Project Theory – Something Between Us

Influencés par de grands noms de la scène nü metal tels que Linkin Park, Limp Bizkit, Korn, Papa Roach, Bring me The Horizon, System Of A Down ou même Rage Against The Machine, Project Theory se positionne en tant qu’avant garde de ce genre musical nous délivrant en ce 30 juin 2016 sans aucun EP préalable, leur premier album Something Between Us. Pas de grosse révolution dans ce nouvel album, basé sur un son typique du rapcore et du nü metal, le groupe apporte sa touche personnelle en réussissant le savant mélange de chant mélodique, rap énergique et instrumentalisation groovy et puissante à la fois.

Originaires de Thessaloniki et de Ptolemaida en Grèce, Project Theory débuta son aventure en fin d’année 2012 avec quelques apparitions dans des festivals et des concerts grecs locaux. Au milieu de l’année 2015, grâce à de nombreux live et performances mémorables, les six Grecs commencent à faire vraiment parler d’eux. Fin 2015, le groupe rentre au Valve Recording Studio de Thessaloniki afin de débuter l’enregistrement de leur premier album. Après avoir signé avec Sliptick Records dans l’Indiana le 13 juin, Project Theory finalise la réalisation de Something Between Us qui verra le jour le 30 juin 2016. Articulé autour d’expériences personnelles de chacun des membres du groupe, le fond des paroles de leurs chansons exprime leur ressenti relatif à la lutte et aux difficultés de la société moderne.

Project theory

Le première chose qui nous frappe facilement aux yeux est le fait que la première chanson porte le titre éponyme de l’album: « Something Between Us ». Alors effectivement nous pourrions nous dire que les cinq Hellènes de Project Theory tente un parallèle hasardeux avec des groupes comme AC/DC ou Airbourne, tous deux coutumiers du fait, et c’est pas les magistraux solos de guitares aux riff limpides et techniques à la foi des breakdown de « Something Between Us », « I’m Nothing », « Blasting The Sea » ou même « Dead Inside » qui tendront à nous prouver le contraire. Mais croyez nous, la comparaison s’arrête belle et bien là.

En effet, chassez le naturel, il revient au galop. Nous sommes bel et bien en face d’un combo de nü metal pur et dur. Project Theory a su piocher à merveille dans tous les répertoires des plus grands de ce genre musical, sans toutefois tomber dans le cliché ni même le plagiat. De la grosse présence de la basse dont le son donné par le jeu technique et maitrisé d’Alekos, nous rappel facilement l’articulation centrale du jeu de Korn avec le talent de Reginald « Fieldy » Arvizu. Aux courts passages électro de « Final Chapter », « Guardian Angel », « Avantage », « Blasting The Sea », l’outro réalisé au synthétiseur de « I’m Nothing » et surtout « Suffer » où les samples pleuvent littéralement sur le morceau  similaire à Linkin Park ou Limp Bizkit. En passant par les parties rappées de Diogenis dont le timbre oscille entre celui de Mike Shinoda et celui de Zack De La Rocha et son duo omniprésent tout au long de l’album avec Isaak dont la palette vocale lui permet d’alterner entre chant clear pur et limpide et chant unclear puissant et profond à la Chester Bennigton. Tous ces éléments empruntés à ces mastodontes du neo metal et mis bout à bout de façon cohérente font de ce Something Between Us un des albums nü metal et rapcore les plus aboutis de cette année. Et le fait que celui-ci soit le premier du combo grec montre à quel point ils en ont sous la pédale.

Avec une structure similaire à toutes les chansons de l’album : Intro – Couplet – Refrain – Breakdown – Refrain – Outro, Project Theory est parvenu à faire oublier cette redondance en maitrisant à la perfection l’alternance des rythmes ainsi que la montée crescendo des sons instrumentaux apportant du relief et du dynamisme à l’album tout en exposant aux yeux du monde leur maitrise technique. Pour preuve, une chanson comme « Blasting The Sea » au rythme ultra soutenu délivré grâce à la mise en avant de la double pédale de Kostas promettant le chaos dans la fosse, arrive à cohabiter au sein du même album avec une chanson beaucoup plus lente et groovy tel que « Feelings » où même le chants unclear d’Isaak s’efface.

Something Between Us est et restera le premier très bon album de Project Theory, mélant à la perfection le rap, le chant clear et unclear. Les Grecs se mettent sur les devant de la scène nü à un niveau relativement haut. On ne peut que leur souhaiter d’avoir une destiné à la Linkin Park, Limp Bizkit ou même Korn. S’ils continuent sur leur lancée, on risque fort bien d’entendre encore parler d’eux.

Tracklist:

01 – Something Between Us (4:08)
02 – Final Chapter (4:31)
03 – Guardian Angel (3:36)
04 – Feelings (4:41)
05 – Avantage (3:35)
06 – I’m Nothing (5:27)
07 – Suffer (4:02)
08 – Regret (4:20)
09 – Blasting The Sea (3:48)
10 – Dead Inside (5:13)

Lineup:

Diogenis Evg : Chants, Rap
Isaak Evg : Chants
Alekos Kip : Basse
Lefteris Ara : Guitare
Dimitris Kal : Guitare
Kostas Pap : Batterie

Label:

Sliptrick Records

NOTE DE L'AUTEUR : 8 / 10



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