Lonewolf – Army of the Damned

Et de retour avec un groupe né à Grenoble en 1991 sous l’impulsion de Jens Börner, j’ai nommé Lonewolf. Le nom est une référence au titre de Running Wild sur l’album Blazon Stone, groupe phare qui figure au centre des influences du combo.

Dans l’anonymat et l’indifférence quasi-générale (mentalité française oblige), Lonewolf poursuit son chemin année après année et propose régulièrement un nouvel album studio tous les 2-3 ans : March Into The Arena (2000), Unholy Paradise (2003), Made In Hell (2008) et The Dark Crusade (2009). Ils enchaînent surtout les tournées dans des contrées plus accueillantes, en Grèce et en Europe centrale (Allemagne notamment) en compagnie de Paragon, Sacred Steel ou encore Powerwolf.

La récente signature avec le label autrichien Napalm Records pour ce nouvel opus, Army Of The Damned, sorti fin mars, laisse présager les meilleurs espoirs à Lonewolf.

Mais justement, qu’en est il de cet Army Of The Damned ?

Et bien mesdames et messieurs, si vous êtes amateurs de heavy métal (couillu) pur et dur, sans chichis ni fioritures, je vous propose de prendre nos grenoblois pour faire plaisir à votre chaîne hifi (histoire de la calmer après le nouveau Running Wild par exemple…) !

En effet, ici point de claviers ni d’arrangements voulant masquer le manque d’inventivité du groupe ou un chanteur trop faiblard : deux guitares, une basse et une batterie composent ce groupe finalement expérimenté !

Les seules notes de claviers seront pour l’intro de la première piste, éponyme au nom de la formation, qui risquent de vous tromper sur la marchandise : car c’est un sacré morceau d’ouverture. « Lonewolf » est puissante, catchy, efficace, rapide, ce qu’on appelle dans notre jargon de spécialiste « une claque » ! Un véritable hommage aux pirates teutons certains diront.

Et les autres pistes ne sont pas en reste, c’est le pied enfoncé sur l’accélérateur que vous ferez ce voyage au sein de l’armée des damnés.

Un point tout de même sur un atout majeur du groupe, c’est le chanteur burné Jens Börner. Vous vous demandiez ce que donnerait un croisement entre Joachim Broden (Sabaton), Rolf Kasparek (Running Wild) et Volker Schultz (Mind Odyssey) ? Et bien voilà, cet homme là a une sacré voix, puissante, virile (tous les synonymes que vous pourrez trouver lui iront !). Porté aux moments opportuns par des chœurs sur les refrains, comme par exemple sur « Crawling To Hell » ou encore « Hellbent For Metal », cela fait donc un très bon point pour Lonewolf.

Ajoutez à cela des guitares, tantôt agressives et tranchantes, tantôt mélodiques (comme sur l’intro de « Soulreapers »), elles forment la trame principale des compositions des français, soutenues par la batterie, un poil en retrait par moment il faut bien le reconnaître.

Un ou deux reproches pourraient être de ressembler un peu trop à l’un des groupes sus-cités dans cette chronique, que ce soit au niveau de la voix (on croirait entendre du Sabaton par endroits) ou de la mélodie générale d’une compo. Ne vous attendez pas à une quelconque réinvention ou nouveauté : le groupe fait un heavy métal ultra classique aux refrains facilement mémorisables (dont Grave Digger pourrait parfois revendiquer la paternité).

C’est efficace, honnête et c’est au final ce qu’on est en droit de demander, actuellement où tant de groupes cherchent à percer en ne sachant plus quoi inventer. Comme disait mon grand père : c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes, et Lonewolf l’a bien compris ! En attendant de pouvoir les voir dans nos contrées, écoutez donc leur album, vous ne serez pas déçu !

Note : 7,5/10 (arrondi à 8)
 

NOTE DE L'AUTEUR : 8 / 10



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