Gus G. guitariste de Firewind

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Nous avons rencontré Gus G. l'épique guitariste de Firewind et d'Ozzy Osbourne, qui nous raconte l'histoire de la création d'Immortals, le premier concept album de Firewind, dont l'histoire porte sur les célèbres batailles de la Grèce Antique. 

Tout d’abord quelques questions concernant votre nouvel album Immortals qui sortira le 20 janvier prochain. Ce nouvel album est un concept album sur la Grèce Antique. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Gus : On se concentre principalement sur deux batailles bien précises qui ont eu lieu en 480 avant Jésus Christ. Ces deux batailles sont très célèbres. La première est celle de Thermopyles. Il y a eu un film intitulé 300 sur le sujet. Et l’autre est la bataille de Salamis. C’est notre premier concept album. Et ce fut un projet intéressant pour moi.

Pensez-vous qu’il est important de parler de l’Histoire Ancienne?

Gus : Je ne sais pas si c’est important. Bien sûr, il est bon de se rappeler et de célébrer ces anciens temps. Cette idée a pris forme après en avoir parlé avec les autres membres du groupe. Tout le monde a fait ce genre d’album. C’est typiquement le genre d’album que font les groupes de power metal et de metal épique. Il y a aussi eu de grosses productions cinématographiques faites à ce sujet. Ce n’est pas seulement une partie importante de l’Histoire grecque. La bataille de Salamis est considérée par les historiens comme l’une des batailles les plus importantes de l’humanité. Ce que je veux dire par là c’est que si les Perses avaient remporté la guerre à cette époque on parlerait d’une tout autre Europe aujourd’hui. Donc, oui, je pense qu’il est important de se remémorer ce genre de choses de temps à autres, surtout pour un groupe comme le nôtre. Nous venons de Grèce et nous jouons du heavy metal. La mythologie a toujours été une parfaite bande-son pour un album de metal. Et c’est plutôt cool de l’avoir fait maintenant.

Comme beaucoup de metaleux je suis un peu une grosse geek de l’histoire et …

Gus : Oh … ça y est … vous en savez probablement plus que moi à ce sujet [rire]

Pas d’inquiétude ! Je n’essaye pas de vous tendre un piège. Je voudrais juste savoir si la reconstitution historique vous intéresse?

Gus : Euh … non. Je me considère très peu instruit comparé aux gens qui font ce genre de choses et qui se plongent profondément dans l’Histoire. La plupart de mes connaissances concerne le heavy metal et la guitare. Mais être né et avoir grandi en Grèce vous permet d’entendre des choses à ce sujet en classe. Cela fait partie de notre culture. Je ne connais pas tous les détails des batailles que nous abordons dans Immortals, mais j’ai commencé à lire pas mal de choses à ce sujet pendant la création de l’album. Pendant la bataille de Thermopyles il n’y avait pas vraiment 300 soldats, mais plutôt un millier. Parfois, les histoires deviennent des mythes et d’autres choses se perdent dans les limbes. Je ne connais pas l’Histoire exacte des évènements et personne ne le saura jamais.
 


Je pense que c’est intéressant de faire un concept album sur l’Histoire parce que cela montre votre propre point de vue sur cette période historique. Il n’y a jamais qu’un seul point de vue sur un évènement historique. Il y a ceux que l’on peut lire dans les livres d’Histoire, qui différent selon les pays et aussi beaucoup de choses que l’on ne saura jamais.

Gus : Oui, bien entendu. L’Histoire peut être contée par deux pays différents s’étant combattus, et l’Histoire sera donc enseignée de deux façons différentes, surtout dans mon pays. Nous avons eu des litiges concernant l’esclavage turc, ainsi que des guerres pendant des siècles. Même chose pour notre Histoire moderne. Il y a eu de gros désaccords avec la Macédoine, par exemple. Tous ces évènements peuvent être vus sous différents aspects. Donc de ce point de vue, je suis d’accord pour dire qu’il est important de parler de ces choses. Mais notre but n’était pas d’éduquer les gens. On a juste senti qu’il y avait quelque chose de cool à faire à ce sujet vue qu’on est un groupe grec. C’est bien de parler de notre héritage dans un album. Immortals est déjà notre huitième album et sur les disques précédents nous avions toujours écrit des paroles sur la condition humaine, les sentiments, les choses que l’on traverse tous les jours. Mais cet album était différent pour nous. C’est devenu un projet très spécial.

