Napalm Death et Heksen à  la Puce à  l’Oreille de Riom – 22.09.2016

Parfois il faut se bouger un peu en dehors de chez soi lorsqu’on veut voir du bon metal. Aussi, j’ai pris la route pour me rendre à Riom en Auvergne, plus précisément à La Puce à l’Oreille où allait se produire Napalm Death, et aussi un groupe local, à savoir Heksen.
Le public était présent, même si on aurait pu espérer voir davantage de personnes.
En passant, que ceux qui se plaignent de devoir toujours aller loin, à Paris, Lyon, Toulouse ou sur des festivals, sachez qu’il ne tient qu’à eux que les salles en région invitent des groupes réputés. Mais pour que cela puisse être durable, il faut du public. CQFD !


Heksen

Il est 20h30. Les clermontois d’Heksen montent sur une scène décorée de quelques squelettes et autres toiles. L’ensemble a un petit côté Halloween, mais il est clair qu’un effort a été fait et cela rend tout de suite la scène plus vivante, même si on est bien dans une ambiance macabre !

J’avoue que je ne connaissais le groupe que par son soundcloud. Et comme le death metal oldschool est quelque chose qui me parle et c’est donc avec une certaine curiosité que j’assiste à leur show. Tout d’abord, je trouve un peu dommage que le public ait pris son temps pour approcher de la scène. Certes, ils étaient peut-être timides devant l’inconnu et d’autre part, les gens continuaient à venir au fur et à mesure que l’heure avançait.

Quoiqu’il en soit, au premier rang, les têtes s’agitaient. Mention spéciale au jeune chevelu qui a manqué de s’assomer et de se fracasser le crâne contre la barrière en perdant l’équilibre et qui a passé le reste de la soirée avec un gros pansement sur le front. Ceci dit, même si ce n’est sans doute pas la faute aux musiciens d’Heksen, cela prouve tout de même un certain rythme dans leur musique.
En effet, nous sommes devant un death metal, certes à l’ancienne, mais avec quelques compos intéressantes, comme « The Walking Dead » ou « Post-mortem Psychanalyse » pour n’en citer que deux, avec de bons riffs et du bon growl.

Notons aussi deux reprises, l’une d’Entombed « Wolverine Blues » et l’autre, certes très brève, de la tête d’affiche de la soirée, à savoir « Dead » de Napalm Death.

Bref, une première partie fort intéressante.

On m’a dit qu’il s’agissait de leur premier concert devant un public conséquent, le tout en première partie d’un groupe aussi prestigieux que Napalm Death. En passant, ils viennent juste de sortir leur premier album Post Mortem Psychanalyse et se lancent dans une sympathique tournée. Je ne doute pas qu’on entendra encore parler d’eux…

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Napalm Death

Après une petite pause permettant de se désaltérer au bar, de prendre l’air ou de manger un morceau, voire tout cela en même temps, c’est au tour de Napalm Death de monter sur scène.
La salle est correctement remplie, même si on aurait pu espérer davantage, et les musiciens règlent tranquillement leurs instruments avant de s’y jeter. Violemment, comme de coutume.

Une des choses qui m’a toujours fasciné avec ce groupe, c’est l’énergie qui s’en dégage. Il faut dire qu’avec un frontman comme Barney, tout ne peut que bien se passer. Il est toujours survolté, se secoue frénétiquement, voir démentiellement. Toujours avec cette énergie malgré les années qui s’accumulent. 


Le public est plus calme, même si un petit pit finit par se former. De toute manière, on ne peut pas rester insensible au charme discret des gros riffs de Mitch Harris surlignés lourdement par la basse folle de Shane Embury. En passant, j’avoue toujours être admiratif devant la souplesse du poignet de Danny Herrera. Être batteur dans ce groupe doit être un sacré challenge !
 


Le set a duré près d’une heure et dix minutes, ce qui est quasiment un record pour un groupe aussi intense que Napalm Death. Certes, Barney a tapé la causette comme à son habitude, et il y a eu des larsens à la Jimi Hendrix sur la fin, instruments collés sur les haut-parleurs, histoire de prolonger un peu le bonheur du public, dont les oreilles ne saignaient pas assez.
A noter que le son était tout à fait convenable dans la salle, ce qui est tout de même appréciable !
 


Les tubes s’enchaînent donc, tels que « Deceiver » du premier album, ou le très beau « Suffer The Children » d’Harmony Corruption.

A un moment, quelqu’un dans le public demande « You Suffer », ce que Barney entend et le pousse à répondre « Cela vient par surprise, et non pas sur demande. Ecoutez bien et cela viendra. »
Effectivement, il ne fallait pas le rater !
 

En conclusion, même si ce n’est peut-être pas le meilleur concert des Anglais auquel j’ai pu assister, les fans ont en eu pour leur argent, et comme le disait un ami croisé au hasard dans le public « un petit Napalm Death de temps en temps, c’est toujours bon » !

Un grand merci à Amélie et à Basil de la Puce à l’Oreille, pour leur sympathique accueil !

Thomas Orlanth


Photos : © 2015 Thomas Orlanth  – galeries complètes sur le site internet: www.thomasorlanth.com / Facebook . Toute reproduction interdite sans autorisation spécifique du photographe.



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