Blues Pills au Download Festival France 2017

Après un DevilDriver en très grande forme, dont la musique s’entendait même à un kilomètre du festival, c’est à Blues Pills de prendre la relève. Et c’est sous les panneaux alerte canicule que les Suédois entrent sur la scène de la Main Stage 2. Un temps parfait pour envoyer leur blues-rock aux accents psychédéliques. Et pour agiter ses maracas.

Les musiciens de Blues Pills n’ont qu’une petite heure pour prouver qu’ils ont leur place entre Alter Bridge et Epica. Le groupe attaque avec "Little Boy Preacher". La voix solaire de la chanteuse Elin Larsson résonne dès les premières notes. Pieds nus sur scène, la chanteuse nous plonge directement dans les seventies. Le son n’est pas idéal et la voix se perd parfois sous la guitare de Dorian Sorriaux, mais l’énergie, elle, est bien là, et elle est communicative.

Elin Larsson comme toujours en grande forme !


L’intro chantée de "Black Smoke" finit de faire entrer le Download dans l’atmosphère psychédélique des Suédois. Alternant voix rocailleuse et claire, Elin passe du rock, au blues et à la pop. C'est un vrai plaisir de la voir évoluer sur scène avec autant d'entrain. Derrière elle, les musiciens sont impassibles. Ils se contentent de jouer, parfaitement, les yeux vers leurs instruments. Pas un mot ou un geste de main ne sera adressé de leur part vers le public. Alors c’est Elin qui s’occupe de faire le show, en dansant, chantant, courant, ses maracas rouges et son tambourin accompagnant les parties instrumentales.

Sur le calme "Little Sun" et son superbe refrain, le public lève les bras vers le ciel. L’émotion est palpable et le son, meilleur qu’au début du concert, permet d’entendre toutes les subtilités de la basse et de la batterie.
 

Yeah, up the maracas !!
 

Les premières notes de basse de Zach Anderson sur "High Class Woman" provoquent l’hystérie du public. C’est l’apogée du concert, tout le monde danse, chante, à l’unisson. Le moment est superbe. On en voudrait plus, une heure passe vite et le groupe n’aura même pas eu le temps de jouer dix morceaux. Mais pas le temps de regretter, Elin Larsson fait une nouvelle démonstration de la puissance de sa voix sur "Devil Man". Le public l’accompagne en chantant les refrains.

La performance des Suédois est excellente et la setlist parfaite, avec un "High Class Women" et un "Devil Men" parfaitement enchaînés. Le show paraît presque trop court, on voudrait voir encore un peu plus Elin se déchaîner sur scène. Mais il est déjà l’heure de laisser Epica s’exprimer sur la Main Stage voisine. Pour les nostalgiques, le groupe est attendu le 16 août au Glazart à Paris.



Photographies : © Nidhal Marzouk 2017
Toute reproduction interdite sans autorisation du photographe



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