Pourquoi un concept album si différent en terme de message maintenant ?

Gus : Eh bien, c’est quelque chose que nous n’avions jamais fait. Nous n’étions pas prêts à le faire avant. L’Histoire grecque est si riche ! Lorsque nous avons commencé à en parler, nous nous sommes posés plein de questions. De quelle ère devrions-nous parler ? Nous ne parlons seulment que de deux batailles. Nous pourrions faire des concept albums sur différentes périodes de l’Histoire grecque ou sur différentes guerres. Pour moi, c’était le bon moment. J’avais le bon compositeur aussi. J’ai co-écrit cet album avec un producteur nommé Dennis Ward. C’est un bon parolier et un très bon producteur. J’ai fait toute la musique. Et lorsque l’on choisit un tel sujet, il faut le bon type de musique. Ce que j’avais produit ces derniers temps était plus épique, plus power metal, plus glorieux. Je me suis dit que cette musique irait parfaitement avec ce sujet.

Une autre nouveauté sur cet album est le choix d’un nouveau chanteur, Henning Bassens, qui n’est pas si nouveau que ça car il a déjà chanté avec vous.

Gus : Oui, en 2007 il nous a accompagnés sur une tournée mondiale en tant que chanteur de remplacement.

Comment est-il devenu votre nouveau chanteur ?

Gus : Comme je l’ai dit, nous avions déjà joué ensemble en 2007. C’était il y a presque dix ans. Mais il y a deux ans de ça, j’étais en tournée pour mon projet solo et j’ai eu besoin d’un chanteur pour un festival parce que celui que j’avais engagé ne pouvais pas y être. J’ai donc rappelé Henning et il m’a donné un coup de main pour ce show. On a recommencé à se parler et c’était top. Je l’ai embauché pour la tournée européenne de mon groupe solo et je me suis dit : « C’est lui ! ». Il n’avait toujours pas trouvé de groupe. Il avait vraiment besoin d’un groupe parce qu’il ne travaillait qu’en freelance par-ci par-là. En plus, il adore notre groupe, et nos fans l’adorent. On le connaissait, c’est un mec génial et il a une putain de voix ! C’était l’évidence même pour moi. Ensuite, j’en ai parlé aux autres membres du groupe et tout le monde s’est dit que ça tombait sous le sens. Nous avions fait une pause de trois, quatre ans avec le groupe et je ne trouvais pas de chanteur avec qui j’avais réellement envie de travailler sur le long terme. J’ai pensé qu’Henning était un mec formidable et un super chanteur. Voilà comment ça s’est passé.

Quelle a été votre moment préféré dans la création de cet album? Le composer, l’enregister ? Ou êtes-vous pressé de le jouer sur scène ?

Gus : Cela a été un processus tout en douceur. On ne s’est pas vraiment pressé. Nous n’avions pas pas de deadline. Nous voulions faire un album au moment où nous nous sentirions prêts. Il n’y a pas eu de pression. Ca a été plutôt décontracté. J’ai aimé enregistrer et composer cet album. J’ai écrit les chansons sur une période de cinq, six ans. J’ai commencé à écrire en 2009 avec Dennis, le gars qui a coproduit l’album. L’idée était d’écrit quelque chose sur des batailles. Notre projet s’appelait Phalanx, on a fait quelque chose comme trois ou quatre démos et en 2009 j’ai commencé à jouer pour Ozzy Osbourne et j’ai dû abandonner tous mes projets. De son côté, Dennis a monté un groupe appelé Unisonic. J’ai donc revisité ces idées des années plus tard, et je me suis dit qu’il y avait pas mal de bonnes choses, des choses qui seraient parfaites pour un album de Firewind. Les années ont passé, j’ai fait quelques démos qui se sont entassées dans mon disque dur. Elles auraient été bonnes pour faire un album donc j’ai pioché quelques idées.

Êtes-vous impatient de jouer ce nouvel album sur scène ? Je me demandais si vous alliez jouer l’album en entier vue que c’est un concept album, ou si vous alliez jouer d’autres chansons de Firewind.

