Secrets of the Moon – Seven Bells

Le groupe de Black Metal allemand Secrets of the Moon sort son nouvel album, Seven Bells, chez Prophecy Productions.

Très vite, les cloches retentissent, elles ont un fort accent anglais (à la Big Ben comme sur Hells Bells) … Mais pour qui sonne le glas ?

Le riff insidieux, malsain à souhait s’immisce dans la structure du titre au fur et à mesure que nous avançons dans « Seven Bells » afin de nous faire passer par de nombreuses émotions différentes. Pas étonnant que l’on retrouve à la production Tom G. Fischer et V. Santura de Triptykon aux manettes tellement la tension y est palpable.

La progression est parfaite, tel un scénario méticuleux, chaque pièce du puzzle se met en place. L’ambiance, les guitares, la section rythmique, la voix. Lent au départ « Seven Bells » déboule ensuite sur une batterie déchaînée imprimant le refrain et ses «Seven, Seven, Seven,… »

C’est tout de même impressionnant l’évolution de ce groupe qui commence à devenir incontournable de la scène Black / Doom Metal. Il suffit de voir les invités que l’on retrouve sur l’album comme Ulf Schwadorf (The Vision Bleak et Empyrium), Kvohst (DHG, Hexvessel) et Morten Gass de Bohren & Der Club of Gore.

Les cloches reviennent sur « Goathead » afin d’assister à une Messe Noire à laquelle on n’est pas vraiment invité. Mélodie envoutante, rythme enlevé. La voix de SG est travaillée afin de la rendre encore plus abrasive. Les accords sombres alourdissent la musique des allemands. Le break, quant à lui, plonge l’auditeur dans des méandres sabbathien d’une âme en sursis. Les titres sont carrés et rondement bien menés par les mains de Maître de S. Golden qui s’est désormais séparé de la bassiste française LSK.

Les cloches nous suivent sur « Serpent Messiah », d’ailleurs tout au long de l’album composé de 7 titres les Seven Bells viendront ponctuer le tempo de chaque début de morceau. Le cheminement auditif nous pousse dans l’urgence dictée par une batterie énervée. À nouveau on observe le soin apporté aux voix, parfois limpides, parfois agressives et écorchées.

L’agressivité Black Metal est plus palpable sur « Blood Into Wine » avec ce riff jouant sur les dissonances. Ça blaste méchamment. Les cloches sont plus lointaines quand débute « Worship ». L’ambiance est plus lourde, plus poisseuse. « Le Culte » peut commencer dans ce mid-tempo envoutant. Un peu de double par ci, une voix envoutante par là, où comme sur « The Three Beggars (Satan’s Church) » où on nage carrément dans l’univers d’un Celtic Frost ou d’un Triptykon.

 

« Nyx » dont le clip diffusé sur le net  (voir ci-dessus) est d’une beauté gothique sans nom. Il nous attire dans cette lente marche progressant par des blasts bien mis en place et des riffs justes agressifs et bien pensés. De l’écho dans la voix plaintive tel un appel au secours vous fera perdre la raison. Douze minutes de poésie pure finissant sur des touches d’un orgue d’église… Amen.

Quand ils étaient passés au Nouveau Casino l’année dernière en Juin lors du Black Path Tour en compagnie de Kampfar, de Vreid et de Krakov, j’avais été étonné de les voir en tête d’affiche. Il est vrai que Kampfar aurait été plus à même de relever le défi. Mais leur concert teinté de leur Black/Doom si particulier n’avait en rien entaché le spectacle. Le candélabre sur scène, l’ambiance sombre avec quelques spots pour éclairer la scène, nous avaient bien montré l’esprit et le talent de Secrets of the Moon.

Lionel / Born 666

Tracklist de Seven Bells:

01. Seven Bells
02. Goathead
03. Serpent Messiah
04. Blood Into Wine
05. Worship
06. Nyx
07. The Three Beggars (Satan’s Church)
 

NOTE DE L'AUTEUR : 8 / 10



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