Sons Of Balaur – Tenebris Deos

Après avoir été la source d’inspiration d’Alec Worley et de Pye Par lors de la réalisation de l’album comics The Real Of The Damned qui, prochainement, va être adapté en version animé avec les participations de David Vincent (ex-Morbid Angel), Dani Filth (Cradle Of Filth), Jill Janus (Huntress) et bien d’autres, Sons Of Balaur nous revient en ce 14 octobre avec leur premier opus Tenebris Deos. Avec un artwork fidèle à leur univers, les Gorillaz du metal parviennent à joindre la bande-son à l’image avec brio.

Formé en mars 1992, Sons Of Balaur basé à Oslo se revendique comme étant un groupe de kult black metal et fait partie à part entière de la toute première vague de black metal norvégien. Composé de Tomas au chant et à la guitare, Markus à la basse, Kristoffer à la guitare et Lars à la batterie, le quatuor natif de Oksfjord au sein même du cercle polaire forgent leur réputation grâce à leurs chansons, véritable invocation des forces occultes de ce bas monde. Les démons scandinaves ont réalisé un bon nombre de démos, la plupart non connues du grand public, le point d’orgue de leur discographie étant leur nouvel album Tenebris Deos, invocation du ténébreux et chef suprême vampire  de la mort et du chaos: Balaur (Le Dragon). Véritable icone du culte vampirique de Roumanie, la légende de Balaur s’articule sur sa capacité démoniaque à cracher du feu. Sévissant pendant une courte période du 15ème et 16ème siècle en Europe, personne n’a su la réelle identité de ce légendaire prédateur des Carpates. Son origine reste un mystère, descendant de la maison Petrova, Balaur est resté un animal sauvage hors de contrôle arpentant les champs de batailles d’Europe, se battant même aux côtés de Vlad Tepes l’Empaleur. Il faisait ce que bon lui semblait jusqu’à son assassinat des propres mains de sa soeur Athena pour le bien de sa famille. Suite à sa mort, ses loyaux serviteur ont gardé une partie de son corps tel une relique, se consacrant à trouver un moyen de le ressusciter pendant des siècles et des siècles. Sons Of Balaur a disparu de la circulation durant l’année 2000, les rumeurs allant bon train à leur sujet les donnant disparus suite à un voyage dans l’obscure région roumaine de Transylvanie, mort ou sacrifié suite à un de leur spectacle par des adeptes de Balaur. La vérité sur ce qui leur est arrivé est resté un mystère … jusqu’à maintenant! Après une quinzaine d’années d’absence, durant laquelle personne, à part peut-être des membres de cercles sataniques les plus extrêmes n’a eu vent de leurs faits et gestes, Sons Of Balaur revient de sont exil en enfer pour nous délivrer Tenebris Deos sur un plateau d’argent.

L’album commence fort, « Invocation », dont le videoclip réalisé par Costin Chioreanu a été dévoilé le 5 septembre, nous plonge sans aucun prémisses dans un rythme ultra soutenu (marque de fabrique du groupe tout au long de l’album),les riffs de guitares de Tomas et Kristoffer sont rapides et saturés, l’atmosphère lourde est mise en valeur par le son de la basse de MarkusLars balances de la caisses claire, de la cymbale et de la double pédale à un rythme effréné sur lequel Tomas nous martèle des « Invocation » qui sans nul doute seront repris en chœur par le public dans la fosse.


« Old Relics », qui est le premier morceau de Tenebris Deos dévoilé en avant première par La Grosse Radio Metal (2 jours avant la sortie officielle de Season of Mist) le 10 août, est la clef de voute de cet album. Ce morceau n’est ni plus ni moins introduit par le titre qui le précède, « Prologue », 1 min 20 durant lesquels ce titre  voit les growl de Tomas disparaitre au profit d’une voix dont le timbre s’approche plus de celui de Till Lindemann, le tout posé sur une base instrumental contrastant deux sons différents de guitares, l’une saturé, l’autre non à un rythme piano. C’est le calme avant la tempête qui s’annonce, et ce n’est pas le rire satanique de Tomas lançant « Old Relics » qui nous dira le contraire. Fidèle à sa réputation, Sons Of Balaur enchaine les riffs et les percutions ultra soutenue où même le breakdown n’en n’est pas un, seul le chant s’efface au profit de la mise en avant du talent des instrumentistes. De nombreux « Hé, Hé, Hé » font leur apparition comme par la suite dans les morceaux de grandes qualité que sont « Van Helsing Must Die », « Soldiers Of Darkness » ou même « Nemetari The Desert Queen ». Ceci traduit facilement la volonté des Norvégiens de tailler leur chansons pour le live ou sans nul doute les poings et autres « sign of the horns » vont s’élever en l’air aux rythme de ces fameux « Hé, Hé, Hé » gutturaux.
 

Tenebris Deos

La suite de l’album est une démonstration technique de la part des quatre scandinaves. Les nombreuses parties où le chant growlé de Tomas est maintenu dans la longueur sur « The Curse Of Bloodlust » et « Van Helsing Must Die » mais surtout lors des outro de » Anthena Bitch Betrayer », « Soldiers Of Darkness » et « Nemetari The Desert Queen », démontre sa palette vocale impressionante: le gars a vraiment du coffre. Les autres ne sont pas en reste. En témoigne le solo de basse de Markus sur « Balaur’s Rise », le riff technique de Kristoffer reconnaissable entre mille de « Succubus Slut » asséné maintes et maintes fois à nos chère esgourdes, le breakdown d’une rapidité inouïe de « The Curse Of Bloodlus »t et surtout la très longue introduction (2:30) de « The Nameless Reams Of The Earth » où Lars, Kristoffer et Markus s’en donnent à coeur joie sur ces deux dernier morceaux.

SOB2

Il est certain que cet album est taillé pour le live et le show promet de valoir son pesant d’or avec à coup sur de nombreux circle pits, « signs of the horns » de sortie et reprises en choeur de refrains par la fosse ( « Succubus Slut », « Van Helsing Must Die », « Invocation », « The Nameless Reams Of The Earth » et « Athena Bitch Betrayer »)

Ces quinze années d’attente en ont vraiment value la peine. Sons Of Balaur a réussi à nous plonger dans leur univers sombre et ténébreux, faisant de ce Tenebris Deos un livre ouvert au même titre que Jomsvicking d’ Amon Amarth tout en prenant le contrepied de l’univers visuel habituel du black metal grace à leur visuel inspiré de la bd et du comics

Tracklist:

01 – Invocation (3:45)
02 – Prologue (1:20)
03 – Old Relics (3:46)
04 – Succubus Slut (4:38)
05 – The Curse Of Bloodlust (6:13)
06 – The Nameless Roams The Earth (5:33)
07 – Van Helsing Must Die (4:35)
08 – Balaur’s Rise (4:34)
09 – Athena Bitch Betrayer (6:09)
10 – Soldiers Of Darkness (3:43)
11 – Nematari The Desert Queen (6:28)

Lineup:

SOB

Label:

SOM

NOTE DE L'AUTEUR : 9 / 10



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