Gus : Non, nous n’allons pas jouer l’album en entier. On va jouer quelques chansons. Nous n’avons pas fait de tournée européenne pendant cinq ans et je pense que nos fans aimeraient entendre une sorte de best of live. On jouera donc aussi une compilation de nos meilleures chansons de nos albums précédents.

Quels sont les endroits où vous avez le plus envie de jouer?

Gus : Partout sur cette tournée. La raison pour laquelle nous avons choisi ces villes est que nous avons toujours fait de bons shows à ces endroits. Il y a peut-être quelques nouveaux endroits et des villes dans lesquelles nous n’avons pas joué depuis longtemps, comme Strasbourg, par exemple. Mais à Paris c’est toujours un super moment, à Londres aussi. Je suis vraiment impatient d’y retourner et de refaire une tournée après cinq ans d’absence.

Vous prévoyez également de jouer dans des festivals cet été. Lesquels ?

Gus : Oui, on a déjà été booké pour quelques-uns déjà. On jouera au Metalfest en République Tchèque. On fera un festival nommé Leyendas Del Rock en Espagne, Bang Your Head en Allemagne. On jouera également dans des festivals plus petits ; des festivals en Slovaquie aussi. On a déjà été confirmé sur sept ou huit festivals et on reçoit des offres pour jouer dans d’autres.
 


Quel serait le concert de vos rêves ?

Gus : Un de mes rêves serait de faire une grosse production pour Firewind, dans une très grande salle. J’aimerais donner à cet album la dimension et la production épique qu’il mérite, avec des effets pyrotechniques, de grands écrans, le genre de truc que l’on voit dans les stades. Je pense que ce serait intéressant de faire ce genre de chose avec ce groupe, sur un concept album comme celui-ci. Je sais que ce n’est pas facile, bien entendu, mais je pense que ce serait un « rêve devenu réalité » pour moi si je pouvais faire ça pour ce groupe.

Parlons de choses plus personnelles maintenant. Pouvez-vous définir Firewind en seulement un mot ?

Gus : Euh… Je ne sais pas [rire]. Eh bien, je pense qu’on est juste un groupe de heavy metal. Je dirais qu’on est honnête. Oui, je dirais que ce groupe est bel est bien honnête. Nous n’avons jamais essayé de rentrer dans un moule même si on nous met souvent l’étiquette du groupe de power metal. Je pense que ce que l’on a fait a toujours été honnête. Nous n’avons jamais eu de gadgets, ou de stratagèmes. Nous n’avons jamais parlé de Vikings ou de contes de fées. On a toujours été là pour la musique. Je pense que les fans qui nous sont fidèles depuis toutes ces années le sont parce que nous sommes honnêtes.

Une dernière question. Qu’est-ce que vous lisez et qu’est-ce que vous écoutez en ce moment ?

Gus : Je ne lis pas vraiment de livres pour être honnête. Je lis principalement des magazines de guitare. Concernant la musique, je suis à fond dans un groupe de pop australienne qui s’appelle Empire of the Sun ces derniers temps. J’écoute aussi un peu de musique new-age. J’écoute aussi le nouvel album de Vangelis qui est un compositeur grec. Je suis aussi allé à un concert de Jean-Michel Jarre récemment. Il jouait à Scopia en Macédoine et c’était complètement dingue ! C’était fantastique. Il a toujours été en avance sur son temps. C’est quelque chose que je voulais voir depuis des années et je n’avais jamais eu la chance de le voir. Il a joué en Grèce il y a quelques années mais j’étais en tournée et j’ai loupé le concert ! Cette fois-ci je ne voulais pas manquer cette opportunité.

C’est génial car cela montre que l’on peut jouer un style de musique et aimer beaucoup de choses différentes.

Gus : Ouais. Tout dans la musique est intéressant. La musique ne fait qu’un. Il y a beaucoup de sons, de façons de faire et de styles différents pour vous exprimer. Pour moi, il y a seulement deux catégories : la bonne musique et la mauvaise musique. Ce que je veux dire, c’est que j’écoute du blues, du rock, du heavy metal, bien entendu, et toujours des classiques. J’aime Vangelis et des groupes de pop. Cela n’a pas d’importance. J’écoute ce que j’aime. Et en tant que compositeur on peut faire beaucoup de parallèles entre les musiques et aussi voir comment d’autres musiciens écrivent leurs chansons. Il y a d’autres territoires à explorer, d’autres styles et c’est toujours intéressant.

