Insanity Alert – Moshburger

Lors de leur concert donné en première partie de Municipal Waste, les Autrichiens de Insanity Alert avaient su faire forte impression, dévoilant un thrash crossover dans la lignée du groupe pour qui ils ouvraient. Emmené par un vocaliste totalement déjanté, en la personne de Heavy Kevy, le quatuor sort aujourd’hui son deuxième album.

A l’image de la pochette, le thrash dévoilé par Insanity Alert est joué sans prise de tête, bourré d’humour tout en étant d’une efficacité redoutable. Avec quinze titres pour une durée totale de vingt-six minutes, Insanity Alert prend le pari de balancer des titres rapides sans laisser à l’auditeur une seconde pour souffler.

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L’ensemble des titres est donc joué pied au plancher, avec une attitude punk bien sentie (d’ailleurs revendiquée dans le titre « Metal Punx Never Die! »). Ainsi, le quatuor n’a pas peur de tenter des types de vocaux bien éloignés du thrash initial, comme ce chant aigu où le second degré est bien présent sur « Lord Kill-a-lot » ou des bribes de growl sur « Gonna Rip Your Head off ».

Tout le monde s’accordera à dire que les paroles du groupe sont à dix-mille lieues de toute considération philosophique (c’est peu de le dire !) voire politique comme le font parfois leurs modèles de Municipal Waste. On navigue au contraire entre l’humour potache (« Why Is David Guetta Still Alive », « Confessions of a Crabman ») et déclaration d’amour au metal (« Metal Punx Never Die! », « The Times Are A-Thrashin' »), le tout avec des riffs simplistes et des rythmiques sur lesquels on ne peut qu’avoir envie de mosher sans s’arrêter.

Si les compositions sont parfois assez répétitives (« Desinfektor », « Wake and Bake »), avec un tempo qui ne varie que très peu , on sait pertinemment qu’Insanity Alert possède la bonne formule pour pousser le public à se donner à fond en concert. Et finalement, on n’en demande pas plus tant les patterns de batterie sont entraînants. Heavy Kevy (chant) passe l’intégralité de l’album à hurler avec une voix qui rappelle Tony Foresta (Municipal Waste, Iron Reagan) et qui colle parfaitement avec la musique interprétée par les Autrichiens.

Tout au long des vingt-six minutes de l’album, le groupe ne réinvente rien mais les rythmiques de guitare de Dave sont suffisamment acérées pour avoir une réelle envie de décoller et d’entrer dans l’univers totalement barré des Autrichiens. Avec Moshburger, Insanity Alert parvient à allier humour potache, riffs dans la pure tradition du thrash crossover et ambiance survoltée. Le prétexte idéal pour retourner voir la formation sur scène et passer un excellent moment en somme…

Note : 7,5/10

NOTE DE L'AUTEUR : 7 / 10



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