Wardruna (+ Dayazell) au Trabendo (18.11.2016)

C’était l’évenement pagan et folk de l’année. Pour leur unique date française après leurs lives de 2013, les Norvégiens de Wardruna ont choisi la salle parisienne Trabendo. Un concert (trop) rapidement sold out qui a attiré les amateurs de folk, de metal et de légendes vikings pour une soirée aussi calme que mystique. L’occasion de fêter la sortie de leur très bon troisième album, Ragnarok, après les tout aussi géniaux Yggdrasil et Gap Var Ginnunga. En ouverture, ce sont les Toulousains de Dayazell qui ont ouvert le bal sur des sonorités venues d’ailleurs…

Dayazell

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« L’ambiance est super calme. Presque religieuse« , les mots du voisin de gauche visent juste. En entrant dans le Trabendo, on croirait presque que le concert n’a pas encore commencé. Les musiciens de Dayazell sont pourtant déjà en train de jouer devant un public en transe. Personne ne bouge, à peine quelques mouvements de têtes pour signifier l’approbation face à la « musique métissée » du quatuor toulousain. Le groupe propose un mélange de mélodies folks venues d’Arménie ou d’autres pays d’Europe.

dayazell

Les rythmes sont tranquilles, sans remous, mais souvent surprenants grâce à l’utilisation de nombreux instruments originaux, comme le nyckelhar manié par la chanteuse, une sorte de violon suédois. Une bonne mise en bouche folk avant la tête d’affiche.


Wardruna

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Wardruna débarque sur scène vers 20h30, dans une ambiance tout aussi tranquille. Les six musiciens s’installent, sous la fumée. Le chanteur et multi-instrumentiste Einar Selvik au devant de la scène, restera accroupi jusqu’au milieu du show. Les Norvégiens jouent sans artifice, sous une lumière crue, blanche, bleu ou rouge. Ils enchaînent les titres sans parler, se concentrant seulement pour entretenir l’ambiance mystique qui règne très vite dans la salle parisienne. Côté public, les applaudissements sont nourris à la fin de chaque morceau. Il faut dire qu’on a rarement vu un son aussi propre en live.

Le voyage continue sans interruption, les musiciens étant parfaitement coordonnés entre les voix et leurs nombreux instruments acoustiques. En live, les hymnes de Wardruna sonnent parfaitement, remplissant l’espace et envoûtant le public. Venu entre autre pour promouvoir Ragnarok, son dernier album, la setlist en propose de nombreux morceaux, comme l’excellent « Tyr », un chant guerrier accompagné d’une ligne rythmique percutante et d’instruments à vent (sortes de longues trompettes/cornes).

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Durant 1h30, le groupe a fait la démonstration de son talent en imposant un esprit nordique. Chantant sur les runes et les légendes, en subtilité, sans besoin de poser sur scène d’énormes drakkars crachant des gerbes de feu.

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Avant le rappel, Einar Selvik décroche son premier mot du concert. Il remercie le public et adresse un mot aux nombreuses personnes qui n’ont pas pu venir. « Je sais que beaucoup de gens auraient voulu être là », une pensée sympa pour les nombreux fans qui ont bataillé durement pour obtenir les places d’un concert sold out 48h après sa mise en ligne. Le groupe salue, promet de revenir. Dans la salle, on entend : « Ils pourraient facilement remplir un Zénith ».

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Photos : Arnaud Dionisio / © 2016
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