Interview: Eloïse Morisse
 

ENGLISH VERSION


We met Gus G., Firewind's epic guitar player, who told us the story of the creation of Immortals, their first concept album about Ancient Greece's famous battles.

I have a few questions about your new album Immortals which is coming out on January 20th. This new album is a concept album about Ancient Greece. Can you say a bit more about it?

Gus: We are basically focusing on two specific battles that happened in 480 before Christ. These two battles are very famous. The first one is Thermopylae. There’s even been a movie about it called 300. And the other one is the battle of Salamis. You know, it’s our first concept album. And it was an interesting project for me.

Do you think it’s important to talk about ancient history?

Gus: I don’t know if it’s important. Of course, I mean it’s good to remember and celebrate those times. The whole idea came together because we talked about it with the guys. This is something that everybody has done albums about. You know, the kind of album that epic and power metal bands do. And there have been some blockbuster movies about it. It’s not only a big part of Greek History. You know, the battle of Salamis is considered by historians as one of the most important battle of mankind. I mean, had the Persian won that war back then, we would have been talking about a very different Europe today. So, yes, I think it’s important to remember stuff like that now and then, especially for a band like ours. You know, we come from Greece and we play Heavy Metal and mythology is always a perfect sound track for a metal album. And I think it’s pretty cool to do it now.

You know, as many metalheads I’m also a bit of a History Geek and …

Gus: Oh… here it comes… you know probably more about it than me [laugh]

Don’t worry! I’m not going to trap you. I just want to know if you’re interested in historical reenactment?

Gus: Oh… No, I would consider myself very uneducated compared to people who do such things and who have dug deep into History. Most of my knowledge is about heavy metal and guitar. But you know, being from Greece and growing up, you hear about those things in History class. It’s part of our culture. I don’t know all the details about the battles we talk about in Immortals, but I started reading a lot about them while making this album. You know during the battle of Thermopylae there weren’t actually 300 soldiers, but maybe something like a thousand or something. But, you know how it is. Sometimes, some stories become myths and then some other stuff is lost in translation. I don’t know the exact story and nobody ever will.

I think it’s interesting to make a concept album about History, because it shows your own point of view about this period of History. There’s never only one point of view about a historical event. There are the ones you can read is History books that are different depending on the country and also many things we won’t ever know.

Gus: Yes of course. History can be told by two different countries that have fought against each other, and the History is then taught in two different ways, especially in my country. We had issues with Turkish slavery and the wars for centuries. Even in the modern years: the big disagreement with Macedonia for example. All these events can be looked at through different aspects. So from that point of view, I agree with you when you say it is important to talk about these things; but our aim was not to try to educate people. It just felt that it was something cool to do as we are a Greek band. It’s cool to talk a little bit about our heritage in an album. It’s our eighth album already and in our previous albums we always had lyrics about the human condition and feelings and stuff we go through every day. But this album was something different for us to do. Therefore, it was a very special project.

So, why a concept album that is so different in terms of message now?

Gus: Well, it was something we hadn’t done before. And we were not ready for it before. You know, Greek History is so rich! When we started talking about it we asked ourselves many questions. Which era should we talk about? I mean, these are only two battles that we talk about. Who could start making concept albums about different eras of Greek History or wars. So, it just felt like it was the right timing, the right co-writing partner. I co-wrote with a producer called Dennis Ward. He is a good lyric writer and a really good producer. I did all the music. And when you pick a subject like this, you need to have the right kind of music. So the material I had around this time sounded a little more epic and more like power metal and more glorious. So I felt that such a material would fit perfectly with a subject like this.

Another new thing on this album is the choice of a new singer, Henning Bassens, who is not so new because he’d already sung with you.

Gus: Yes, in 2007 he did a world tour with us as a fill in singer.

How did he become the new singer?

