Compilation Hellfest 2012

Les 15-16-17 juin prochains, l’édition 2012 du Hellfest se déroulera sur le nouvel emplacement que nous réservent les organisateurs, toujours à Clisson. Avec non plus 4 mais 6 scènes, de quoi ne plus savoir où donner de la tête tout en offrant aux festivaliers un maximum de choix.

Imgainez donc quel a été le casse-tête au moment de choisir les 34 groupes qui figurent sur la Double Compilation 2 CD de ce Hellfest 2012 sortie début avril chez Sony Music (en collaboration avec A Jeter Prom). Il fallait pour cela donc ne pas oublier les plus gros, ne pas sous-estimer la présence des grands comebacks/surprises de la prog, mais aussi faire une place aux groupes plus undergrounds.

Récit de ce voyage musical au bout de l’enfer… par un fan quelque peu déboussolé par les vapeurs d’un alcool bien plus que musical.

Hellfest affiche 2012

Chapitre 1

Foule de dangers à perte de vue vont émailler cet ultime voyage décisif pour la survie de tous. Une pluie de Napalm Death s’abat sur notre route, nous devons ainsi nous mettre à l’abri et en quarantaine pour éviter de croiser le Cannibal Corpse, zombie intrépide près à nous dévorer le temps d’une démente agression. Victoire ! Le calme se fait au détour d’un bois protégé, autour d’un bon feu, où la confrérie entonne un petit « A Tout le Monde » de Megadeth. Quelques minutes de répis, une quiétude enfin retrouvée… mais ce n’était sans compter sur une tempête soudaine, orage violent provoqué par le King Diamond en personne, roi du passé affamé par un retour sur le devant de la scène.

Une seule solution : sortir notre amulette magique, coquillage couleur azur, afin de conjurer le sort. Une fois ce Blue Öyster Cult achevé, nous brûlons pour toi ô messager du salut ! Les éléments cessent donc de se déchaîner et nous acheminons notre quêtre vers un endroit dangereux, portant la mention Biohazard, et où la vengeance sera tienne. Peu importe où, peu importe quand, comme le chantait Gotthard, nous serons là pour toi et ne fléchirons pas. Et s’il le faut, je prendrai seul les armes pour faire diversion, ce sera moi contre le monde, et ce même si les Reines maléfiques Lizzy Borden et Molly Hatchet me font frôler le désastre.

La nuit tombe, je calme mes ambitions et reprend confiance en ma compagnie, en mes amis de toujours. Mais le monde se fait ombre, point de Benediction ni de salut à attendre. Nous perdons un camarade dans l’affaire, poignardé dans le dos par le lutin Koritni, signant son méfait par une peinture démoniaque comme nous l’avait décrite notre sage Arcturus. Il est temps de renifler notre malheur, de respirer, d’inhaler et d’exhaler cette substance magique appelée Nasum qui nous permet de survivre dans cet endroit hostile où l’air s’empoisonne à chaque instant. Point de bout de souffle, nous avons tous été entraînés au régime Crashdiet, ainsi sommes-nous en pleine forme bien que perdus dans le froid brut et impitoyable.

Nous sortons enfin de ces terres hostiles pour en fouler de nouvelles, courant à la potence vers les fameuses Vulture Industries fumantes devant nous. Il nous faut les traverser, nous n’avons aucunement le choix si nous voulons briser la malédiction de la sombre gnose formulée par le terrible magicien Glorious Belli, au centre même d’un Pentagram où il hurlait ses incantations pour se venger de ceux qui ne l’avaient pas bien traité tout au long de son ancienne vie d’esclave. Car c’est derrière ces ruines industrielles que se trouve l’escale définitive de notre mission.

Chapitre 2

Au-delà de ces usines finalement désactées et sans danger, les portes de la cité perdue de Dimmu Borgir s’ouvrent enfin devant nous. Il y faisait bon vivre autrefois, c’est du moins ce que le prophète Uriah Heep prétendait. Tout a changé, chacun luttant contre sa Within Temptation, s’efforçant de tenir bon face aux rôdeurs avides d’argent et de chair fraîche. Le crime y domine, faisant recette jusqu’au château Amon Amarth où siège le terrible maire de la ville, proclamant haut au fort son envie de devenir le destructeur de l’univers. Cette terrible malédiction a bel et bien fait son oeuvre…

Bon nombre de ses habitants sont donc partis en Exodus, tels des brebies égarés avec la guerre comme berger, combattant un ennemi invisible et imprévisible sous le joug d’un tyran sans nom. Pas même le sieur Edguy, archer héroïque digne héritier de Robin des Bois, ne put atteindre le maléfique Glorious Belli, vaincu et annihilé qu’il fut par l’enchanteur islandais Solstafir et sa terrible illusion dénommée Fjara, sorte de sirène nymphatique qui le précipita aux fins fonds de l’Origin – cratère sans fond – dans une explosion de fureur.

