en tête d’affiche qu’il ne faudra manquer pour rien au monde !

Setlist :
Ready To Rock
Too Much, Too Young, Too Fast
Chewin’ The Fat
Diamond In The Rough
Girls In Black
Cheap Wine & Cheaper Women
Breakin’ Outta Hell
Stand Up For Rock ’n’ Roll

Rappel :
Live It Up
Runnin’ Wild

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Whitesnake (21:45 – 23:00)
 

Pour la dernière date de sa tournée européenne, David Coverdale et son groupe Whitesnake font escale à Courtrai, où ils sont attendus en masse. On ne comprend d’ailleurs toujours pas la position plus haute sur l’affiche et surtout le temps de jeu supérieur alloué à Within Temptation, tant Whitesnake aurait pu offrir plus encore. Avec à peine 75 minutes de set, les Britanniques doivent amputer leur setlist de quelques pépites, par exemple « Ain’t No Love In The Heart Of The City, que l’on aurait pourtant aimer conserver, au détriment d’un morceau plus dispensable. Mais qu’importe, le public est heureux de voir une légende comme Coverdale s’égosiller devant lui, et le lui rend bien !

Le show est somme toute assez similaire à celui proposé à l’Olympia parisien quatre semaines auparavant, à un détail près, qui n’en est pas tout à fait un : David Coverdale est en effet bien plus en voix ce soir, ce qui transforme littéralement les morceaux. Il arrive cette fois à faire montre d’un coffre plus important dans les mediums, et surtout ne peine presque pas dans les montées aigus et autres cris perçants.

La foule toute entière semble connaître par cœur le répertoire du serpent blanc, et donne de la voix sur les très nombreux refrains qui s’y prêtent. On regrette en revanche la durée interminable des quatre solos qui ponctuent le concert : pourquoi ne pas avoir rogné sur ceux-ci, qui semblaient déjà trop longs lors du concert « complet », putôt que sur des morceaux à proprement parler ? Certes, le solo de basse loopé de Michael Devin est toujours aussi original et réussi, mais passé la surprise de la première fois, on tourne un peu en rond. Tommy Alridge termine le sien sans baguettes comme à l’accoutumée, en frappant sa batterie directement avec les mains : c’est toujours un plaisir pou les fans ! Mais par pitié, virez-nous ces deux solos de guitare inintéressants au possible, aussi bons soient Joel Hoekstra et Reb Beach !

En tous cas, en dehors de ces reproches, le public a pris son pied sur des tubes intemporels comme « Here I Go Again », « Fool For Your Loving » ou encore « Crying In The Rain », que n’a aucunement gâchés la forme affichée par le frontman, que l’on aimerait aussi performant plus souvent !

Setlist :
Bad Boys
Slide It In
Love Ain’t No Stranger
Fool For Your Loving
Judgement Day
Solo de guitare
Slow an’Easy
Solo de basse
Crying In The Rain (avec solo de batterie)
Is This Love
Give Me All Your Love
Here I Go Again

Rappel :
Still Of The Nigh

alcatraz, festival, 2016, day, jour, 1, whitesnake

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Within Temptation (23:30 – 1:00)


Un heure trente de jeu, pour une place de tête d’affiche de cette première journée de l’édition 2016 de l’Alcatraz Festival : tout ceci montre bien le chemin parcouru par Within Temptation en une quinzaine d’année, et surtout l’appétit des Belges pour leur univers. C’est toutefois devant une foule un peu moins dense que pendant le set de Whitesnake que Sharon den Adel et son groupe débarquent sur scène.

La scène, parlons-en justement, le groupe ayant fait d’énormes efforts sur les aspects visuels du show. Avec une scène étagée, recouverte d’écrans diffusant clips vidéos et apparitions de guests, le résultat est très probant, et agréable à l’oeil. En effet, lors de morceaux dont les versions studios accueillent un invité, ce dernier se trouve projeté en géant derrière le groupe, pour simuler sa participation à la prestation : une belle idée, bien exploitée, qui fonctionne bien. Ainsi, Tarja Turunen apparait pour « Paradise », tandis que le rappeur Xzibit est diffusé pour le très faible « And We Run ».

Musicalement, c’est malheureusement assez répétitif et pauvre, en dépit d’une scénographie appréciable, et d’un son très correct. A l’exception de quelques morceaux de Mother Earth, qui rappellent quelques souvenirs nostalgiques de collégien, rien de bien consistant à se mettre sous la dent, malgré un balayage quasi intégral de la discographie des Néerlandais – en effet, seul le premier et difficile d’accès Enter est absent du set. Le groupe tente bien de se mettre dans la poche les spectateurs qui ne les portent pas dans leur cœur avec une reprise du morceau « Black Sabbath » du mythique groupe du même nom. Le résultat est malheureusement assez risible et sans saveur, même si l’on peut reconnaître un gros travail de réécriture et de réappropriation du morceau, qui manque souvent à ce genre d’exercice.

Pourtant, les musiciens sont carrés et assurent leurs parties respectives, et la chanteuse Sharon fait preuve d’une voix propre, fluide et agréable. Mais ça ne suffit pas, et la prestation manque de profondeur. Une déception assurément, qui confirme l’impression faite par le groupe lors du récent Hellfest 2016.

Setlist :
Our Solemn Hour
Faster
In the Middle of the Night
Fire and Ice
Stand My Ground
Paradise (What About Us?)
The Cross
Sinéad
And We Run
The Truth Beneath the Rose
Black Sabbath (reprise de Black Sabbath)
The Heart of Everything
Caged
Covered By Roses
Mother Earth
What Have You Done
Ice Queen

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C’est exténués, mais avec le sourire que l’on ressort de cette première journée de festival, après des heures intenses de décibels variés. Demain s’annonce plus physique encore, avec son lot de groupe de thrash notamment, qui mettront à rude épreuve les cervicales du public. Apéro, dodo, et à demain !

Photos : © 2016 Olivier Gestin / INTO Ze PiT Photographe
               © 2016 Nidhal Marzouk
               © 2016 Régis Peylet
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.

 

 



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