Gus: Like I said, we’d already done something together in 2007. It was almost ten years ago but two years ago, I was making this solo tour and I needed a singer for a festival because my main guy couldn’t do it. So I called him up again and he helped me out on that show. And we started talking again and it felt good. Then, I hired him to go on a European tour with my solo band and then I started thinking: “Well, he should be the guy!” I mean he still hasn’t found a band.  He really desperately needs a band because he is doing freelance work here and there. And he loves our band, and our fans love him and we know him and he is a great guy and he sings like a motherfucker! It was like an obvious choice for me. Then, I talked about it to the guys and everybody thought… well, yeah! It made sense. We took a break for three, four years with the guys and I couldn’t really find the singer that I wanted to work with long term and I thought Henning is such a nice guy and a great singer! So, that’s how it happened!

What was your favourite part in the making of this album? Was it composing it, recording it? Or are you eager to go on stage and play it?

Gus: It was just a nice smooth process. We didn’t really rush. We didn’t go by deadlines. We wanted to make a record whenever we felt ready. So there was no pressure. It was easygoing. I enjoyed recording it and writing it. I wrote songs on a periode of five or six years. I started writing in 2009 with Dennis, the guy who co-produced, and the idea was to write something about battles and stuff. The project was called Phalanx, we did like three or four demos and then in 2009 I started playing for Ozzy Osbourne so I had to quit all my projects. And Dennis did a band called Unisonic. So I revisited those ideas years later and I felt, well, these are some really good materials, very fit for a Firewind record. You know, as the years go by, I made some demos that were piling up on my Hard drive and that would have been good for a record, so I collected some ideas throughout the years.

Are you eager to play this new album on stage? I was wondering as it is a concept album, if you were you going to play the whole record or, if you were going to play some other Firewind songs?

Gus: No, we’re not gonna play the whole album. We are going to play some songs. You know, we haven’t done a European tour for five years and I think that our fans would like to hear something like a best of live set. So we are going to play a compilation of our best songs from the previous albums too.

What are the places you are the most eager to play?

Gus: Everywhere on this tour. The reason why we picked up all those cities is that they are places where we’ve done okay before. Maybe there are a couple of new places and places where we haven’t played in for a while, like Strasbourg for example. But in Paris it’s always real good, in London, and places like that... so I’m really excited to come back and bring this show on the road after five years.

You are also planning to play in summer festival. Which ones?

Gus:  Yeah, we’re already booked in quite a few now. We’re playing in Metalfest in Czech Republic. We’re doing a festival in Spain called Leyendas Del Rock, Bang Your Head in Germany. We also play in smaller festivals. Some festivals in Slovakia too. We’ve already seven or eight festivals confirmed and we are getting offers for some more.

What would be your dream concert?

Gus: One of my dreams would be to make a big Firewind production, in a very big venue. You know, giving the epic proportion and production the album deserves, with pyro and big wall screens, stuff like an arena rock production. I think it would be interesting to do something like that with this band for a concept album like this. I know it’s not easy, of course, but I think it would be a “dream come true” for me if I could make that for this band.

Now, let’s talk about more personal things. Could you define Firewind in only one word?

Gus: Euhhhhhhh … I don’t know [laugh]. Well, I think we’re just a heavy metal band. I would say we are honest. I would call this band honest for sure. We never really tried to fit into a certain category even if we are tagged as a power metal band. I think what we did has always been honest. We never had like a gimmick. We’ve never talked about Vikings or Fairy Tales. It was more about the music. I think the fan base that we had all these years and who is loyal to us is because we’ve been honest.

Last question. What are you reading and listening to at the moment?

Gus: I don’t really read any books to be honest. I mainly read guitar magazines. But musicwise, I’m into an Australian pop band lately, called Empire of the Sun. I’ve also been listening to some new age music. I listen to the new album by Vangelis who is also a Greek composer. I recently went to see Jean-Michel Jarre. He played in Scopia in Macedonia and it was insane! It was amazing. He’s always been ahead of his time. It was something I wanted to see for years and I’ve never had the chance to see him. He played in Greece some years ago but I was on tour and I missed it! And this time I didn’t want to miss the opportunity.

It’s great because it shows that you can play some kind of music and like so many different things.

Gus: Yeah. Everything in music is interesting. I mean, music is one. There are many different sounds, ways, and styles to express yourself. For me there are only two categories: good music and bad music. I mean, I also listen to blues, rock, heavy metal of courses and classics always. I like Vangelis and pop bands. It doesn’t matter. I just listen to what I like. And as a song writer you can draw some parallels and also see how these people write their songs. There are other territories, other styles and it’s interesting.

 

Interview: Eloïse Morisse



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