A proximité d’un bar, nous tombons nez à nez avec le chasseur de prime Madball, qui nous annonce que c’est désormais tout ou rien, qu’il ne faudra rien lâcher si on veut réussir. Pour cela, rendons-nous chez la prostituée terroriste Mary, grande spécialiste en Black Bomb A : sorte de pétard ionique qui pourrait annuler le sort si utilisé à bon escient. Une fois l’objet récupéré avec précaution, nous passons au magasin d’outillage, le Endstille, afin d’y acheter une Anomie : sorte de sac qui protège et rend la bombe indétectable jusqu’à son utilisation. Nous quittons la ville, non sans quelques mots de Madball : « No Trepalium amicum et papa sera heureux », l’homme parlant un franco-latin des plus étrange, nous souhaitant ici de ne point passer à trépas afin que son père, ancien chef de la cité, reprenne le pouvoir.

La nuit tombe, une nuit que l’on accueille avec espoir. Le temps d’une petite Saint Vitus‘ dance autour du feu et nous nous endormons. Benighted, l’esprit de la nuit, en profite malheureusement pour parasiter nos âmes. Nous essayons de nous agiter dans ce rêve forcé mais je ne réussis qu’une chose en me débattant : péter les dents de mon plus fidèle compagnon qui voit ainsi le sang couler de sa bouche. L’Haemorrhage est impressionnante mais nous ne pouvons pas nous arrêter là, sans ça la malédiction se transformera vite en pandémie qui dévorera nos chairs… Une fois de plus l’huître bleue nous sauvera de ce mauvais pas !

Aborted trip… Je me réveille, ordinateur annulé, un homme en blouse blanche m’enlevant les fils connectés à mon cerveau. L’expérience, nommée Global Flatline, a été une réussite selon lui. Ce n’était qu’un rêve préfabriqué mais j’ai selon lui parfaitement répondu aux stimuli. Je proteste vivement et, sentant qu’il faut que j’en arrive là pour survivre en dehors de ce laboratoire, lui envoie une fatal Discharge en retournant ses électrodes contre lui.

Conclusion

Long et dur fut le voyage pour notre héros, surtout lorsque celui-ci se rendit compte que ce n’était qu’un rêve et que la réalité était à ses yeux bien pire. L’enfer est donc bien là, devant lui, face à tous ces démons prêts à lui remuer tête et cervicales. Mais il s’en fiche, il y fonce tête baissée, car il adore ça !

Conférence de presse Hellfest 2012

… Et vous, aimerez-vous cette compilation autant que vous avez d’hâte de pénétrer dans l’enfer de Clisson ? Car vous l’aurez peut-être compris, elle constitue un voyage à la fois implacable, éclectique et bien représentatif de ce qui nous attend en juin. Pratiquement tout style de metal y est représenté, avec quelques déviations vers le hardcore ou le rock/hard rock. Pour le coup, le choix des groupes parait judicieux, même si quelques big names au programme cette année tels que Guns n’ Roses, Machine Head, Children of Bodom, Lamb of God ou Trivium n’y figurent pas mais peut-être est-ce aussi dû à une question de droits (ou simplement de choix).

A écouter sans modération chez soi ou dans sa voiture, avec l’esprit ouvert et l’envie éventuelle de découvrir quelques formations que nous n’avons pas l’occasion d’écouter tous les jours. Et peut-être qui sait que, comme moi, vous retomberez sur un morceau cher à votre enfance en vous disant « ah mais merde, je connais ça, putain je sais enfin ce que c’est ! », comme cela m’est arrivé avec le tube de Molly Hatchet « Flirtin’ with Disaster » que j’avais pas mal écouté dans le temps sur un jeu vidéo sans savoir de qui c’était. Comme quoi, le Hellfest semble être fait pour ranimer quelques souvenirs, rassembler les générations et faire tomber quelques barrières entre les genres. Loin de tout sectarisme ou diktat socio-religieux.

CD1 :

1) Napalm Death : Quarantined
2) Cannibal Corpse : Demented Agression
3) Megadeth : A tout le monde
4) King Diamond : The Storm
5) Blue Oyster Cult : Burnin’ For You
6) Biohazard : Vengeance Is Mine
7) Gotthard : Anytime Anywhere
8) Lizzy Borden : Me Against The World
9) Molly Hatchet : Flirtin’ with Disaster
10) Benediction : Shadow World
11) Koritni : Stab In The Back
12) Arcturus : Demon Painter
13) Nasum : Inhale/Exhale
14) Crashdiet : In the Raw
15) Vulture Industries : Race for the Gallows
16) Glorior Belli : Dark Gnosis
17) Pentagram : Treat Me Right

CD2 :

1) Dimmu Borgir : Gateways
2) Uriah Heep : Easy Living
3) Within Temptation : Stand My ground
4) Amon Amarth : Destroyer Of The Universe
5) Exodus : War Is My Shepherd
6) Edguy : Robin Hood
7) Solstafir : Fjara
8) Origin : Explosion of Fury
9) Madball : All or Nothing
10) Black Bomb A : Mary
11) Endstille : Anomie
12) Trepalium : Daddy’s Happy
13) Saint Vitus : Blessed Night
14) Benighted : Let The Blood Spill Between My Broken Teeth
15) Haemorrhage : Flesh Devouring Pandemia
16) Aborted : Global Flatline
17) Discharge : Protest and Survive

A noter que quelques cadeaux ornent ce double CD :

+ En cadeau un patch thermocollant Hellfest
+ 10 TICKETS D’OR À GAGNER À L’INTÉRIEUR pour les chanceux, avec à la clé UN PASS 3 JOURS et UNE RENCONTRE avec le groupe Américain CANNIBAL CORPSE !
 



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