Nachtmystium au Glazart (19.04.2012)


En ce jeudi soir pas vraiment printanier, on peut dire que le Glazart ne fait pas le plein…loin de là.

On doit être une vingtaine lorsque Phlefonyaar entame son set. Le trio essaie de montrer son enthousiasme devant un parterre plus que clairsemé.

Leur musique est puissante et forte en énergie avec des morceaux carrés et courts mais assez approximatifs dans la réalisation. Les anglais qui existent depuis 1996 n’ont fait que des démos à ce jour. Une bonne dose de Death tout de même avec un soupçon de Grind… très bien pour commencer.

 

Phlefonyaar

Les clous et les maquillages sont de sortis avec Werdelet. Les paroles sont sur le pupitre afin que le chanteur puisse entrapercevoir les paroles en se penchant dessus. Au-delà de ça la prestation tient à peu près la route, faite de bons moments via un Black Metal racé, fort en gueule. Le guitariste joue bien et le chanteur en fait un peu trop avec son haut de robe de bure…

 

Werdelet

Dark Fortress reviennent cette année dans une salle plus petite. Tout de suite on voit que les planches du Glazart sont bien trop étroites pour 6 musiciens dont un clavier qui prend 1/4 de la scène. Morean parle très bien français, nous rappelle qu’ils sont de Bavière et qu’ils étaient venus à Paris au Trabendo avec Satyricon et Shinning en 2009. Ils sont très professionnels et savent jouer de leur ambiance mid-tempo pour nous plonger dans leur black Metal mélodique et légèrement symphonique.

 

Dark Fortress

Après avoir annulé 3 à 4 concerts en France en raison de leurs soi-disant opinions politiques déviantes toujours démentis par le groupe ou par des blessures, Nachtmystium après un passage au Roadburn (leur endroit fétiche où ils ont joué l’album Instinct :Decay dans son intégralité) et au Ragnarök vient donc de pointer le bout de son nez cocaïné chez nous.

 

Nachtmystium

Ils montent sur scène avec la bouteille de Jim Beam à la main. Ils ont l’air bien chaud surement dû à l’absorbions de certaines substances. Les bruits sonores du synthé de Sanford Parker font des merveilles, il triture son instrument pour en faire sortir des sons tout droit sortis d’un esprit tourmenté. Blake Judd torse nu est déchainé. Les tatoués prennent place sur scène. D’emblée on se rend compte qu’ils y sont à l’aise, chacun à ses marques et dégagent une énergie insoupçonnable.

Pour mette les choses au point ils commencent par « A Seed for Suffering » d’Instinct :Decay. Suivi d’un « High On Hate » du dernier album. Ils ne jouent pas à l’économie et donnent tout ce qu’ils ont. A commencer par le whisky qu’il distille dans le premier rang…c’est roots, sauvage, des looks de stoner, redneck mais un enthousiasme à toute épreuve.

 

Nachtmystium

« Addicts » excite la foule. Le bassiste Will Lindsay (ex. Wolves in the Throne Room) est sur une autre planète, la basse bien en l’air il headbangue pendant tout le show. Il finit d’ailleurs hagard, torse nu avec de magnifique tatouage recouvrant tout son corps, devant son ampli orange pendant pas mal de minutes avant que de jeunes filles lui demande de faire une photo. Ensuite il reste encore là dans ses pensés avant que le chanteur de Werdelet viennent l’aider à reprendre ses esprit en lui proposant de boire une bouteille d’eau.

Les titres s’enchaînent et malgré un Glazart rempli au tiers, Nachtmystium arrive à nous faire passer un excellent moment d’extase.

Blake Judd se tape les veines d’un bras avec les 3 doigts de l’autre, faisant le geste du junkie qui se cherche une veine avant un shoot en gueulant « Never Stop the Madness ». Pour nous ce sera un shoot d’énergie d’une musique à part, faite de structure Black Metal datant de leurs débuts, d’ambiances psychédéliques et expérimentales… c’est vrai qu’ils reviennent du Roadburn et qu’ils ont dû ramener des souvenirs plein leurs valises.

 

Nachtmystium

Entre chaque morceau on retrouve les nappes d’effets réalisées par le claviériste/bruitiste. Ses boucles d’effets tournant dans nos têtes donne encore plus un côté psychédélique stroboscopique à la musique de Nachtmystium. Sur les refrains Sanford se penche littéralement sur les premiers rangs s’égosillant à plein poumon. Ce qui est bien c’est la sincérité du groupe, les tatoués montent sur scène pour faire le boulot, et ils le font bien.

On fini par des titres tirés de leur chef d’œuvre qu’est Assassins : Black Meddle Pt.1 avec « One of These Nights », « Assassins » et un « Ghosts of Grace » survitaminé en rappel créant de l’action dans le pit.

 

Nachtmystium

Dommage qu’il n’y ait pas eu un peu plus de monde. Pourtant, il ne fallait pas rater le passage des américains chez nous, car on peut dire que c’est chose rare. Ceux qui y étaient pourront dire « J’y étais » et rouler des mécaniques au Hellfest. Pour les autres, ils regretteront d’avoir garder leur argent sous le martelât ne sachant pas ce que demain leur réserve.

La musique de Nachtmystium a des propriétés psychotropes. Ils sont doués, totalement décalés, possédés, généreux en proposant une musique hors du commun. Vivement qu’on puisse se jeter dans leur futur album Silencing Machine qui sortira le 31 Juillet chez Century Media…avant qu’ils reviennent chez nous, je l’espère pour le promouvoir.


Lionel / Born 666

Setlist Nachtmystium:

A Seed for Suffering
High on Hate
Addicts
Chosen by No One
Ashes to Ashes
Hellish Overdose
Nouveau titre avec le mot  « Shit »
One of These Nights
Assassins

Rappel:
Ghosts of Grace
 



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