Paradise Lost (+ Swallow the Sun) au Bataclan (09.05.2012)

Paradise Lost en demi-teinte au Bataclan

 

En ce lendemain d’anniversaire de la libération, Paradise Lost vient fêter l’évènement national à sa façon, peu après la sortie de l’album Tragic Idol. Le contact et la proximité avec la foule ont permis au groupe de gagner les grâces du public, malgré une performance qui n’était pas leur meilleure. Pour ouvrir les hostilités, un groupe de doom metal finlandais a été choisi : Swallow the Sun.

Swallow the Sun
 

C’est dans une ambiance tamisée, sur fond d’une longue et douce chanson que les six membres de Swallow the Sun font leur entrée. Pratiquant un metal entre le death et le doom, leurs compositions sont lentes et laissent la part belle à l’ambiance. Entre riffs pachydermiques des guitaristes et Markus Jämsen et Mikko Kotamäki et nappes du clavier Aleksi Munter, le groupe arrive à installer une atmosphère sombre au sein du Bataclan, alors peu rempli.

Musique ambiante oblige, les présents restent statiques et écoutent, certains tendent l’oreille focalisent leur attention, pendant que d’autres peinent à cacher leur ennui. Les finlandais ne ménagent pas les novices au genre, en présentant des chansons relativement longues, avec un  frontman, Mikko Kotamäki, qui ne communique que très succinctement avec les spectateurs.

Sur 45 minutes de set, Swallow the Sun aura très largement défendu son dernier album, Emerald Forest and the Blackbird, en lui faisant occuper la moitié du set. Servis par un son correct, malgré quelques ratés, les finlandais ont délivré une performance honorable, avec un chanteur assez versatile. Il faut cependant tolérer la froideur des musiciens, conforme à l’atmosphère des chansons.

Mikko Kotamäki Swallow The Sun

Setlist :

Emerald Forest and the Blackbird
This Cut is the Deepest
Hate, Lead the Way
Hold This Woe
Cathedral Walls
New Moon
Swallow (Horror Pt. I)

PARADISE LOST

C’est ensuite au tour des anglais de Paradise Lost de monter sur scène, pour une entrée en matière sur leur période doom, dans la continuité de Swallow the Sun, avec le titre « Widow ». Le groupe a trouvé, dans sa setlist, l’équilibre entre classiques (« One Second », « As I Die », nouveautés (« Honesty In Death », « Tragic Idol ») et raretés (« Soul Courageous », « Symbol Of Life »). Ainsi le groupe a pu offrir un concert bien différent du précédent, qui faisait la part belle à Draconian Times, et en traversant de nombreuses époques.

Malheureusement, si la setlist est bien travaillée, la performance du groupe est perfectible. Servis par un son moyen qui met les basses trop en avant, le groupe ne peut pas interpréter toutes les couleurs de sa musique de la meilleure manière. Le leader Greg Mackintosh se retrouve ainsi bien à la peine pour faire entendre ses solos de guitare sous les vrombissements d’Aaron Aedy et de Steve Edmondson. Côté chant, Nick Holmes se révèle en très petite forme, en se montrant incapable de sortir des growls. Le chant clair, s’il était correct, n’était pas des plus heureux. Les titres de Tragic Idol, qui sont pourtant bien exécutés en version studio, en ont le plus pâti.

Nick Holmes Paradise Lost

Cependant, malgré sa voix peu réjouissante, le frontman s’est montré d’humeur badine avec le public, en montrant toute sa répartie à ceux qui l’apostrophaient : « Vous êtes sûrs que vous ne voulez pas une chanson merdique ? » et en ironisant sur sa nouvelle coupe de cheveux : « Au fait, je ne me suis pas coupé les cheveux, je porte une perruque ».

A cela le public s’est montré réactif. Les titres musclés du dernier album passent l’épreuve du live sans problème, et le public accueille sans broncher classiques et raretés, en applaudissant chaleureusement l’annonce de « Symbol Of Life », et en reprenant comme un seul homme les refrains d’ « Erased » et « The Enemy », titres qui ont su s’imposer comme des indispensables de concert.

Il était difficile pour le groupe de reproduire la performance de l’année précédente. Si le groupe convainc le public, il n’a pas bénéficié des meilleures conditions et n’était pas des plus en forme. Un aspect fort dommage, d’autant plus que le groupe a l’habitude de servir des sets relativement courts (moins d’1h30). Il ne reste plus qu’a espérer que Paris aura plus de chance la prochaine fois.

Steve Edmondson Paradise Lost

Setlist :

Widow
Honesty in Death
Erased
Forever Failure
Soul Courageous
In This We Dwell
Praise Lamented Shade
Pity the Sadness
As I Die
Symbol of Life
Tragic Idol
The Enemy

Rappel :
One Second
Fear of Impending Hell
Faith Divides Us – Death Unites Us
Say Just Words

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Photos : © 2012 Nidhal Marzouk  / Yog Photography
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.
 



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